Le superpouvoir de Poupette aka le Sweet Terrible Two

dsc_0275Aaaaaah ! Nous y voilà ! A cette fameuse étape de l’effrayant Terrible Two ! Quoi, primipare insouciante, tu ne vois pas de quoi je parle ? Et toi, jeune mère dorlotant ton nourrisson, tu n’en as jamais entendu parlé ? Oh ben ne t’en fais pas, ça arrivera suffisamment tôt.

Nous, on ne l’a pas vu venir. Du jour au lendemain, notre petite fille sereine et épanouie s’est transformée en être hurlant, incompréhensible et torturé, se jetant par terre en tapant des poings et des pieds sur le sol à la moindre contrariété.

Voilà en résumé, à quoi notre mois de septembre a ressemblé : une, deux, trois ou  quatre (quand on aime, on ne compte pas !) crises par jour, histoire de bien commencer la rentrée et de reprendre en douceur le rythme boulot-crèche-bébé-dodo.

Innocemment, je pensais y avoir échappé. J’avais même commencé un article intitulé pompeusement « Une Poupette sans Terrible Two ? ». Ahahahah ! La bonne blague ! Les dieux de la parentalité m’ont punie et se sont bien vengés (en même temps, on va dire que je l’ai bien cherché ! 😉 ).

Bon, entrons dans le vif du sujet, histoire que je vous raconte comment Mister F. et moi avons survécu à cette période éprouvante.

De la théorie

Oui, parce que cette histoire de Terrible Two, même si on n’y comprend rien quand on a le nez dedans, ça commence à être un truc bien connu et documenté. Je ne vais pas te faire un cours, d’autant plus que de nombreux pédagogues brillants et reconnus ont fait ça bien mieux que moi (au hasard, ma grande prêtresse, Filliozat), mais voilà ce que j’en ai retenu, par rapport à notre récente expérience.

Vers la fin de sa 2ème année (ou même avant, quand on est un petit chanceux !), notre bébé qui n’en est plus un connaît une phase d’opposition, qu’on résume souvent un peu trop rapidement à la phase du « non ». En fait, cette phase d’opposition, dont la durée varie entre quelques semaines et quelques mois (encore une fois, quand on est chanceux, on l’est jusqu’au bout !), est une transition plus profonde, une sorte de petite adolescence, qui permet à notre enfant de passer du statut de grand bébé, heureux et ravi de plaire à ses parents, à celui de tout petit enfant qui comprend qu’il peut avoir un avis différent de celui de ses parents et qui éprouve le besoin de s’émanciper, de se démarquer.

Cette phase d’émancipation, ce moment où l’enfant comprend qu’il peut faire des choix qui lui sont propres et qui ont des conséquences, s’accompagne généralement d’une incapacité à gérer toute la tempête d’émotions que cela entraîne.

Pour vous faire un parallèle un peu plus parlant, c’est comme si nous, dans notre vie d’adulte bien pépère, on se découvrait un jour un superpouvoir, du genre être capable d’influencer notre entourage et leur faire faire ce que l’on veut quand on veut, sans aucune limite : sur le moment, on trouverait ça génial, et puis bien vite, ça nous monterait à la tête et on deviendrait fou.
Parce qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités (un petit cours de rattrapage Marvel, ça vous tente ?).
Et que ça, ça fout la trouille.

Voilà dans quel état ils sont, nos petits de deux ans : fascinés par ce nouveau pouvoir, cette capacité à se différencier de papa et maman, et en même temps effrayés et déboussolés par les potentielles conséquences.

Résultat ? Un enfant qui teste + un parent qui essaie de limiter les vélléités d’indépendance pas toujours bien raisonnables de son bébé = crise assurée !

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A la pratique

Bon, voilà, là, sur le blog, je fais ma maligne, mais dans la vraie vie, j’avoue qu’on a été bien perturbés, Mister F. et moi, quand notre Poupette est entrée de plain pied dans sa phase d’opposition.

Quelques exemples ? Dès le matin, impossible de l’habiller. Elle s’opposait à la moindre tenue que nous lui proposions, et cherchait d’elle-même dans sa commode la robe ou le t-shirt qu’elle souhaitait mettre ce jour-là. En soi, ça ne nous dérangeait pas plus que ça, d’autant plus que nous profitions encore des derniers beaux jours de l’été, et au début, nous laissions couler. Mais comme le but était d’aller à la confrontation, Poupette trouvait toujours le moyen de chercher la limite qui n’était pas acceptable : par exemple, refuser de mettre des chaussures pendant toute une journée.

Le retour de la crèche, le soir était également une inépuisable source de conflits. « Je veux aller au square. Non, pas à celui-là, l’autre square. Non, je ne veux pas rentrer, je veux rester. » Jusqu’à finir en larmes, allongée par terre, dehors, à taper des pieds sur le sol.

Bref, au bout de quelques jours à ce régime, ce n’était plus possible.

Nous avions déjà vécu une période compliquée, l’hiver dernier, et j’avais fait un article résumant toutes les solutions que nous avions trouvées pour gérer ces phases de frustration et l’aider à passer cette période compliquée.
Oui, mais voilà, frustration et opposition, ce n’est pas tout à fait la même chose, et nos fameuses techniques de l’époque n’ont pas pu fonctionner cette fois-ci. Du coup, nous avons mis longtemps à trouver la bonne manière de réagir. Nous cherchions le compromis et la négociation, là où notre Poupette avait besoin qu’on lui rappelle les limites.

Comme la dernière fois, nous avons rapidement pu anticiper les situations à risques, pouvant facilement se terminer en crise. Nous l’avons donc préparée à l’avance, en lui expliquant ce que nous allions faire.

Pour reprendre l’exemple des vêtements le matin, nous avons pris le temps de les préparer ensemble, la veille au soir, à un moment où nous étions disponibles pour négocier. Et nous avons découvert avec soulagement que, n’étant pas dans une situation de conflit, elle acceptait avec plaisir que nous choisissions ensemble sa tenue du lendemain. Au moment de l’habiller, au matin, nous lui rappelions que nous avions choisi ensemble, et même si elle cherchait un peu à négocier, ça suffisait à éviter la crise.

Le soir, avec la fatigue de la journée, c’était plus difficile d’éviter la crise, et le détour par le square se terminait pratiquement toujours en pleurs. Mais après quelques jours de négociations infructueuses, nous nous sommes mis d’accord sur une ligne de conduite commune, avec Mister F. : tenter de se détacher des cris (et des regards désolés ou réprobateurs des passants), rester fermement sur la position qui a été annoncée (en l’occurrence, après l’arrivée de papa au square, rentrer tous les trois à la maison pour préparer le dîner et prendre le bain) sans chercher à négocier, ni céder. Mais sans non plus élever la voix ou s’énerver, malgré la lassitude et la fatigue accumulées, au bout de plusieurs jours à ce rythme.

Ce qui nous a sauvé et nous a permis de rester calme, c’est le fait de pouvoir se relayer à tout moment. Dès que la pression montait trop pour moi, j’appelais Mister F. à la rescousse, le temps d’aller pleurer un bon coup, de retrouver mon calme et d’être capable d’affronter à nouveau notre petite tempête.

Bon, je ne vais pas te mentir, ça n’a pas été facile. Et les premiers jours, le temps de trouver le bouton off, je n’en menais pas large, à laisser ma fille en pleurs me suivre sur le chemin du retour de la maison. Mais heureusement, en l’espace de quelques jours, nous avons pu voir une nette amélioration : moins de crises et de moments de trop-plein d’émotions pour notre petite tornade, et chaque fois des crises moins violentes et moins longues.

Comme quoi, alors que ni Mister F. ni moi n’avions envie d’entrer dans le rôle du méchant, du parent qui pose la limite et s’y tient, c’était finalement la solution dont notre fille avait besoin pour se rassurer et apprendre à maîtriser son nouveau superpouvoir.

Et maintenant ?

Poupette est bien plus apaisée. Je crois qu’elle a trouvé son nouvel équilibre de toute petite fille, de plus en plus autonome, mais qui accepte les limites que ses parents lui rappellent régulièrement. Parfois, elle tente une ou deux incartades, histoire de tester la solidité des barrières, et selon les cas, nous cédons, nous négocions, ou nous restons solides. Mais plus de crises : nous avons maintenant droit aux premières bouderies.

Je sais bien que ces phases, nécessaires au développement de l’enfant, sont cycliques, et que nous ne sommes pas à l’abri d’une recrudescence des crises et des pleurs aussi terribles que spectaculaires, mais le fait de savoir que nous sommes sortis de cette première épreuve pas trop amochés, Mister F. et moi, me donne confiance pour la suite.

C’était dur, épuisant et parfois terrible, mais il n’y a pas à dire, ça nous a fait grandir, tous les trois, cette période-là !

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Et pour toi, ça se passe comment, la phase du Terrible Two ? Vous en avez gardé des séquelles ? Et rassure-moi, il n’y a pas qu’à moi, que ça arrive, les regards noirs des voisins ?

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41 réflexions sur “Le superpouvoir de Poupette aka le Sweet Terrible Two

  1. J’adore l’image du superpouvoir, c’est adopté !
    Ton billet me fait penser à deux-trois choses qui sont des peut-être des sentiers rebattus pour les mamans aguerries, mais qui me viennent dans cette phase d’attente.
    D’abord, je vois votre cohésion comme un atout majeur, parce que ça a permis à chacun de récupérer quand il était à bout, et aussi parce que je suis certaine que les enfants ont besoin de cohérence dans la posture des adultes de référence. J’ai une amie dont le conjoint est peu présent, c’est elle qui se coltine toutes les crises (3 enfants qui ont été assez « terribeules ») donc pas de repos pour elle, et en plus le papa qui , quand il est là, sape les limites durement construites. Bilan : une tension énorme pour la maman, qui se répercute sur sa patience, et des enfants qui ne comprennent pas le cadre donc continuent à tester leur superpouvoir de façon encore plus problématique – car en grandissant ils deviennent capables de faire et dire des choses assez graves. Bonjour le cercle vicieux. C’est une chance de pouvoir travailler en équipe (quant à moi je n’aurais pas choisi mon mari si je n’étais pas sûre qu’on pourrait fonctionner comme ça)
    Ensuite sur le regard « désolé ou réprobateur » des gens, ça rejoint la question des pressions sociales sur l’éducation. Quand on est sensibilisé à la non-violence éducative, on ne veut pas attraper son enfant par le bras et le traîner hors du magasin en le grondant, mais du coup il faut du cran pour résister à la réprobation des plus « stricts ». Je me demande si le regard est en train de changer. Dans des commentaires sur l’intéressant documentaire « Si j’aurais su, je serais né en Suède », il y avait des remarques sur le regard plus accueillant des Suédois sur ces crises des enfants, pas vues comme des « caprices » mais comme des étapes normales autant que les pleurs d’un nouveau-né. Je me demande ce qu’il en est par ici aujourd’hui.
    Enfin, sur le parallèle entre Terrible 2 et crise d’adolescence, ce que tu dis sur la recherche de confrontation me questionne. Pour l’avoir vu avec des ados, finalement il semble que l’idée ne soit pas d’aplanir le terrain car sinon ils iront encore plus loin jusqu’à trouver un barrière qui résiste (et plus c’est loin plus c’est dangereux)… Mais du coup ça veut dire qu’on est OBLIGE de se manger leur opposition avec ce qu’elle charrie de tensions, de cris et de mots méchants ?
    (boum, encore un pavé… désolée ?)

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    • Oui, je pense en effet que notre cohésion et notre cohérence de comportement a été un atout précieux, pour nous deux, pour se soutenir mutuellement, mais également pour Poupette qui avait une seule ligne de conduite, clairement établie. D’ailleurs, je n’en ai pas parlé dans l’article, mais c’est également allé plus loin, puisque ce comportement d’opposition ne se limitait pas à la maison, mais était également présent à la crèche. Du coup, je me suis rapprochée des éducatrices, pour leur demander comment elle réagissait dans les situations de crise. Nous étions tous et toutes sur la même longueur d’onde, et je pense que ça a été une des raisons pour lesquelles cette phase n’a pas été très longue, dans le temps.
      Dans l’exemple que tu donnes de ton amie, je n’ose pas imaginer comme cela doit être compliqué à gérer, pour elle. C’est déjà difficile de voir son enfant dans cet état, de se sentir impuissant, mais si en plus le conjoint n’arrive pas à soutenir correctement le parent qui est au front, ça peut devenir un vrai calvaire.

      Concernant ta deuxième interrogation, c’est clair que la pression des autres (parents, adultes ou simples passants) et de la société en général n’est pas toujours facile à supporter. Là encore, le fait d’être en phase avec Mister F., mais également avec les professionnelles de la crèche m’a bien aidée à garder la tête droite. J’ai aussi l’impression qu’il y a de plus en plus de personnes sensibilisées à l’éducation non-violente, et que finalement, ce genre d’attitude va se généraliser doucement, comme ça a été le cas en Suède. Par exemple, déjà à leur époque, ma mère et ma belle-mère, mais aussi mon beau-père (mon père, c’est une autre histoire), avaient déjà fait le choix d’éduquer leurs enfants comme ça. Et de le savoir m’a aussi aidée à rester confiante sur ma position.

      Et pour finir, oui, malheureusement, même si je continue à préférer éviter ce genre de situations, j’ai bien l’impression que l’enfant et, plus tard, l’adolescent, ont, à un moment donné de leur évolution, besoin d’une véritable opposition. Nous n’avions aucune envie, Mister F. et moi, d’entrer dans le rôle de ce parent tout-puissant qui décide et impose, mais cela a été nécessaire pour rassurer Poupette, à ce moment de sa vie où la tempête de ses émotions n’était pas gérable autrement.

      Voilà, j’espère avoir répondu à toutes tes interrogations : encore un sujet que je trouve passionnant, et sur lequel j’apprends tous les jours ! 🙂
      Et surtout, ne t’excuse pas pour le pavé : c’est un plaisir de te lire et d’échanger avec toi !

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  2. Hum, quelle étape délicieuse … Nous n’y sommes pas encore (et je préfère me dire que ça va arriver plutôt que d’espérer y couper) mais je notes les quelques astuces et la nécessité de rester ferme ^^.

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  3. Comme tu le sais (on en a déjà parlé), on est en plein dedans et je retrouve les mêmes crises chez le choupi (habillement, sorties, …). D’ailleurs j’ai bien noté l’astuce préparation des vêtements le soir.
    Après (mais je pense que cela dépend de la sensibilité de chacun) cela m’a moins atteint que toi (mon mari a eu plus de mal). Alors certes il y a des jours où il m’a juste usé mais je trouve qu’en général j’ai été assez sereine sur les crises et j’ai attendu que cela passe. En plus le choupi quand il est en crise, part s’isoler dans sa chambre sans que l’on ne lui demande rien. Je pense que sa vient de la crèche.
    On est jamais passé par la phase négociation, on a imposé les règles direct mais c’est sans doute parce que les crises s’y prêtaient.

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    • Oh je trouve ça vraiment intéressant de voir que l’on ne réagit pas tout à fait de la même manière.
      Et je pense que tu as trouvé le mot juste : ça dépend de la sensibilité de chacun. J’ai été très affectée par les crises de Poupette (et Mister F. aussi, d’ailleurs : je pense qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, à ce sujet ! 😉 ), et la phase de négociation, même si en l’occurrence elle n’a pas mené bien loin, était une étape nécessaire pour moi. Je ne voulais pas durcir les limites sans avoir essayé les autres solutions.
      Comme quoi, finalement, par des chemins différents, nous sommes tout de même arrivées à la même conclusion ! 😉
      Courage, alors !

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  4. Merci de nous faire partager comment vous avez réussi à surmonter cette période de crise. Cela n’a pas dû être facile mais vous avez réussi à trouver la bonne manière de réagir. J’avais lu je ne sais plus où qu’en effet, les enfants ont besoin de cadre, de limite que cela les rassure. Pour autant, c’est bien aussi qu’il puisse avoir le choix, favoriser leur autonomie tout en s’adaptant à leur âge. J’avoue que j’appréhende un peu cette période, notre petit chou a un an, on en est encore loin mais il commence à vouloir manger seul avec la cuillère, et les moments de change ne sont pas évidents, il refuse le plus souvent de s’allonger sur la table à langer. Il commence à reproduire beaucoup de nos gestes (par exemple prendre le téléphone et faire « ao » et il montre tout ce qu’il veut ou l’intéresse du doigt en faisant « humm ». C’est trop mignon de les voir grandir petit à petit et en même temps on prend conscience de l’importance de notre rôle de parents et de nos choix. J’espère qu’on saura bien l’accompagner dans ces différentes phases. Je vais commander Filliozat qui a l’air d’apporter également de précieux conseils. J’espère que le terrible two de Poupette est loin derrière vous 🙂

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    • Oui, à force de tâtonner, on a fini par comprendre qu’elle avait besoin de ces limites clairement énoncées et récurrentes, d’un jour à l’autre, d’un parent à l’autre.

      Ne t’en fais pas, ça ne sert à rien de stresser à l’avance : tu auras bien le temps d’évoluer en tant que maman, au fur et à mesure que ton petit grandira. La vie est quand même plutôt bien faite ! 😉
      Et puis, tu verras, d’ici 1 an, ton bébé aura commencé à parler, à s’exprimer, vous vous comprendrez de mieux en mieux, et lorsqu’il aura besoin de limites ou de soutien, tu sauras trouver comment l’accompagner, je n’en doute pas !

      Et en attendant, Filliozat est plutôt un bon investissement ! 😉

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  5. Nous avons la même prêtresse 😉 Nous sommes dans la phase de frustration et je pense que la phase d’opposition va promettre vu le caractère de ma fille. Mais je note tout tes conseils. Et effectivement, le fait d’être deux et pouvoir se relayer est important. Depuis que je suis mère, j’ai complètement changé ma vision sur les mères (ou père) célibataires. Vraiment je leur tire mon chapeau!

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    • Oui, tout comme toi, je ne sais pas comment ils font, ces parents isolés. Je les espère bien entourés par ailleurs !

      Alors bienvenue dans la phase de frustration ! Personnellement, je l’ai finalement trouvée plus éprouvante que la phase d’opposition, où l’enfant est souvent suffisamment grand pour pouvoir également communiquer par des mots, une fois la crise passée. Ça change quand même beaucoup.

      Bon courage ! 🙂

      PS : ça ne m’étonne pas, pour le prêtresse commune ! 😉

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  6. Merci pour ton billet, qui exprime parfaitement ce que j’ai vécu avec ma choupette de 2 ans et demie. Le plus drôle, c’est que moi aussi je croyais être passée à travers, ah ah ah ! Ca m’apprendra. Bref, j’ai fait globalement comme vous (Fillozat power) et elle aussi s’est apaisée. Ca n’a pas duré si longtemps finalement (bon… rien ne dit que c’est fini ;-), mais sur le coup, il y a eu des moments éprouvants. Et c’est vrai que le regard désapprobateur des autres — enfin, pas de tout le monde, heureusement, mais de pas mal de monde tout de même — n’aide pas du tout ! Du coup, maintenant, quand je suis témoin d’une scène de ce type, j’essaye de sourire aux parents, ou d’exprimer de la compréhension ou de la bienveillance d’une manière ou d’une autre. Je ne sais pas si ça passe, mais si tout de monde pouvait en faire de même, ces moments seraient moins durs à passer ! Merci encore pour ton texte, et bonne continuation à tous les trois !

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    • Hihi ! Moi aussi, je fais ça, maintenant, quand je vois un parent avec un enfant en crise ! Je me dis que dans ces moments durs, mais normaux, un peu de soutien et de bienveillance, ça ne peut qu’aider parent et enfant.
      A nous deux, on va répandre le Filliozat power à travers le monde ! 😉

      Merci pour ton petit mot, et bonne continuation à vous aussi ! 🙂

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  7. J’adore quand tu parles de « superpouvoir ». Je n’avais pas envisagé la chose comme ça, mais c’est vrai que c’est tout à fait ça ! La découverte d’une nouvelle habilité, de la possibilité de ne plus tout subir, et même si c’est pénible à vivre (on a tous une âme de dictateur, n’est-ce pas :p), je trouve que c’est vachement joli de le formuler comme ça !

    Sinon, eh bien, tu sais que je compatis très fort. Moi aussi je pensais qu’elle nous épargnerait le terrible two (d’autant plus qu’elle ne nous avait pas vraiment épargnés non plus les deux années précédentes) et moi aussi je m’y suis un peu cassé le nez… Même mon mari, pourtant pas portée sur les questions éducatives et pas familier avec le vocabulaire, me parle du « fucking terrible two » quand Choupie est super pénible. Ce qui m’inquiète un peu, c’est qu’il paraît que 3 ans est aussi une étape conflictuelle… Quand va-t-on en sortir ??? (à 4 ans, tu vas me dire, mais c’est looooin, 4 ans !)

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    • Oui, tu as vu, c’est vraiment un superpouvoir ! Comme quand, à l’adolescence, on se rend compte qu’on peut dire merde à nos parents et qu’ils ont pas beaucoup de moyens pour nous faire rentrer dans le rang….! Ahahahah ! Je n’ai pas hâte d’y être !

      Et comment ça, 3 ans c’est aussi un étape conflictuelle ? C’est quoi cette histoire ? Laisse-moi rêver ! 😉

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  8. Nous, on a connu the terrible one, the terrible two et même the terrible three! Bref… On croise les doigts pour les quatre ans, mais c’est pas gagné! Allez courage, si elle était calme avant il n’y a aucune raison qu’elle ne le redevienne pas! gros bisous!

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  9. Je suis partagée entre l’envie de voir Poupette (la mienne ;-)) se découvrir et devenir plus grande et plus autonome… Et en même temps, ça me terrifie.
    On travaille beaucoup sur notre bienveillance à son égard (comme vous le faites pour Poupette (la vôtre)) : essayer de se mettre à la place de l’enfant et de comprendre ce qu’il vit pour pouvoir l’aider à traverser ce qu’il peut avoir du mal à comprendre. D’où le rituel que nous avons mis en place dès ses 6 semaines pour lui faire comprendre quand débutait la nuit, comme le rituel de sortie du bain (depuis quelques semaines) afin qu’elle puisse anticiper qu’il va falloir laisser son poisson chéri et son gant de toilette pour aller mettre un body et un pyjama (après avoir été essuyée, bien sûr!), …
    On espère pouvoir continuer comme cela, mais on verra bien… Jusqu’ici, elle est super calme. Donc on ne se plaint pas trop, en même temps, elle n’a que 10 mois!
    En tout cas, je croise les doigts pour que les tempêtes de Mademoiselle ne reviennent pas trop fort! 🙂

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    • Oh, il ne faut pas appréhender : j’ai l’impression que vous êtes à l’écoute et que votre Poupette réagit très bien à ce que vous mettez en place pour la rassurer.
      Il faut se rappeler que c’est une étape qui est vraiment nécessaire, pour eux, pour leur construction. Et même si elle n’est pas très agréable à vivre pour les parents (mais pour les enfants non plus, j’en suis persuadée), et c’est le signe que l’enfant grandit, et ça, c’est plutôt chouette, non ? 😉

      Après, comme tu le dis, votre Poupette est encore toute petite : avant d’arriver à ces phases difficiles, vous avez encore plein de temps pour vous découvrir, tous les trois, et plein de belles étapes qui vous attendent. Les premiers pas, les premiers mots, les premières vraies phrases et puis les échanges de plus en plus construits.
      Vous verrez quand vous y serez, mais en attendant, profitez bien ! 🙂

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  10. Un superpouvoir : c’est exactement ça ! J’adore l’expression qui est très révélatrice de ce qui leur arrive !
    Votre manière de gérer les crises me parait assez censé, mais on verra quand on y sera 😉 En attendant je prends des notes, je conserve précieusement les conseils (et note Fillozat dans mes prochaines lectures)
    Le regard des autres sur l’éducation donnée aux enfants est assez difficile… Les mentalités évoluent, mais j’ai parfois l’impression qu’on est coincé dans un schéma un peu « archaïque ».
    L’autre jour dans la salle d’attente du médecin (oui j’y passe pas mal de temps en ce moment…), il y avait un petit garçon qui certes faisait du bruit, mais bon demander à un petit de 18 mois de patienter (surtout quand ledit médecin a systématiquement du retard), faut qu’on m’explique comment faire ! La maman faisait tout son possible pour l’occuper : elle avait prévu des petits jouets, un ou deux livres, elle est sortie à plusieurs reprises pour qu’il joue dehors. Bref, elle a géré au mieux au vue de la situation ! Une fois qu’elle est passée en consultation, j’ai surpris une conversation entre la secrétaire médicale et une patiente d’un certain âge qui m’a laissée pantoise ! En gros, elles disaient qu’à notre époque nous laissions trop les enfants faire comme ils le souhaitent, que les leur étaient plus sages, savaient se tenir… Bref, elles m’ont énervée !!!

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    • Oh la la, oui, les réflexions des uns et des autres sur la manière dont chaque parent essaie de s’en sortir, je trouve qu’il n’y a rien de plus pénible !
      J’essaie de ne pas en être trop affectée, mais parfois, c’est la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien trop plein. Mais bon, comme tu dis, j’ai l’impression que les mentalités sont tout de même en train d’évoluer : ça va dans le bon sens ! Et, comme je le disais à Andrea, moi je n’hésite pas à montrer mon approbation face à un parent qui fait des efforts pour gérer son enfant, souvent avec un simple sourire, ça ne va pas bien loin, mais parfois, ça suffit à ne pas faire attention aux regards réprobateurs des autres, et c’est déjà ça ! 🙂

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  11. C’est marrant, je trouve que cela renvoie à ton article de dmt de cette semaine. Et la encoe, je suis loin de vous trouver laxiste par rapport à d’autres parents de ma connaissance (quand ton enfant mange par terre comme un chien parce que c’est son choix, je crois que la limite est atteinte).
    Pour autant et du coup je te fais une réponse deux en un, je pense (mais je peux me tromper) que mon mari est loin de se laisser attendrir et qu’il est aussi un point d’appui pour moi. J’entends par là qu’il ne négocie pas les choses qui lui paraissent essentielles. Et honnêtement je pense qu’il ne se laisse pas atteindre par le regard des autres. Ce qui est une vraie force. Moi j’en suis un peu plus dépourvue. Je compte sur lui pour me remettre dans le droit chemin !

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    • Oui, j’avais peur de me contredire un peu, entre mon article DMT et celui-ci, puisqu’entre temps, nous avons finalement dû un peu revoir notre manière de réagir au comportement de Poupette ! Mais ça va, je n’ai pas l’impression d’avoir dit trop de bêtises dans un cas comme dans l’autre ! 😉

      C’est marrant que tu reviennes sur le concept de la « négociation » : peut-être que je me trompe (et auquel cas, n’hésite pas à me corriger), mais j’ai l’impression que tu vois cela d’un point de vue assez négatif, le fait de décider de négocier avec son enfant. Comment ça se fait ? Moi, je trouve que c’est plutôt le signe qu’on est à l’écoute de son enfant, bien que l’on ne soit pas prêt à tout laisser passer, sur les choses qui paraissent essentielles, comme tu le dis.

      Je suis contente de savoir que tu sens déjà que tu vas pouvoir te reposer sur la solidité de ton mari pour ne pas te laisser atteindre par le regard des autres. Quand on est ensemble, Mister F. et moi, ça me fait aussi cet effet, mais malheureusement, il arrive quand même souvent que je sois seule pour gérer ce genre de situations : à ce moment-là, c’est tout de suite moins évident ! 😉

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      • Non tu ne te trompes pas, j’ai un peu de mal avec la négociation en général. Je pense que cela vient de ma peur chronique du conflit et parce que je suis nulle en négociation (en gros je cède à tout). Du coup, me placer dans cette situation c’est déjà quelque part céder 😀

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        • Ah d’accord ! Je comprends mieux !
          Bon, si ça peut te rassurer, négocier avec ton enfant n’a absolument rien à voir avec négocier en général : ton enfant, tu le connais, il ne devient pas du jour au lendemain un petit être intransigeant, bref, tu as moyen de t’en sortir plutôt bien, en général ! 😉
          Peut-être même que ça t’aidera pour le reste ?

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  12. Première réaction : il est trop cool ce circuit (cf photo 2).
    Deuxième réaction : ils sont chouettes les cheveux de ta fille (visuellement, à peigner ça doit être autre chose), est-ce que mon fils aurait les cheveux aussi long si on n’était pas allé chez le coiffeur?
    Et puis le troisième effet kiss cool : non mais attend, qu’est ce que je lis là. C’est quoi cette histoire de phase de frustration puis de phase d’opposition. Moi qui pensais être dans le terrible two depuis un moment, qui me tapait les caprices au parc et tout et tout (ok, d’accord, ‘caprice’ c’est un mauvais terme, sauf pour le fromage, enfin moi il ne me dérange pas -le terme pas le fromage, enfin le fromage non plus-, mais bon, c’est un autre débat); finalement ça serait que de la frustration. Et le pire reste à venir. J’ai peut-être mal compris. Je vais peut-être relire ton article. Enfin en tout cas je flippe XD

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    • Ahah ! Oui, c’est le beau craquage de Mister F., ce fameux circuit ! Sur le photo, il squattait encore une bonne partie du salon, mais j’ai réussi à négocier à rappatriage dans la chambre de Poupette et une diminution de la surface totale (la mère relou, quoi !). Bref, Poupette en est complètement dingue et passe un temps infini à jouer avec. C’est la marque suédoise Brio, qui date du début du siècle : c’est (vraiment très très) cher, mais c’est hyper bien fait, robuste et avec beaucoup de pièces en bois. C’est également compatible avec les circuits Ikea ! 🙂

      Sinon, ça va, on se prend pas trop la tête avec ses cheveux : à partir du moment où elle est d’accord pour les attacher en journée, ce n’est pas trop galère à gérer. Et puis bon, ça va bientôt faire 30 ans que je me tape les mêmes cheveux, alors je commence à savoir les dompter ! 😉

      Et sinon, désolée pour la douche froide ! Mais tu sais, chaque enfant est différent ! Si Petit Putois te fait une sacrée phase de frustration, peut-être que sa phase d’opposition sera moins violente ? Et puis, il me paraît déjà bien grand pour être encore en phase de frustration : peut-être qu’il a enchaîné les deux et que tu ne l’as pas réalisé ?
      Bref, faut pas flipper ! Si ça se trouve, tu es toi aussi au bout de toutes tes peines ? 🙂

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  13. Le terrible two, j’en ai entendu parler et c’est une période que j’appréhende. Miss E a bientôt 11 mois, je me dit que j’ai encore du temps, mais avec son petit caractère qui s’affirme, je pense que cette période ne sera pas facile. Je garde bien en mémoire tous tes petits conseils.
    Même si la période n’a pas dû être facile pour vous, je trouve que vous avez plutôt bien géré et su assez rapidement mettre des choses en place pour faire face à cette crise. Je pense que c’est important que le couple soit en harmonie, pour que l’enfant ne se sente pas perdu encore plus qui ne l’ai dans sa période de test. Avec mon mari nous fonctionnons pareil. Je pense que ça aide beaucoup dans les périodes difficiles.

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    • Oui, tu as encore le temps de voir venir, et peut-être que, comme pour nous, Miss E passera par une phase de frustration au cours de sa deuxième année ?
      En tout cas, comme je le disais à Charlotte, plus haut, vous avez encore tant de choses à découvrir pendant la deuxième année : vous vous connaîtrez beaucoup mieux au moment où les vraies crises apparaîtront, et ce sera d’autant plus facile pour vous de vous adapter pour pouvoir aider Miss E à franchir ce cap !

      Oui, comme tu dis, je pense que ça simplifie énormément les choses que le couple soit en harmonie face à l’opposition de l’enfant. Je pense qu’il comprend d’autant plus vite que les limites sont immuables, et qu’il aura beau les tester, la réponse sera la même de chaque côté. C’est un aspect assez sécurisant, pour lui, je pense.

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  14. Ha… ha… ha… J’ai peur :p
    Je trouve que vous avez bien géré ces crises. Ca valait la peine selon moi de tenter la négociation dans un premier temps parce que rien ne dit que ça n’aurait pas suffi. Peut-être. Bref, on ne sait jamais donc autant essayer ! Ce n’était pas suffisant dans votre cas et vous avez su rebondir et vous adapter à Poupette, c’est chouette 🙂
    Ici, depuis quelques semaines, on note de nombreuses tentatives « d’affirmation » (genre elle ne veut pas suivre la direction qu’on prend et essaye par tous les moyens d’aller à gauche, à droite, faire demi-tour, etc.) mais pas encore de grosses crises. Elle tente aussi depuis une semaine de faire semblant (ou non) de pleurer en serrant les poings et en baissant la tête mais on lui répond systématiquement « ça, ça ne marche pas avec Papa et Maman ».
    ps: comme Maman Nouille, je kiffe le circuit ! Infos ? 😀

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    • Ahahah, mais non, calme toi, tout va bien se passer ! Et si c’est pas le cas, tu viendras pleurer dans les bras de Maman Louna ! 😉

      Merci, ça me fait du bien de lire ce que tu dis sur notre première phase de négociation. J’avoue m’en être voulue d’avoir perdu du temps, mais j’ai (on a, Mister F. et moi) eu du mal à aller de prime abord jusqu’à l’affrontement. Mais heureusement qu’on a réussi à changer d’attitude, parce que l’amélioration a été vraiment rapide ! 🙂

      Hihi, ça me fait rire, ces petites tentatives d’affirmation : pour moi, c’est les prémisses de la phase de frustration, mais vous avez l’air de bien gérer ! 🙂

      Et pour le circuit, il s’agit de la marque Brio : Mister F. a complètement craqué, mais quand on voit à quel point Poupette en raffole, je me dis que ça valait le coup ! 🙂

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  15. Alors moi je ne sais pas si je dois relire tout Filliozat mais j’avoue que je ne sais pas bien distinguer frustration d’opposition… Peut-être parce que je n’y suis pas encore ? Pierre fait des crises un peu tous les jours principalement pour des questions de planning / transport : le faire quitter un lieu est toujours très compliqué. Et pourtant notre planning est extrêmement régulier ! Lorsque je suis seule avec lui (la plupart du temps) je ne me sens pas très atteinte, comme Hermy, j’arrive à rester calme et détendue la plupart du temps (pas toujours quand même hein).
    Ce qui est plus difficile dans notre cas c’est que le nombre de crises explose quand nous sommes à trois (et d’ailleurs cela a failli gâcher nos dernières vacances). Je ne sais pas très bien comment l’interpréter : trop habitué à une exclusivité avec moi, trop d’excitation liée à la présence de sa star « papa »…?

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    • En même temps, je suppose que selon les enfants et leur caractère, les différences ne sont pas forcément toujours aussi nettes ?
      Pour nous, c’était assez simple de faire la différence puisqu’il y a eu presque un an entre ces deux périodes. La première fois, Poupette était vraiment très jeune (14-15 mois) et avait clairement des moments où elle rageait de ne pas pouvoir faire ce qu’elle essayait (s’habiller ou marcher aussi longtemps et vite que nous, etc….). Récemment, c’était vraiment plutôt tester les limites avec systématiquement une recherche du conflit, ce qu’elle ne faisait pas du tout avant. Voilà pourquoi j’ai différencié ces deux phases en frustration puis opposition, mais je suppose que ce n’est pas forcément universel.

      Quant au fait que les crises soient plus fréquentes à trois, si ça peut te rassurer, c’est exactement pareil pour nous !
      Je me souviens de votre début de vacances difficile, et ça me fait penser à toutes ces fois où je reviens de déplacement et où Poupette me le fait clairement payer pendant quelques jours, en « marquant son territoire » auprès de son papa.
      Peut-être que Pierre est maintenant assez grand, suffisamment capable de gérer ses frustrations, pour que vous mettiez des mots sur ces situations, pour lui expliquer que même si toi aussi tu es heureuse de passer du temps seule avec lui, vous êtes une famille, tous les trois, et que passer du temps en famille est également très important pour Ulrich et toi ? Peut-être que le papa peut tenir ce discours ?
      Enfin, je n’en sais rien, je ne connais pas assez les situations complexes pour avoir un regard pertinent, et même si toi, je commence à te connaitre, je ne connais pas ta petite famille, mais en tout cas, c’est ce que j’essaierai si j’étais à ta place. 😊

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      • Ca me rassure beaucoup de savoir que chez vous aussi, les crises sont plus fréquentes à trois… Je pensais que c’était dû au manque de son papa et ça m’embêtait beaucoup (chez vous les rôles sont plus équilibrés je crois). En y réfléchissant je pense aussi que le problème est que, quand Ulrich est là, je n’ai pas le même comportement que d’habitude en cas de crise. Je perds plus facilement mon sang froid car justement je veux profiter à fond des ces moments rares (alors que, lorsque je suis seule avec Pierre en gros je n’ai souvent pas grand chose d’autre à faire que de gérer la crise et je suis moins en mode « il faut absolument profiter de ce moment »). Merci de m’avoir permis d’y réfléchir 🙂 .

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        • C’est « marrant » Die Franzoesin, j’ai le même problème avec FeuFolet … dans mon cas, je pense que c’est parce que je suis plus stressée quand il y a le Breton, je sais qu il manque de patience, donc moi aussi … mais ton analyse est pertinente 😊

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  18. Ah ah c’est mon premier commentaire sur ton blog, je ne pouvais pas ne rien dire puisque nos filles ont quasiment le même âge !
    Chez nous, l’opposition a commencé cet été, accentuée par ma fin de grossesse…
    Elle s’est beaucoup calmée depuis, mais il y a toujours des moments où ça revient, c’est un peu genre « ah tu croyais que c’était fini ? Bah nan, regarde ce que je suis capable de faire ! » – Hier soir en rentrant de la crèche, alors que j’ai la plus petite dans le porte-bébé, elle sait que je ne peux pas trop me baisser ou lui courir après, elle s’est assise par terre sur le trottoir mouillé (il avait plu oui oui) et elle me dit « non » quand je lui dis de se relever. Tu imagines bien l’angoisse… Mais je suis comme toi, je n’aime pas me mettre à crier (et ça ne marche quasiment jamais) – alors patience et stratégie sont les maîtres mots… C’est dur, mais comme tu le dis, ce qu’elles attendent c’est qu’on leur pose les limites et que les limites soient toujours les mêmes.
    Faut qu’on se dise que ça ne va pas durer – et pis elles sont tellement mignonnes hors crise d’opposition !
    En général, ce qui marche bien pour nous c’est de lui expliquer, de la prévenir de ce qu’on va faire etc, elle est beaucoup plus coopérative, et surtout quand elle a l’impression que ce n’est pas si important pour nous, elle le fait beaucoup plus vite (genre hier soir, elle ne voulait pas aller au bain, j’ai lâché l’affaire en disant que dans ce cas ce serait sa soeur en premier, bah bizarrement après le bain de sa soeur, elle voulait bien y aller, mais elle m’a dit après manger car j’ai faim)

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    • Oh, je suis ravie de te voir par ici, Mlle Mora ! 🙂

      Bon, même si tu me fais un peu peur : si je me souviens bien, nos filles ont un peu plus de 6 mois d’écart, et j’avoue que j’espérais que, d’ici 6 mois, ces fameuses crises seraient définitivement derrière nous ! 😉
      Mais bon, je pense que c’est comme pour toutes les étapes que traversent nos petits, fait d’avancées et de reculs.

      En tout cas, j’imagine bien la galère, avec la petite dernière en porte-bébé et la grande qui sait parfaitement comment te rendre chèvre ! Mais comme tu dis, les cris ne servent à rien, la plupart du temps ! Et nous aussi, on a vu une grande amélioration au fait de lui parler en amont, de la préparer à étapes à venir (même aussi simples que « le matin, il faut s’habiller » ! 😉 ).

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