La trentaine

Bon, voilà, maintenant plus moyen de se voiler la face : la trentaine arrive à vitesse grand V ! Plus que quelques heures à prétendre que je fais encore partie des jeunots. Il va me falloir digérer mon nouveau statut rapidement…

Ça va pas être du gâteau, comme je vous le disais il y a quelques mois, mais peut-être que ça serait plus digeste si j’essayais de faire un point, honnête et sans fard, sur ce que j’ai vécu, dans la dizaine passée, et sur ce que j’aimerais encore faire dans la dizaine qui vient ?

Ma vingtaine réelle

Je trouve ça vraiment difficile d’avoir un regard d’ensemble sur cette dizaine que je viens de vivre. J’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies en 10 ans : une vie d’étudiante, une vie d’expatriée, une vie de jeune adulte, une vie de doctorante précaire, puis une vie plus stable, posée dans ma vie professionnelle et amoureuse, et enfin, plus récemment, une vie tâtonnante de jeune maman.

Comment faire le bilan de toutes ces vies ? Qu’est-ce que j’aimerais en retenir ? Quels déboires j’aimerais éviter à l’avenir ?

Commençons par le plus dur : le retour sur ces fameux déboires. Parce que oui, ça serait idiot que, sous prétexte d’avoir peur de vieillir, j’idéalise trop cette période. Il y a clairement eu des moments où je n’étais pas toujours si bien que ça dans ma peau, d’autres où j’étais même carrément perdue.

Les amis, les amours

Deux événements difficiles m’ont beaucoup marquée, et ont contribué à me faire réfléchir, à me remettre en question, et à devenir peu à peu celle que je suis aujourd’hui.

La première fêlure date de mes premières années d’étudiante. En quittant la maison de mes parents pour partir vivre sur un campus lyonnais, j’étais pleine d’appréhension mais également très positive. D’ailleurs, je n’ai pas été déçue : j’ai été très vite intégrée dans ma classe, ce qui était d’autant plus facile que nous partagions tous une même passion pour la musique. Entre les ensembles improvisés, les spectacles à grande échelle et les concerts tout au long de l’année, nous étions un petit groupe uni, toujours avide de passer au projet suivant.
Mais, peu à peu, cette belle illusion a commencé à se fissurer : les tensions, inévitables dans un groupe, surtout soumis au stress des études par ailleurs, ont commencé à devenir de plus en plus fortes. Au fur et à mesure, une ou deux personnes ont été prises en grippe et ont focalisé la plupart des critiques.

Et à un moment donné, ça a été mon tour. Peut-être par hasard ? Peut-être parce que je ne répondais pas suffisamment aux exigences de ce groupe d’amis très demandeurs (j’avais aussi gardé une partie de mes attaches dans ma ville d’enfance, et notamment mon premier copain) ? Ou peut-être encore parce que je ne faisais pas assez d’efforts pour rentrer dans le moule, parce que je ne me laissais pas marcher sur les pieds ?

Toujours est-il que je me suis soudainement trouvée complètement isolée, au milieu de cet immense campus. Bien que ça m’ait beaucoup affectée, j’ai continué à m’accrocher : je me suis concentrée sur mes études, sur mon piano, je suis allée chercher ailleurs l’affection dont j’avais besoin (ma coloc de l’époque, des amis en cours d’allemand, mon copain, etc…). Et puis, doucement, j’ai remonté la pente, j’ai réussi à sortir de cette situation étouffante, même si je n’ai pas toujours su faire les bons choix.

Ce qui m’a vraiment sauvée, c’est de fuir, loin et longtemps ! Comme dirait mon amie Fred Vargas, parfois, il ne reste plus qu’une seule solution : « Pars vite et reviens tard ! » 😉

Bref, blague pour fans de polars mise à part, en effet, en troisième année d’étude, j’ai décidé de partir pendant un an à l’étranger, loin de toutes ces histoires, de toutes ces relations nocives, mais loin aussi de mon petit ami de l’époque.

Ce qui nous amène au deuxième bouleversement de ma vingtaine. L’éloignement n’a pas fait de bien à notre relation en bout de souffle, et rapidement, nous n’avons plus été sur la même longueur d’onde, mon petit ami et moi. C’était d’autant plus compliqué à gérer que nous avions tous deux vécu cette histoire comme seules peuvent être vécues les premières vraies belles histoire d’amour : avec toute la confiance et l’innocence de deux gamins qui pensent être les seuls au monde.

J’en ai encore le coeur serré de me rappeler la tristesse de cette fin d’histoire. J’avais l’avantage d’être partie au loin, j’avais la chance de pouvoir me réinventer une vie, me trouver un nouvel équilibre, et j’ai été celle qui a pris la décision de terminer cette relation devenue plus nocive qu’épanouissante.

Et là, au milieu de toute cette tristesse, j’ai eu le coup de massue final : une bonne partie de notre groupe d’amis d’enfance a décidé de se mêler de notre histoire, ce qui n’a, bien sûr, fait qu’empirer les choses.

J’ai fini isolée, à l’étranger, mais toujours sûre de ma décision et, heureusement, entourée de mon amie Cocci. Et c’est dans cet état perturbé, dans cette période de transition, que Mister F. est venu doucement se faire une place dans ma vie.

Bon, voilà, j’en ai fini avec la partie tristoune. Cette période, entre 20 et 22 ans, n’a pas été facile, certes, mais le chemin que j’ai parcouru me donne confiance pour la suite. Dans ces moments compliqués à gérer pour mon petit coeur d’adolescente, j’ai réussi à trouver une force que je ne me connaissais pas, et à saisir les belles opportunités qui s’offraient à moi.

Les études, le boulot

La suite de ma vingtaine a été plus sereine : je pense que la présence de Mister F. à mes côtés n’y est pas étrangère. Il est d’une telle stabilité qu’il arrive à me rassurer comme personne d’autre.

J’ai continué mes études à mon retour en France, puis j’ai poursuivi par une thèse de doctorat, pour finir chercheur. Je suis vraiment comblée par mon métier et par le poste que j’occupe, qui correspond vraiment à l’idéal qui s’est peu à peu précisé au fil de mes études. Bon, le seul bémol, c’est qu’avant de décrocher ce poste, j’ai dû apprendre à gérer avec trois années de stress sur l’avenir, d’incertitudes pour la suite de mon parcours. Mais je dois avouer que j’ai eu une bien belle opportunité qui m’a permis d’entrer sereinement dans le monde du travail.

Et le reste, le bonheur en pagaille

Et du coup, qui dit sérénité au boulot, dit liberté pour le reste. Et le reste, pour moi, pour nous, ça a longtemps été de beaux voyages, dans les îles, dans les Caraïbes, et à travers l’Europe.

Et puis, un beau jour, ça a été de nous marier, de faire une jolie fête, toute simple et colorée.

Et puis, le jour d’après (ou presque ! 😉 ), ça a été de faire un bébé.

Et maintenant, c’est de se réjouir de la voir grandir et évoluer à nos côtés.

Bref, cette vingtaine s’est vraiment terminée sur une note plus que positive, et j’avoue que j’ai du mal à voir comment la trentaine pourrait me rendre aussi heureuse.

Seul petit bémol

Comme vous l’avez vu, la plupart de mes coups durs sont en fait étroitement liés à ma relation aux autres. Suis-je trop sensible à ce que pense mon entourage ? Suis-je au contraire parfois aveugle à leurs besoins, au point de me les mettre à dos ?

Mes relations d’amitié ont parfois, trop souvent à mon goût, été chaotiques, durant cette vingtaine. Certes, j’ai un cercle d’amis sur lequel je peux compter, mais qui, par la force des choses, n’est pas toujours présent au quotidien : lorsqu’on évolue à chaque coin de la France, ça n’est pas toujours facile d’entretenir ces belles et vieilles amitiés.

Du coup, ce sont plutôt des amitiés au fil de l’eau que j’ai développé ces dernières années, à travers le boulot ou les loisirs, et, depuis que je suis maman, les autres parents de mon entourage, que ce soit les mamans du cours de préparation à la naissance, les parents de la crèche ou même les copinautes blogueuses, qui prennent de plus en plus de place dans ma vie, au quotidien.

Dans le même ordre d’idée, je continue à être très affectée par les inévitables accrochages, aussi épuisants que récurrents, avec ma famille de méditerranéens passionnés et à fleur de peau. Pourtant, je commence doucement, tout doucement, à m’affirmer, petit à petit. J’essaie de me concentrer sur ce qui est bon pour ma fille, mon mari et moi, en essayant de faire taire le sentiment que je suis encore trop égoïste et, comme toujours, en cherchant à ne froisser personne. J’apprends à poser des limites pour nous protéger.

Ma trentaine idéale

Bon, après ce tableau vaste (peut-être même un peu indigeste ?) mais honnête, je vais m’autoriser à rêver ma trentaine idéale. C’est juste histoire de me remonter le moral, hein (faut pas oublier que je prends un sacré coup de vieux, moi, aujourd’hui !), et puis d’avoir en tête quelques objectifs majeurs sur lesquels me concentrer quand je panique un peu

Quelques objectifs concrets

 

1/ Vivre dans une maison : je reviendrais bien vite vous en parler, mais ce beau projet est justement sur le point d’aboutir !

2/ Continuer à m’épanouir dans mes activités extra-professionnelles, que ce soit dans le sport, mais aussi et surtout la musique. Là encore, j’ai du nouveau à vous raconter.

3/ Voyager, encore et toujours, en famille, mais aussi en amoureux. Pourquoi pas, même, en solo, pour le travail, comme je le fais déjà, mais aussi pour m’investir dans l’humanitaire ? Vous le savez, ce sujet me tient beaucoup à coeur, et j’espère bien que durant ma trentaine, je pourrais tester d’autres manières de voyager. Je viendrai de toutes façons vous parler de tout ça ici !

4/ Vivre à l’étranger, à nouveau. Et ça, c’est un projet de longue haleine, qui va être très difficile à concrétiser.

5/ Continuer ce blog, ce journal intime que je partage avec vous et qui m’apporte autant qu’il me pompe d’énergie.

 

Mes évolutions personnelles

1/ Continuer à être présente pour mes enfants et ma famille. Je crois que, de toutes façons, en ce moment, je ne pourrais pas vivre autrement. Pour l’instant, c’est mon objectif personnel le plus important.

2/ Essayer de me détacher du regard critique de mon entourage, me recentrer sur mes besoins et mes priorités. J’espère qu’en vieillissant j’arrivais à avoir l’assurance et le retour d’expérience suffisant pour me faire pleinement confiance.

3/ Trouver le temps de m’investir dans le milieu associatif, le bénévolat. C’est un souhait qui commence à dater, et il faudrait que j’arrive à le concrétiser. D’autant plus que ça peut prendre des formes extrêmement variées.

4/ Prendre le temps de faire des choses qui comptent. Pour ça, encore faut-il que je sache où mettre mes priorités, parce que pour l’instant, je suis plutôt du genre collectionneuse et trop peu trieuse. Ça va me demander encore un peu de travail !

Bon, alors c’est parti pour une trentaine rayonnante, on est d’accord ?

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38 réflexions sur “La trentaine

  1. Eh bien j’espère ne pas me tromper en te souhaitant aujourd’hui un très bon anniversaire !
    Finalement, on se rend compte en faisant le bilan qu’une décennie c’est énorme et qu’on n’est plus vraiment la même personne au début et à la fin – la jeune étudiante prenant son envol que tu étais à 20 ans aurait-elle pu imaginer la maman/épouse/chercheuse épanouie que tu es devenue à 30 ? Du coup je trouve que tu fais bien de te donner des objectifs larges pour la prochaine tranche, car on ne sait jamais ce qui pourrait arriver et ce qu’on pourrait décider. Je suis assez persuadée que la trentaine est propice à une meilleure connaissance de soi, quelqu’un m’a dit que la vraie entrée dans la vie d’adulte se faisait souvent vers 28-29 ans, une fois mieux installé dans sa vie professionnelle et affective. On commence à arrêter d’avoir ces pensées d’étonnement « oh, je suis adulte, je paie des impôts depuis n années ! », « oh, je suis adulte, j’ai un vrai four qui fait même la pyrolyse ! » – a fortiori si on devient parent, je suppose. En tout cas, j’observe beaucoup de récents trentenaires (moi comprise) qui vivent une sorte de tournant dans leur connaissance d’eux-mêmes, de leurs vraies envies et priorités, donc je pense que tes objectifs vont se mettre en place assez naturellement – mais pas forcément tranquillement, si la vie était facile on s’ennuierait, hein ! (euh, personnellement, je serais partante pour la vie facile 😉 )
    Plein de bonnes choses pour les 10 prochaines années alors, et profite bien du chemin, il compte au moins autant que la destination 🙂

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    • Non, tu ne te trompes pas : c’était bien hier, mon entrée en fanfare dans la trentaine ! 😉 Merci pour tes voeux !

      Et tu as complètement raison : je crois que l’étudiante de 20 ans aurait halluciné, voire même pris peur, si la jeune mère de famille installée dans sa vie était venue lui raconter son futur ! D’ailleurs, à l’époque, je ressentais moins ce besoin de me projeter qu’aujourd’hui.

      Et oui, la vie nous réserve bien des surprises, même si nos objectifs et nos envies se précisent au fur et à mesure.

      Oh, et merci : c’est tellement vrai, ce sentiment d’être adulte quand on fait la première pyrolyse de sa vie ! Ahahahah ! 🙂

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  2. Bienvenue au club 😉
    Tu as eu une vingtaine bien rempli et tu t’en es bien sortie malgré les pépins. Tu es prête pour la suite 👏👍🍾
    C’est un super programme que tu te donnes, je vais peut être essayer de t’imiter. Mais avant tout, prends le temps de fêter ça comme il se doit ! Joyeux anniversaire 😘

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  3. Joyeuse trentaine 😊
    Et ben, quelle rétrospective et quel bilan ! Je ne sais pas si je serai capable de me pencher comme ça sur ma vingtaine, ni de me fixer des objectifs pour la trentaine … quoique j’ai toujours celui d’avoir fini ma fratrie avant 35 ans. Pour le reste, je me laisse vivre (ce qui horripile mon père)
    Et pour les amitiés, je crois qu’il faut parfois se faire une raison … personnellement, je suis très mauvaise pour tisser des liens, trop timide, trop lunaire, trop centrée sur ma petite famille 😅 (mais mon mari en tisse pour deux)

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    • Merci Weena ! 🙂

      Oui, j’ai commencé à écrire cet article et le flot m’a submergée : je crois que j’en avais bien besoin, de ce bilan….!

      Quant au fait de se laisser vivre, j’aimerais bien te ressembler un peu plus : mon côté control freak me joue souvent de sacrés tours, alors que bien souvent, ça ne change pas grande chose.

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  4. Joyeux anniversaire !!!
    Bienvenue dans le club des trentenaires ! Ta vingtaine a été une belle décennie pleine de beaux moments (et avec quelques uns moins agréables), ton bilan semble réaliste et positif.
    Alors je te souhaite une belle trentaine ! Que tes projets se concrétisent !

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  5. Je te souhaite un merveilleux anniversaire et une belle entrée dans la trentaine. La vingtaine est une période très riche, car c’est à mes yeux la période où on se construit, on prend des décisions qui posent les bases de notre avenir qui se dessine au fur à mesure. On est encore plein d’insouciance et on vit à 100 à l’heure. Si je devais faire le bilan, il serait quelque peu similaire au tiens, la première moitié de la vingtaine un peu compliqué, pas toujours les bons choix, des coups durs et des déceptions, puis LA rencontre qui va changer ma vie, des expériences professionnelles enrichissantes, le mariage et un beau bébé… J’ai eu du mal à entrer dans la trentaine, même encore aujourd’hui je me sens beaucoup plus jeune dans ma tête. Mais je pense aussi qu’on se connaît davantage, qu’on a plus d’assurance, peut-être l’âge de l’épanouissement. Mais tout cela reste bien relatif car il dépend aussi de notre parcours… Je partage nombreux de tes objectifs, notamment voyager davantage, s’engager dans une association ou pour une cause humanitaire, profiter à fond de ma famille, avoir notre maison… Je te souhaites que tous tes projets/ envies se réalisent et te souhaite une décennie riche en émotions, surprises, joies. Je te souhaite de vivre pleinement chaque moment. Joyeux anniversaire Louna !!

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    • Oh merci, Lisa ! Ça me touche beaucoup, surtout en voyant toutes les similitudes dans nos parcours.

      Tu as parfaitement résumé le sentiment que j’éprouve concernant la vingtaine : la vie tourne à 100 à l’heure, on évolue aussi vite, on se perd, on se retrouve et, si on a de la chance, on trouve le compagnon de vie qui nous manquait pour stabiliser tout ça.

      Je vois que nous partageons également plusieurs objectifs pour la suite : finalement, j’ai l’impression que notre parcours est assez classique, tu ne crois pas ?

      En tout cas, je te souhaite, à toi aussi, de profiter de cet âge d’épanouissement ! 🙂

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  6. Joyeux anniversaire !!!
    Quel bilan ! Je trouve que tu t’en ai bien sorti. La trentaine c’est une belle étape, surtout quand on a plein de projets comme tu as l’air d’en avoir. Je dis ça sans doute aussi pour me rassurer car je suis passée par là il y a peu de temps. Mon bilan émotionnel et amical est assez similaire au tien.
    Je te souhaite tout le meilleur.

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  7. Joyeux anniversaire!
    Plein de beaux projets en vue (je me réjouis d’en savoir plus sur la maison! :-):-):-))
    La vingtaine, c’est une décennie que je trouve folle : on passe de jeune fille à femme; de mademoiselle à madame, de fille à maman, de locataire à propriétaire, d’étudiante à travailleuse, … etc (en fonction des projets de chacun(e)).

    Pour ta trentaine, je laisse le grand Jacques te signifier tous ses voeux (que je partage mais que je ne saurais dire mieux) :

    « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
    Et l’envie furieuse d’en réaliser queques-uns.
    Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
    et d’oublier ce qu’il faut oublier.
    Je vous souhaite des passions.
    Je vous souhaite des silences.
    Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
    et des rires d’enfants.
    Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
    Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
    à l’indifférence
    et aux vertus négatives de notre époque.
    Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour,
    car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
    Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
    car le bonheur est notre destin véritable. »

    30 ans, sinon rien (notre film culte avec mes soeurs! :-))

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    • Oh la la, comme ces mots me touchent. Je crois les avoir relus une dizaine de fois, pendant la journée d’hier, avec à chaque fois les larmes aux yeux et des frissons dans le dos. Merci, Charlotte, de me les avoir offerts. 🙂

      Et tu as raison, la vingtaine est également ce temps hors du commun où tous les rôles de notre vie se superpose : de quoi en devenir schizophrène ! 😉

      Ahahaha ! Toi aussi, tu étais une ado fan de Jessica Gardner ? 😉

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  8. Joyeux anniversaire également (en avance ou en retard ?) ! Je comprends ton besoin de faire ce bilan ! Moi même, à l’aube de mes 30 ans j’ai eu besoin de le faire (j’en ai 31…). C’est un peu comme si une page se tournait. On a besoin de faire le point, de voir ce que l’on a accompli ou pas et de savoir (un peu) où l’on va ! Moi aussi j’ai connu des périodes plus ou moins chaotiques durant ma vingtaine. Une rupture amoureuse, une année à l’étranger (Etats-Unis), de nouvelles amitiés et d’autres qui s’effacent, puis la rencontre du papa de mes enfants à 26 ans et l’arrivée de notre petit G à 29 ans ! Il s’en passe des choses en 10 ans ! Et en même tout va très vite ! En tout cas ne t’inquiète pas, je suis certaine que la trentaine te réserve encore bien des surprises et elle va si bien aux femmes 🙂
    Je t’embrasse et à très vite !

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    • Non non, tu es juste à l’heure pour tes voeux ! Merci beaucoup, Chloé ! 🙂

      C’est vrai, toi aussi, tu as pris le temps de te retourner sur ton parcours, à l’aube de la trentaine ? J’ai l’impression d’ailleurs que nos parcours se ressemblent, également.

      Tu as raison : la trentaine nous va bien, et j’espère en profiter pleinement ! 🙂

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      • Oui j’ai vraiment ressenti le besoin de regarder en arrière pour faire le point puis ensuite en avant ! Et tout ceci la veille de mes 30 ans. J’ai eu du mal à m’endormir ce soir là, comme si a trentaine était un vrai cap psychologique à passer 😉 Et puis finalement on s’en remet 🙂
        En effet nos parcours sont quelque peu similaires !

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  9. Pour moi aussi, la période de 20 à 25 ans (cela a donc malheureusement duré un peu plus longtemps que pour toi) a été une des plus difficiles de ma vie. A l’époque un ami plus agé m’avait dit que c’était « normal » et finalement je me rends compte en effet désormais que ce n’est souvent pas une période de reve. L’avantage c’est qu’au moins je ne l’idéalise pas et ne regrette pas mes 20 ans 🙂 . En revanche je n’ai jamais trop ressenti le besoin de faire ce genre de bilan, pas meme à 30 ans. Je crois que ca m’angoisse plus qu’autre chose, de me projeter trop loin dans l’avenir. Je prefere penser court terme, une année maximum 🙂 .

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    • C’est vrai que ça a un côté très angoissant, de se projeter comme ça. C’est pour ça que je me suis laissée des objectifs très larges, que je n’ai pas voulu me mettre de pression. J’ai n’ai voulu non plus rentrer dans la course d’une Bucket List à finaliser avant mes 30 ans : je me connais, et j’aurais vite perdu de vue l’intérêt pour me focaliser sur le résultat ! 😉

      Quant à cette difficile période de fin d’adolescence et d’entrée brutale dans la vie d’adulte, je crois que j’arrivais plus efficacement que toi à me voiler la face pour n’en garder que le meilleur. Mais, objectivement, c’était vraiment une période difficile, et je crois que je n’aimerais pour rien au monde la revivre. Ce bilan m’a au moins permis de réaliser cela, et d’entrer plus sereinement dans la trentaine ! 🙂

      Du coup, je t’y rejoins joyeusement ! 🙂

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  10. C’est clair que la vingtaine est certainement une des périodes les plus riches dans une vie. Etudes (plusieurs parfois), travail (plusieurs souvent), histoires d’amour (diverses et variées), déménagements (là encore souvent multiples), puis parfois mariage et enfants (c’est du moins mon cas). Je crois que je la regretterai un peu, moi, ma vingtaine. Je n’ai rien vécu de très difficile (c’était plutôt pendant ma dizaine), par contre c’est vraiment la décennie où je me suis construite en tant qu’adulte. Et c’est vrai que j’y suis attachée (n’ayant pas aimé être une enfant, j’ai adoré être une jeune adulte, libre et fougueuse).

    Mais bon, c’est la vie, et dans un an et demi, j’y passe aussi ! (une de mes meilleures amies me disait avant-hier qu’il fallait qu’on commence à songer à préparer une grosse fête pour nos 30 ans… mince, déjà ?) Je crois que la trentaine sera la décennie de l’apaisement. Où on pourra commencer à profiter des fruits de ce que l’on a semé pendant notre vingtaine. Et franchement, ça ne fera pas de mal. Surtout que comme tu dis, une vie moins changeante, ça signifie plus de temps pour se consacrer à d’autres choses (ou aux choses auxquelles on n’avait pas le temps de bien se consacrer jusque-là), et je trouve ça très enthousiasmant 🙂

    Happy 30 jolie Louna !

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    • J’aime beaucoup cette idée de profiter des fruits que l’on a semé pendant la vingtaine : ça m’apporte de quoi apaiser ma peur du temps qui passe. D’autant plus, comme tu dis, si ça nous permet de nous réaliser sur d’autres aspects, plus secondaires, de notre vie.

      Allez, profite bien des presque 2 ans qu’il te reste du côté des jeunots ! 🙂

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  11. Joyeux anniversaire 🙂
    Comme le dit Chat-mille, tes déboires correspondent à la période où on change beaucoup. C’est normal qu’il y ait des accrochages. Pas facile de se construire ! En tout cas, le résultat a l’air très réussi, et je n’ai aucun doute que la trentaine te réservera de jolies surprises !

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  12. Lectrice silencieuse mais assidue je sors de ce silence pour te souhaiter un très bon anniversaire! Comme je me reconnais dans ce parcours avec des hauts et des bas et le chemin de cette vingtaine qui sert avant tout à se trouver! Comme ça passe vite et doucement à la fois ! (hâte d’avoir un copain, un job, un appart, un bébé…) et puis pouf c’est là. 30 ans déjà.
    Mais je crois que tu peux être fière de ton parcours jusqu’à tes 30 ans et de tous ces beaux projets que tu as pour la suite. Je te souhaite le meilleur.

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    • Oh, comme je suis ravie de te lire, Mathou ! Et bienvenue par ici, alors ! 🙂

      C’est tout à fait ça : pendant la vingtaine, on a hâte de tout, de voir notre vie se construire, on voudrait accélérer le temps ! Et puis, nos 30 ans nous rattrapent, et là, on se met à freiner ! 😉

      Merci pour tes voeux, et je te souhaite également plein de bonheur et de réussites ! 🙂

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  13. Tu m’as permis de me remémorer pleins de choses. J’ai un peu choisi de passer la trentaine sans me retourner et en avançant tout simplement. Au final, ton article me permet à moi aussi de faire le point. Personnellement vu mon adolescence, j’ai adoré la 20aine. J’avais enfin de vrais amis et j’y ai connu mes premiers émois amoureux même si cela n’était pas la partie la plus marrante. Et puis la thèse, comment passer 3 ans la tête dans le guidon à ne pas voir ta vie défiler, puis le premier vrai boulot, les première désillusions et les gros coups de mou. J’ai pas fini ma 20aine au meilleur de ma forme. Par contre je l’ai fini en beauté en épousant l’homme de ma vie. Celui qui a rendu mes 25 ans encore plus beaux et ma vie toujours plus riche. Du coup pour ma trentaine, j’avais des désirs simples, un boulot qui me plaise plus et fonder une famille ! Je crois que ça a bien commencé, j’espère que cela va se poursuivre.
    Je te souhaite une belle trentaine et j’espère qu’on franchira la quarantaine ensemble 😉

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    • Oh, j’espère que cette rétrospective sur ton propre parcours ne t’a pas trop affectée…. Ce n’est pas toujours évident, de prendre le temps de se retourner.

      Surtout que je vois qu’avec toi, la vie a joué un peu plus aux montagnes russes, durant la dernière dizaine.

      Mais tu as raison, ta trentaine a débuté sous les plus beaux hospices, et je suis persuadée qu’elle te réserve le meilleure ! 🙂

      Quant à franchir notre quarantaine ensemble, avec plaisir ! 🙂

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  14. Bon anniversaire ! J’aime beaucoup ton article, je pense que les épreuves qu’on traverse nous font grandir et évoluer, se connaître mieux aussi (même si tout ca, on le voit avec le recul et pas quand on a le nez dedans).
    Je suis comme toi facilement affectée par les relations aux autres, mais je peux te dire que de ma vingtaine à la trentaine, ça s’est beaucoup amélioré, et maintenant (j’aurai 34 ans en janvier), je me sens beaucoup plus confiante en moi qu’avant. j’arrive vraiment plus à prendre de la distance sur les choses, je m’affirme plus et je me rends compte que personne ne peut plaire à tout le monde.
    Bref, tout ça pour te dire que je pense qu’avec l’âge, l’expérience et l’évolution personnelle, tout ça s’améliore 🙂 ! Je te souhaite une très belle trentaine, bienvenue au club 😉 !

    Aimé par 1 personne

    • Merci Mariounche !

      Tes mots me rassurent énormément ! J’avoue que c’est l’impression que j’ai, de me faire de plus en plus confiance, mais de lire un témoignage direct, ça me confirme dans ce sentiment et nourrit cette confiance toute neuve : merci à toi ! 🙂

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  15. Joyeux anniversaire (un peu en retard)! Je ne sais pas si j’aurais été capable de faire un bilan de ma vingtaine! En tout cas, à 29 ans je venais de me marier et lorsque j’ai eu 30 ans nous étions en plein dans les essais bébés. Donc je n’ai pas vraiment ressenti l’envie/le besoin de faire un bilan sur les années écoulées. J’avais surtout hâte que mes projets se concrétisent! En tout cas bienvenue au club! Et tu verras, le temps passe encore plus vite! (Peut-être aussi parce qu’on a des enfants?). Dans 3 mois ce sera 33 pour moi! Snif!!! Déjà!!! Je ferai peut-être un bilan à 35… ??? 😉

    Aimé par 1 personne

    • Oui, j’imagine qu’en plein dans les essais bébé, on n’a pas vraiment besoin d’un tel bilan : la vie nous pousse au contraire vers l’avant, vers la suite ! C’est aussi une jolie manière de marquer le passage de cette étape particulière ! 🙂
      Et oui, pourquoi pas un bilan à 35 ans, en mode avant/après mes 30 ans ? Ça m’a l’air d’être une excellente idée ! 🙂

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