Entre amis, Un peu de légèreté

Whishlist pour le troisième anniversaire de Nymphette

wp-15901546611227110924004021506230.jpgVoilà bientôt trois ans que notre petite fleur a rejoint la famille ! Et comme chaque année, j’aime bien laisser par ici la whishlist à rallonge que j’imagine lui offrir…. avant que Mister F. passe par là et, décroissance oblige, me force à renoncer à la moitié !

(Heureusement, Babouchka est de mon côté, et gâte ses petits enfants en douce….!)

Bref, si vous aussi vous avez un Presque Troizans à fêter bientôt, peut-être que vous pourrez piocher dans la liste ci-dessous pour trouver de quoi lui faire plaisir !


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Education, Je me questionne

Celle qui faisait semblant

20200409_152013En cette période de confinement, je passe plus de temps auprès de mon aînée que jamais encore depuis sa naissance. Ou presque. Oh, on n’est plus à 15 jours près, hein ? Et puis étant donné la couleur carmin de mon département sur la carte du ministère, rien ne nous dit que cette histoire ne va pas encore durer un peu….

Bref, ça fait bizarre, de le dire comme ça, mais une chose est sûre : cette période intense de cohabitation exclusive et constante en famille me permet de redécouvrir mon aînée. Lire la suite « Celle qui faisait semblant »

Entre amis

Cher Coronajournal – semaine 3

6h : J’ouvre les yeux. Je teste ma voix, je m’étire et oh tiens, il est là, lui ? Chouette, chouette, chouette, je vais pouvoir être bercé encore plus longtemps, aujourd’hui ! Il est moins douillet qu’elle, mais j’aime bien dormir contre lui aussi. Et puis il est rigolo, il joue avec moi et me laisse grimper sur lui.

Ça y est, on descend. Chouette, chouette, chouette, j’adore les escaliers, moi ! Papa n’a pas l’air bien réveillé, mais moi j’ai super envie de jouer. Mais, c’est quoi ce bruit ? Oh c’est celle qui bouge tout le temps ! Chouette, chouette, chouette, je vais pouvoir la regarder faire ses danses étranges tout autour de moi ! En plus, elle, elle me laisse tirer sur ses cheveux sans rien dire.

Encore un gâteau, encore un gâteau ! Ma grande soeur traduit pour moi : je savais bien qu’elle était folle de moi, je lui fais un immense sourire rose.

Oh, encore une soeur ! Chouette, chouette, chouette ! Elle fait du bruit, elle, je crois qu’elle veut un biberon, comme moi. Ça y est, elle me sourit aussi : je suis vraiment irrésistible.

Je me demande où elle est, Maman…. J’appelle à plein poumons, à tout hasard…. Oh mais oui, elle est là ! En plus, elle a plein de mèches de cheveux à attraper, chouette, chouette, chouette ! Elle me prend dans ses bras, mais je veux jouer avec mes soeurs.

Mais euuuuuuuuuuuh, là je veux les bras ! Oh et tiens, si je tétais un p’tit coup ?

Comment ? Dormir ? Non non non, il va se passer plein de choses sans moi, hors de question de me faire dormir, vous ne m’aurez pas comme ça…. Zzzzzzzz…….

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9h : On est un jour d’école ? Peut-être que Maman va me donner une nouvelle devinette de la maîtresse ? Et des encodages ? Moi j’aime bien, les encodages, j’arrive toujours à me rappeler les livres où j’ai vu les mots, alors c’est trop fass’ !

Euuuuh, il est où mon cahier licorne…. Ah oui, là, sous ma pile de dessins du matin : vite, je les glisse discrètement derrière le radiateur pour avoir de la place sur le bureau. Maman m’a écrit le programme de la journée sur le tableau : c’est trop cool, on va faire des calculs ! En plus, il y a une expérience scientifique cette après-midi !

Papa me propose de lire un livre, mais Nymphette prend toute la place sur le canapé, et en plus elle arrête pas de parler pendant que je déchiffre les mots, grrrrr ! Oh ben maintenant, c’est Poussinet qui pleure…. Puisque c’est comme ça, moi, je vais le lire toute seule, le livre, na !

Je me demande comment ça pousse, les ongles…. Et puis comment elle est apparue, la terre ? C’est bizarre parce que je la sens pas tourner, alors qu’on m’a dit qu’elle tourne tout le temps. J’vais demander à Maman….

Oh p’têtre que je vais pouvoir me déguiser en indienne ? J’vais demander à Maman un maquillage de guerrière, et des tresses, et je vais partir à l’aventure dans le jardin. Mais quand même, je me demande comment elles font, les petites filles qui vivent seules dans la forêt, pour manger, si elles arrivent pas à tuer un bison ?

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11h : Mamaaaaaaaaaan ? Maaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaan ? Je suis tout seuuuuuuuuuule ? Tu es oùùùùùùùùùùù ?

Nan, j’veux pas faire des gommettes. Est-ce qu’il est encore là, Coco le virus ? Alors on peut pas sortir dans la rue ? Mais il peut pas rentrer dans notre maison, hein ? Moi, si il vient, j’lui donne un coup de pied, et j’le pousse !

On peut faire de la pâte à modeler ? Tu fais avec moi ? Mamaaaaaaaaan, j’arrive pas à ouvrir le pot. Est-ce qu’il est encore là, Coco le virus ? Alors on peut pas sortir dans la rue ?

Mamaaaaaaaaaaaan, j’peux avoir tétine-doudou, et monter là-haut lire des livres ? Je fais dou-ce-ment pour pas réveiller Poussinet. Moi j’ai un bon comportement. Quand on a un bon comportement, on regarde un dessin animé.

Mamaaaaaaaaaaaaan, t’es oùùùùùùùùùùù ? Tu joues avec moi ? On joue aux Legos ? Mais naaaaaan, Poussinet, mange pas mon avion ! Tiens, mange le crocodile. Mamaaaaaaaaaaaaaaan, ça mange pas les enfants, les crocodiles ? Si ? Mais ils habitent loin ? Et est-ce qu’il est encore là, Coco le virus ?

Naaaaan, j’veux pas aller jouer dans le jardin ! Nan, j’veux pas mettre mes bottes ! Nan, toute seule, mon manteau ! Tu viens, Poupette, on va jouer ?

Mamaaaaaaaan, il est où mon bébé ? Mamaaaaaaaaaan, elle est où ma poussette ? Mamaaaaaaaaaan, est-ce qu’il est encore là, Coco le virus ? Alors on peut pas sortir dans la rue ?

Mamaaaaaaaaaaan, pipiiiiiiiiiiiii !

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Comme chaque jour, c’est une journée bien remplie, et il n’est pas encore midi….


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Et vos p’tits fauves à vous, ils vivent ça comment ?

Au jour le jour, Mum of three

Cher Coronajournal

Cher Coronajournal,
Voilà maintenant une semaine que nous sommes confinés, tous les cinq, à la maison.
J’avoue qu’à l’annonce de la fermeture des écoles, je suis passée sans transition du mode « mère de famille nombreuse en congé parental, épuisée mais qui commence à sortir la tête de l’eau, fière d’avoir réussi à aller chercher son aînée dès la sortie de la classe une fois cette semaine et d’avoir réussi à gérer ses deux plus jeunes toute une journée sans avoir eu envie d’aller en abandonner un en forêt » au mode PLS roulée en boule sous notre canapé.
Du coup, l’annonce d’un confinement incluant le papa des trois mini-fauves a été finalement accueillie avec un soulagement certain. Dimanche soir, munie d’un plan d’attaque planning d’activité détaillé heure par heure pour chacune des filles, j’accepte de sortir de sous le canapé.
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Jour 1

9h : Papa doit faire un saut au boulot pour récupérer ses affaires et gérer le fonctionnement dégradé de son équipe : il m’abandonne lâchement à mon propre sort.
Je ne me laisse pas abattre et sors toutes mes cartes : mathématiques pour l’une, gommettes de princesses qui brillent pour l’autre. Étonnamment, celle qui en redemande n’est pas celle que je croyais : me voilà à devoir expliquer les dizaines et les unités à une Poupette bien concentrée, sur fond sonore de Paco à l’Opéra. Poussinet, lui, est au spectacle.
13h : retour tant espéré de Papa. J’avais eu le temps de sortir le bonus récré au jardin avec sieste en porte-bébé pour mon koala, mais pas réussi à m’alimenter en même temps que le reste de la smala. Je lui refile donc le bébé dès le seuil de la porte, et file boulotter la fin du paquet de Prince.
15h30 : réveil de sieste ronchon de ma Deuzans. L’aprèm s’annonce mal…. Heureusement, Papa sauve l’affaire avec un cours de cuisine improvisé. De mon côté, je réalise que « Les petits poissons » n’est pas la comptine la plus simple à apprendre au piano….
18h : l’une est au bain pendant que l’autre lit des histoires à son frère qui ne comprend que goutte mais adore machouiller le carton du livre. Vite ! J’entrevois un mini-créneau pour aller faire pipi tranquillement et je le laisse pas passer : rien ne m’arrête dans mon sprint jusqu’aux toilettes, et victoire, me voilà allégée ! (Ne jamais oublier de se féliciter des petites victoires de la journée #bienveillancepourmaman)

Jour 2

8h30: Poupette au taquet à l’idée d’enseigner la date à, je cite, sa petite élève, court après Nymphette dans le salon pour essayer de la faire tenir en place. Celle-ci, bien décidée à faire l’école buissonnière, se marre comme un bossu sous le regard ravi de son frère pataugeant dans sa bave.
La visioconf de papa me paraît bien engagée.
14h : encore à jeun, j’essaie de m’enfiler la fin du paquet de chips discrètement quand je suis prise en flag par Poupette « Maman, pourquoi nos ongles poussent ? » Je profite de cette excuse éducative toute trouvée pour sortir le jocker Netflix « Il était une fois la vie »
16h : Finalement, on va dire que c’est encore la récré, hein….
17h : l’activité que j’ai passé la soirée à préparer pour Nymphette a bien dû l’occuper au moins 1min12s. J’abandonne, elle finit au bain.
20h : alors qu’on parvient enfin à coucher les gremlins qui nous servent d’enfants, on entend les voisins faire un boucan pas possible dehors…. Ah mais oui, c’est vrai, c’est pour remercier les soignants ! Super initiative, mais bad timing.

Jour 3

9h : aujourd’hui, c’est mercredi : youpi !! Mais Poupette ne l’entend pas de cette oreille et continue à vouloir faire la classe à sa sœur : ce matin, c’est cours de dessin.
14h : fin de sieste bien trop précoce qui se termine en séance de ciné….
16h : tous au jardin pour le parcours de motricité. Poupette continue à jouer les élèves studieuses pendant que Nymphette fait le pitre : je lâche l’affaire et file terminer le paquet de bonbons. Poussinet découvre Léo le p’tit hélico et Gaston super Béton (#cellesquisaventsavent).
18h : petit escargot au piano pour l’une tandis que l’autre continue son éducation culinaire avec papa. Bébé Koala est accroché à son ventre, comme il se doit.

Jour 4

9h30 : toujours pas de nouvelles de la maîtresse, on sort la carte « adresse mail personnalisée », qui permet de travailler la lecture, l’écriture et la motricité fine en toute autonomie. Quelle excellente découverte ! Pendant que Poupette cherche les lettres de son prénom sur le clavier, j’ai le temps de changer une couche, lire trois Popis, rhabiller deux poupées et sortir (et ranger) la pâte à modeler !
11h : on profite du beau temps pour aller jouer dans le jardin, mais c’était sans compter sur l’interro de maths surprise de Babouchka au téléphone !
13h : pique-nique dans le jardin, en culotte. No comment.
16h : Poussinet ayant fait fuir ses sœurs à force de tirer sur la moindre mèche de cheveux à sa portée, il se rattrape sur la pauvre Adèle, poupée chevelue de son état.
19h : soirée mimes pendant le repas : gros qui proquo avec Poupette qui a confondu empoisonnement léthal par ingestion de liquide et expectoration naturelle après avoir bu une menthe à l’eau….

Jour 5

10h : j’émerge douloureusement d’une nuit compliquée avec couche pleine et pipette de doliprane à 3h du matin, suivies d’une lecture assidue de mes mails du boulot jusqu’à 5h…. Les filles ont été remisées sur la terrasse, livrée en pâture à leur créativité débordante. J’essaie de limiter les dégâts, puis me ravise et file discrètement profiter de mon petit déjeuner au calme en entendant Mister F. galérer avec un Poussinet récalcitrant en porte-bébé pendant sa confcall avec toute sa hiérarchie….
15h : on a perdu tout contrôle, quand je me souviens soudainement du défi musical proposé par le groupe de la crèche parentale, actif sur Whatsapp. Mission chorale avec mes trois enfants de choeur : Henri Dès est dans la place !
17h : on est encore en récré, la sonnerie doit être en panne….

Jour 6

Jocker…. Ce fut un jour sans !

Jour 7

9h : pancakes au p’tit déj et session déguisement en folie. La journée semble mieux partie.
13h30 : sieste simultanée des deux relous de la semaine. Les parents kiffent. Ah non, c’était une blague, réveils en quinconce jusqu’à 15h30.
17h : session jeux de société sous amphèts, au son strident de Poussinet qui fait ses dents. Mais ça passe, on n’est plus à ça près.
18h : yoga pour les unes et tétée acrobatique pour les autres, chacun son sport et merci Youtube !
22h : bon ben demain, c’est reparti pour un tour, hein ?

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Et chez vous, ça se passe comment le confinement ?
Avec bébé, Je me questionne, Mum of three

C’est pas son rôle

wp-15815165673704702066026676554633.jpgLa semaine dernière, je me suis enfin décidée à parler à ma pédiatre des difficultés de sommeil que je rencontre avec Poussinet. On peut dire que je n’ai pas été déçue….


Pour vous faire un tableau honnête de la situation, en bon Bébé Koala, cet enfant ne dort que lorsqu’il est accompagné. En journée, ça se traduit par des endormissements dans mes bras avant d’être posé dans son lit, mais l’inconvénient de cette option c’est qu’au premier changement de cycle de sommeil, Poussinet se réveille et pleure (la durée moyenne de ses siestes étant donc de 30 minutes) ; ou des siestes en porte-bébé et, plus rarement, en poussette, qui lui permettent de plus grandes phases de sommeil puisque le bercement à la fin d’un cycle le rassure suffisamment pour qu’il enchaîne sans se réveiller totalement. La nuit, passée la première partie de soirée où, on ne sait pas pourquoi, il parvient à dormir trois à quatre heures dans son petit lit, c’est très difficile de le recoucher après sa première tétée et il finit bien souvent la nuit avec moi, en cododo. Comme vous pouvez l’imaginer, depuis 5 mois que dure ce petit manège, je suis donc épuisée….

La situation avait commencé à s’améliorer vers Noël, avec des siestes un peu plus longues dans son lit et moins de réveils nocturnes, mais la valse des virus est passée par là, et on a vu les quelques progrès disparaître.

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D’où ma folle idée d’en parler à la pédiatre : mais où avais-je la tête ? J’aurais dû me douter que je ne serais pas bien accueillie : les pédiatres et moi, ça fait deux.

J’ai commencé en douceur, en ne parlant que du sommeil en journée, mentionnant que depuis plus d’un mois que Poussinet se traîne ces maudits virus (bronchiolite, rhino, otite, à nouveau bronchiolite, rebelote pour la rhino, etc….), il a beaucoup de mal à faire des siestes. La pédiatre me répond, à juste titre, qu’il n’y a pas grand chose à faire contre les virus, que l’on peut apaiser les symptômes et qu’il faut continuer à bien le moucher, mais que ça reste bénin et que c’est normal qu’il rencontre tous ces bobos de l’hiver, que c’est comme ça qu’il va se faire son système immunitaire. Jusque là, je suis tout à fait d’accord avec son discours, mais je lui glisse quand même que je suis vraiment à bout de forces, que je n’en peux plus, physiquement, et que je ne sais pas quoi faire pour sortir de cette situation, continuer à apaiser mon bébé mais également avoir une perspective d’amélioration à moyen terme. Je crois que j’avais vraiment besoin d’être écoutée, d’être légitimée dans ma fatigue. J’imaginais qu’elle me parlerait d’un traitement de fond, ou au moins qu’elle serait compréhensive. Or, elle m’a répondu cette phrase mythique :

Ah mais forcément, si vous le faites dormir contre vous en porte-bébé pendant la journée, on est sur un cercle vicieux, et il continue à vous réclamer !

A partir de ce moment-là, plus moyen de me faire entendre : elle s’est engouffrée dans la brèche et n’a plus démordu du fait que les problèmes de sommeil de mon bébé venait de mes réponses en mode survie. Heureusement que je n’ai pas mentionné le cododo !

Je n’ai pas insisté, je suis déjà passée par là, et ça ne m’a pas fait de bien, ni à moi ni à mes bébés.

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Le soir, alors que je rapportais cette conversation à Mister F., passablement agacée, et que je rageais de nous voir sans solution, avec la perspective de longues semaines de galère encore devant nous, il m’a répondu :

Mais tu sais, c’est pas son rôle.

Ça m’a fait tout drôle, sur le moment. Et puis la soirée s’est enchaînée, et on n’a pas eu l’opportunité de discuter plus longuement de ça – tunnel du soir, trois enfants de moins de 6 ans à nourrir/laver/coucher, toussa toussa.

Le lendemain, en ressassant cette réponse entre deux siestes ratées, j’ai réalisé qu’il n’avait pas tort. Son job, à la pédiatre, c’est de s’assurer de la santé de mes enfants. Certes, Poussinet enchaîne les virus, mais sa santé n’est pas en danger. Quant à ses difficultés à dormir, elles ne relèvent pas du domaine médical.

Bon, ok, mais alors, c’est le job de qui ?

D’une psy, qui va m’empêcher de devenir folle en accumulant la fatigue et les remises en question ? Si seulement le budget d’une thérapie n’était pas si élevé….

De la PMI, qui est censée entourer et conseiller les jeunes parents ? Les puéricultrices que j’y ai rencontré avaient des idées bien arrêtées sur ce qu’il faut et ne faut pas faire….

D’une sage-femme, si l’on considère que son rôle d’accompagnement des futures et jeunes mamans continue au-delà de la mise en place de l’allaitement et de la rééducation du périnée ? Même si j’ai fini par trouver de bonnes praticiennes, ce suivi ne dure qu’un temps.

Des éducatrices de la crèche, qui ont pour elles l’expérience et la formation ? Comme celles de la PMI, les professionnelles de la petite enfance que j’ai côtoyé étaient assez rigides, souvent dans la culpabilisation….

De la famille, pour soulager, relayer et aider dans les moments plus compliqués ? On a la chance d’être très bien entourés, mais nos familles sont loin, et ce n’est pas possible de les solliciter toutes les semaines, ou même tous les mois.

Des amis, des autres jeunes parents de notre entourage, qui vivent les mêmes galères et nous comprennent si bien ? Mais justement, on est tous bien pris dans notre course quotidienne.

Ce n’est pas la première fois que je vis cet isolement de la jeune maman, qui m’avait fait tant de mal, il y a 5 ans. J’ai essayé de bien m’entourer, cette fois encore : sage-femme pour le suivi de l’allaitement, rendez-vous réguliers à la PMI pour discuter avec des puéricultrices et d’autres jeunes mamans. Mais au final, je me retrouve à nouveau en souffrance, à cumuler angoisse et culpabilité à la fatigue de 5 mois de nuits hachées.

Parce que oui, c’est dur de s’occuper d’un tout-petit, surtout quand il n’est pas du genre bébé modèle et qu’il a un fort besoin de réassurance !

Alors je rame, j’essaie de tenir sur la durée, je me force à sortir me balader, je retrouve les copines mamans pour un café le matin et on échange sur nos galères. Et au fur et à mesure que les mois passent et que mon déficit de sommeil grandit, je mesure ma chance d’être si bien entourée par nos familles et nos amis.

Par contre, côté médical, je me sens tout aussi démunie au troisième enfant que pour les deux premières : j’aimerais bien rencontrer enfin quelqu’un qui prenne le temps de m’écouter, qui me rassure et me donne la force de continuer à porter à bout de bras toute ma petite tribu, malgré la fatigue de cette première année si intense de la vie de Poussinet.

Je sais bien que ma pédiatre ne va pas me donner de recette miracle pour faire dormir mon Bébé Koala, mais si au moins elle était à l’écoute de ce pan-là de la vie de mon bébé, ça me ferait beaucoup de bien, je me sentirais enfin légitimée dans ma fatigue de jeune maman.

L’autre jour, Docteur Mamangue, pédiatre et maman de trois enfants, nous demandait si on avait trouvé un bon pédiatre pour le suivi de nos enfants : j’ai pu voir dans les commentaires que j’étais loin d’être la seule à avoir du mal à trouver un médecin à l’écoute de mes maux de jeune maman.

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Et vous, vous êtes bien entourées ? Vous avez trouvé le WonderPédiatre du coin ? Ou votre famille est à portée de main pour vous soulager régulièrement ?

Entre amis

La naissance de Poussinet (2/2)

20190911_113815La dernière fois, je vous racontais l’accouchement magique que j’ai vécu, il y a un peu plus de 4 mois. Malheureusement, la suite n’a pas été aussi douce….


J’ai arrêté mon récit au moment de la découverte de notre petit garçon, qui n’avait donc pas encore de prénom. Nous avons fini par nous décider au moment où l’équipe de jour a pris le relais. Une infirmière très enjouée est venue voir comment je me portais, m’a apporté un petit déjeuner et même parlé de me lever pour aller prendre une douche (ou plutôt devrais-je dire LA douche, celle qui est si délicieuse après tant d’efforts !!). C’est l’un des gros avantages du sans-péri, on est opérationnelle rapidement dans la foulée de la naissance !

Là où ça se complique

Seulement, lorsque je me redresse, je me mets à perdre énormément de sang. En voyant cela, l’infirmière préfère appeler une sage-femme pour qu’elle contrôle mes saignements. Celle-ci me confirme que je saigne beaucoup, plus que la moyenne. Je reste alors un peu en surveillance, mais les saignements continuent. On commence à me parler de révision utérine : j’en ai déjà eu une pour Poupette, mais j’avais la péridurale, donc l’acte avait été très rapidement effectué. Cette fois-ci, je le sais, je vais devoir passer par la case rachi-anesthésie. Je suis un peu dégoûtée de devoir être anesthésiée, mais bon, je sais que je n’ai pas le choix. Le plus important pour moi c’était surtout de sentir naître mon bébé. Bref, les anesthésistes arrivent et font leur petite affaire. J’ai quand même droit à un petit laïus à base de « c’est quand même dommage de ne pas avoir voulu la péridurale, parce que ça oblige à avoir une rachi, maintenant ». Bref, je laisse parler, je m’en moque, je suis hyper fière de moi.

La rachi fait effet, on me fait la révision utérine : l’acte en lui-même met longtemps parce que je continue de saigner abondamment. On fait venir une échographiste qui essaie de guider la sage-femme. Bref, pas cool tout ça….

Mais le pire est à venir : alors que la sage-femme fait le premier examen clinique de Poussinet, elle sort en nous disant qu’elle doit demander l’avis de la pédiatre du service. Sur le moment, on n’y prête pas trop attention, mais lorsque celle-ci arrive, elle nous sort cette phrase bizarre :

Je viens pour l’incertitude sur le sexe de votre enfant.

Pardon ? Elle examine alors notre bébé et nous explique qu’elle ne sent pas de testicules, ni dans les bourses, ni plus haut au niveau du pubis ou même de l’abdomen. Le fait qu’un voire les deux testicules ne soient pas encore descendus dans les bourses au moment de la naissance, ce n’est ni rare ni grave. Par contre, les cas comme Poussinet, où on ne sent aucun testicule même plus haut à l’examen clinique, sont bien plus rares et exigent la mise en place d’un protocole extrêmement lourd. En gros, on ne peut pas nous affirmer que notre enfant est bien un garçon, génétiquement parlant. Elle nous parle alors de caryotype, de dosage hormonal, d’échographie de contrôle, elle nous dit que notre enfant peut être en fait une « petite fille virilisée à l’extrême », qu’on peut continuer à l’appeler Poussinet pour l’instant, mais qu’on ne peut pas le déclarer officiellement, que sur son bracelet de naissance on inscrira « Bébé X ». Elle nous dit que selon les résultats, elle nous orientera vers les spécialistes qui se baseront sur le caryotype pour nous aider à choisir les options les plus adaptées à notre enfant, etc etc….

Le ciel nous tombe littéralement sur la tête….

Au bout d’un long moment alors qu’on est encore hébétés par cette annonce, on me remet mon bébé dans les bras et on me propose de le mettre au sein. On s’installe et tout d’un coup, je me sens complètement partir. Lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, il y a une bonne dizaine personnes dans ma chambre : une obstétricienne est en train de me masser activement l’utérus, une infirmière me pose une deuxième perfusion tandis que les anesthésistes m’injectent un produit dans la première perf, une sage-femme vérifie mes saignements et une seconde infirmière ma tension. Évidemment, je me sens un peu perdue, tout va tellement vite, mais je n’ai même pas le temps de paniquer que  l’obstétricienne me rassure : elle me dit que c’est très impressionnant mais que c’est normal, que tout le monde sait ce qu’il a à faire et que je vais me sentir mieux très rapidement. Et en effet, le médoc des anesthésistes fait rapidement effet et ma tension (qui était tombée à 2 !) remonte en flèche.

L’équipe médicale décide alors de me faire passer un médicament qui induit de puissantes contractions utérines afin d’évacuer les derniers résidus de placenta : on repart pour 5 heures de traitement + 2 heures de surveillance en salle de naissance. De mon côté, je suis encore un peu dans les vapes et ne réalise pas bien ce qui vient de se passer. Quant à Mister F., il revient à mon chevet, encore tout secoué : l’équipe a été attentive à le tenir au courant, mais il vient de vivre la peur de sa vie, avec son tout-petit bébé dans les bras….

Cette journée reste complètement irréelle dans mes souvenirs. Je me souviens seulement que l’équipe est adorable, aux petits soins pour moi, pour Mister F. à qui on propose un petit déjeuner et un lit juste à côté de moi pour qu’il puisse se reposer un peu. Poussinet devient le chouchou du service : il est baladé en kangourou par la puéricultrice en chef. Bref, on passe la journée à essayer de se remettre doucement de toutes ces émotions.

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L’inquiétude

En fin de journée, après un dernier contrôle, on me propose enfin de monter en chambre. Je panique à l’idée de quitter la salle de naissance et cette équipe si réactive. Alors que je n’en avais pas éprouvé le besoin pour les aînées, je demande à Mister F. de rester avec moi pour cette première nuit : je ne veux pas me retrouver seule face à toutes ces angoisses concernant l’avenir de notre enfant.

Et qu’est-ce que j’ai bien fait ! Cette première nuit est horrible ! L’équipe, qui nous voit débarquer un peu avant minuit, est passablement ravie…. Alors que dans la salle de naissance on a bien insisté sur l’importance de laisser Poussinet en nursery pour cette première nuit, malgré mon projet d’allaitement, on nous oppose un non catégorique : il n’y a plus de place, et d’autres mamans en ont plus besoin que moi.

Je m’effondre, je me sens vidée, incapable d’y arriver. Mister F.me réconforte comme il peut, mais lui aussi se sent bien impuissant.

Pour couronner le tout, un tas de petits inconforts se rajoutent à cette situation déjà compliquée : à cause de mon diabète gestationnel sous insuline, Poussinet doit avoir des contrôles réguliers de sa glycémie, toutes les 4h ; et suite à la fissuration de la poche des eaux plus de 12h avant sa naissance, on doit également lui faire un électrocardiogramme toutes les 6h. Évidemment, les heures d’examens tombent en quinconce, ce qui fait que je passe pratiquement une nuit blanche : idéal pour se rétablir….!

Au matin, lorsque je me lève pour aller me débarbouiller, je vois un fantôme de moi-même dans le miroir : je ne me suis jamais vue aussi pâle, je porte mon épuisement sur mon visage. Je comprends mieux le regard inquiet avec lequel Mister F. me couve depuis hier….

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Heureusement, les choses s’arrangent. Nous comprenons au matin que l’équipe de nuit était en sous-effectif et composée uniquement de remplaçants, pas habitués à faire face à ce genre de situation. L’équipe de jour est bien plus à l’écoute et nous sommes à nouveau pris en main par des professionnels efficaces et attentifs à notre situation bien particulière.

La puéricultrice qui nous suit ne s’occupe que de très peu de bébés et est très disponible. Suite à une glycémie un peu basse, elle m’explique que l’on va donner un complément de lait à Poussinet pendant ses trois prochains repas. Avec mon projet d’allaitement, si important à mes yeux, je me bats comme une lionne pour éviter ça : elle me propose alors de lui donner le lait via une seringue pendant qu’il est au sein. J’insiste ensuite pour qu’elle m’apporte un tire-lait, afin de commencer la stimulation pour ma lactation le plus tôt et le plus efficacement possible. Et enfin, je reviens à la charge pour éviter les prochains compléments : devant les premières gouttes de lait que j’arrive à tirer et ma pugnacité, la puéricultrice va discuter avec la pédiatre du service, qui passe me voir. Elle me dit qu’on peut éviter les compléments si les prochaines glycémies de Poussinet sont dans les normes. Je me réjouis de cette première victoire et fais en sorte de nourrir mon petit très régulièrement pendant les heures qui suivent.

La pédiatre en profite pour nous reparler du protocole que nous devons faire subir à Poussinet. La première étape est une prise de sang pour pouvoir lancer l’établissement du caryotype : on me rend mon bébé épuisé, avec deux énormes pansements aux poings qui lui font comme des gants de boxeur. Malheureusement, nous n’allons pas pouvoir avoir de réponses rapidement : le caryotype peut mettre jusqu’à 10 jours, même si on lance une recherche rapide de la trace du gène Y qui devrait arriver plus tôt ; et il n’y a pas de créneau disponible pour une échographie avant le lendemain.

Je vis très mal cette attente : c’était important pour moi de commencer à avoir un début de réponse avant la rencontre entre Poussinet et ses soeurs. Je n’ose pas imaginer la situation éventuelle où il nous faudra expliquer à nos aînées que leur petit frère est en fait une petite soeur : j’ai l’impression de nager en plein cauchemar.

A cela s’ajoute les messages inquiets des copains qui nous savent partis à la maternité mais n’ont plus de nouvelles depuis 48h : comment leur annoncer une naissance quand on ne peut pas donner le prénom, quand on ne sait même pas mettre les mots pour décrire notre enfant ?

La rencontre avec les grandes soeurs est donc teintée de toute cette angoisse : j’ai du mal à être pleinement heureuse, à profiter de l’instant, j’ai tellement peur de l’avenir….

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Le lendemain, nous décrochons enfin un créneau pour l’échographie : au moment de quitter la chambre pour accompagner Poussinet à son examen, mes jambes me lâchent et je m’effondre. La puéricultrice me propose de la laisser y aller avec Mister F. pendant que je reste ici, à prendre une douche. Je lui suis tellement reconnaissante pour cette proposition : je ne me sens pas capable d’accompagner mon bébé, c’est au-dessus de mes forces.

Je m’occupe comme je peux en attendant leur retour : je tire mon lait, je prends une douche, …. Quand j’entends la porte s’ouvrir et que je vois Mister F. avec un sourire timide pousser le petit berceau de Poussinet, mon coeur manque un battement. Il me confirme rapidement que l’examen est positif : on ne peut pas encore être sûr à 100%, mais l’échographiste a trouvé la trace de deux tissus compatibles avec des testicules au niveau de l’abdomen.

Nous n’osons pas encore y croire et annoncer la naissance. La pédiatre du service repasse nous voir et me dit qu’elle a l’impression de sentir des grosseurs dans l’abdomen, que c’est très bon signe. Elle me dit que le résultat de la trace du gène Y devrait arriver le lendemain ou le jour suivant. Et surtout, elle me dit cette phrase :

On ne vous laissera pas partir sans que vous soyez pleinement rassurés.

Pour la suite, je vous fais la version courte : deux jours plus tard, au matin de notre sortie, on reçoit enfin les résultats de la recherche du gène Y. Notre enfant est bien un petit garçon, nous pouvons enfin souffler, commencer à annoncer la nouvelle de sa naissance plus largement et le déclarer officiellement. Rendez-vous dans un mois pour un contrôle endocrino avec les résultats du dosage hormonal, afin de savoir s’il est nécessaire de prévoir un suivi particulier pour Poussinet.

Juste avant notre départ, toute l’équipe passe dans notre chambre pour se réjouir avec nous de ce dénouement heureux : ça me touche beaucoup de voir leurs sourires et d’entendre leurs mots gentils. Nous avons été vraiment bien entourés pendant toute cette période difficile.

Une immense fatigue

Le retour à la maison est un soulagement : après toutes ces épreuves, ça me fait du bien de quitter la maternité, de laisser les médecins et les examens derrière nous. Pourtant une immense fatigue m’envahit. Il faut dire que j’ai perdu presque 2L de sang : je me sens vidée, mes jambes ont parfois du mal à me porter. Heureusement, je ne souffre d’aucune autre douleur post partum.

Je continue à mettre toutes les chances de mon côté pour l’allaitement en tirant mon lait 3 à 4 fois par jour en plus des tétées : je sais qu’il va me falloir tenir sur la durée à ce rythme soutenu si je veux avoir la chance de vivre un allaitement serein. Mais c’est évidemment épuisant, surtout les tirages de nuit.

Nous avons l’immense chance d’être entourés par nos parents qui se relaient pendant 15 jours pour s’occuper de nos aînées, de la logistique de la maison, des repas : je peux me concentrer sur moi, reprendre doucement des forces et pouponner mon tout-petit sereinement.

Le dénouement

Un mois plus tard, l’endocrinologue spécialiste des nourrissons me confirme que tout va bien pour mon bébé : son dosage hormonal étant parfaitement dans la norme, pas besoin de mettre en place un suivi particulier.

Le bonheur d’être tous réunis et de savoir notre enfant en bonne santé reprend le pas sur les angoisses et les inquiétudes de ses premiers jours de vie, mais je paie encore un moment la fatigue émotionnelle de ces montagnes russes. Et quand je vois les larmes qui me viennent si facilement au moment où j’écris ces lignes, je me dis que cette naissance n’est encore pas tout à fait digérée, de mon côté.

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Un grand merci

Je ne me vois pas finir cet article fleuve sans remercier tous ceux qui nous ont aidé à traverser cette épreuve. Ça peut paraître ridicule, car bien peu liront ces lignes, mais j’ai besoin de mettre des mots sur ce sentiment de reconnaissance qui m’habite.

En premier lieu l’équipe médicale de la maternité, et tout particulièrement ma super sage-femme qui m’a permis d’avoir l’accouchement de mes rêves et a eu ces mots si beaux pour décrire notre couple. Les puéricultrices, celle de la salle de naissance et celle qui nous a accompagné pendant notre séjour, qui ont donné tellement de tendresse à notre petit bout. Ma sage-femme des suites de couches, si pétulante et au discours tellement franc. Et la pédiatre qui venait plusieurs fois par jour pour nous rassurer et écouter nos angoisses, répondre à nos questions.

Merci aussi à tous ceux qui nous ont donné cette chance immense de pouvoir nous concentrer sur notre tout-petit en prenant en charge nos filles aînées. Nos parents qui, comme toujours, ont été au rendez-vous, leur permettant de transformer ces 15 jours en des mini-vacances improvisées et festives. La petite soeur de Mister F. qui est venue au pied levé à la maison, en pleine nuit, au milieu d’une soirée visiblement arrosée, pour veiller sur le sommeil de ses nièces. Les parents de la crèche, celui qui est venu garder nos filles la première soirée, celle qui nous a conduit à la maternité en voiture, celles qui sont venues aux nouvelles, avec pudeur et bienveillance, sans se faire intrusives, celles qui m’attendaient avec impatience et émotion après m’avoir laissé le temps de me remettre doucement.

Et évidemment Mister F., mon pilier, mon bras droit : on forme une super équipe, tous les deux.


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Quelle naissance épique, pour notre Poussinet ! Et vous, vous avez connu de grandes surprises de ce genre, à la naissance ? Des premiers jours compliqués, douloureux ?