Education, Je me questionne

Et si elle était différente ?

20190610_1436471493171156431239394.jpgÇa fait déjà quelques temps que cette idée me trotte dans la tête. Presque un an, en fait.

Depuis cette petite remarque de sa maîtresse, l’année dernière, en passant, le dernier jour de l’année scolaire : « C’est pas facile, d’élever des enfants comme elle. »

Une partie de moi s’est sentie soulagée d’être enfin comprise, d’être enfin légitime dans toute cette énergie dépensée à faire grandir notre fille aînée. Oui, on en a bavé. Oui, on en bave encore souvent, on est sans arrêt en train d’ajuster, de veiller au grain, d’anticiper le trop plein d’émotions et la sournoise fatigue.

Mais cette petite phrase a ouvert une brèche, une possibilité qui, dans un sens, est libératrice. Ce n’est pas forcément parce qu’on est pas doués ou trop laxistes, qu’on galère. C’est peut-être parce qu’elle n’est pas tout à fait comme les autres enfants de son âge.

J’ai longtemps hésité à venir partager ces questionnements ici : peur de passer (encore une fois) pour la mère inquiète, peur du jugement des autres, peur de violer son intimité aussi, et qu’elle me le reproche dans quelques années.

J’espère ne pas regretter de vous livrer tout cela. Peut-être que j’y trouverais de l’aide ou des idées, des témoignages similaires et bienveillants ? Peut-être aussi que de coucher tout cela sur le papier me permettra d’y voir plus clair et de continuer à l’accompagner, peut-être même encore un peu mieux ?

Parce qu’on en vient au sujet qui fâche : ça veut dire quoi, au juste, être différente ? Hypersensible, précoce, atypique…. tous ces mots et plein d’autres encore pourraient la décrire. Mais n’est-ce pas le cas de tous les enfants ? N’est-ce pas la dernière tendance de la parentalité, après l’éducation bienveillante, que de trouver un adjectif à la mode pour décrire sa progéniture, plutôt que de se dire que chaque chemin est différent et que ces étapes sont simplement normales sur le chemin qui fera de notre enfant un adulte ?

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J’ai peur de tomber dans le cliché. J’ai peur, surtout, de la mettre dans une case et de ne juger ses comportements, ses émotions et ses réactions qu’à l’aune de ce diagnostic.

Il est encore bien trop tôt pour employer ce genre de vocabulaire, je le sais : nous n’allons pas commencer demain la tournée des spécialistes pour essayer de mettre le doigt sur ce qui est différent chez elle, de nommer et classifier cette différence. Nous n’en sommes pas là, nous ne sommes pas prêts et, je l’espère, nous n’arrivons jamais à tout cela.

Cette année, elle a eu la chance d’avoir une maîtresse extrêmement attentive à tout cela, à ses comportements parfois hors norme, à ses facilités et à ses limites, à ses trop plein d’émotions, et à sa timidité, aussi. Une maîtresse qui l’a accompagnée sans la juger, sans la brusquer. Une maîtresse qui lui a fait un bien fou. Et qui, doucement, nous conseille quelques lectures, pour l’accompagner encore mieux ou plutôt, un peu plus facilement.

Parce que malgré les montagnes russes, je le sais, on arrive à être à la hauteur, avec son papa. Malgré l’usure parfois, la fatigue, la débauche d’énergie, malgré la présence de sa petite soeur, malgré ma nouvelle grossesse et l’arrivée d’un nouveau petit être à choyer à l’automne, son papa et moi, on assure.

Mais on fatigue, on se questionne, on s’épuise, encore et encore. Alors si un bouquin pouvait nous aider à mieux la comprendre, ça serait pas de refus.


Et vous, est-ce que vous avez parfois le sentiment que votre enfant ne réagit pas tout à fait comme les autres ? Est-ce qu’on vous a déjà fait des remarques ou donné des conseils ? Est-ce que vous avez des lectures à me recommander ?

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34 réflexions au sujet de “Et si elle était différente ?”

  1. Mon aînée est une enfant hypersensible également. J’ai lu récemment deux bouquins qui m’ont un peu libéré, le premier c’est «J’aide mon enfant hypersensible à s’épanouir» de Tomassella je crois. Et le deuxième était sur ceux qu’on avait les Zèbres, à savoir les personnes atypiques / surdouées. Je ne la pense pas surdouée mais le côté atypique abordé dans le livre m’intéressait. Je ne sais pas si nos filles se ressemblent mais par contre je me retrouve dans les difficultés parentales que tu mentionnes. On s’ajuste, on lit, on essaye, on se trompe et on hurle, on recommence. On sort de certaines soirées épuisés parce que les émotions sont trop fortes et qu’elle crie beaucoup et s’énerve pour tout. On se retrouve encore une fois devant ce même couloir d’école devant lequel on la laisse chaque matin depuis un an et il faut encore la pousser pour y aller, alors même qu’on sait qu’elle se sent bien à l’école. Et à côté de ça, quand on lui a dit qu’on la trouvait trop petite pour partir sans nous pendant deux semaines ( 6 ans, elle a), elle a répondu «Non je vais aimer ça, j’ai envie de me retrouver un peu seule»…

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    1. Merci beaucoup pour ton retour. Au détour de nos conversations et de tes articles, j’avais déjà pressenti qu’il y avait quelques similitudes, ou au moins des difficultés parentales très similaires.
      Ça me fait du bien, de savoir ça, merci.

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  2. Comme je te comprends… Avec Mister M. nous appréhendons énormément la rentrée de la Biscotte à l’école : à 3 ans elle parle plus que parfaitement, elle dessine des bonhommes très détaillés, c’est une boulimique de lecture (elle peut passer, sans exagération, des heures plongée dans des livres). Bref, tous ceux qui la croisent lui donnent spontanément entre 4 et 5 ans (et qui plus est physiquement elle est dans le haut des courbes). Tout cela ajouté à une grande sensibilité (elle est empathique à l’extrême, très attentionnée et protectrice) fait que parfois ça deborde et le quotidien devient épuisant !
    Alors nous allons essayer d’être vigilant et à son écoute mais j’ai moi aussi un peu peur de passer pour la maman sur protectrice…
    Alors bon courage, et je suis preneuse si tu trouves des lectures sur le sujet ! ❤

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    1. En effet, il y a pas mal de similitudes chez nos aînées. Mais peut-être que justement l’école sera libératrice pour elle ? Elle est encore très jeune et le système scolaire sera peut-être très motivant et cadrant pour elle ?
      Vous verrez, mais j’espère que vous trouverez, et elle la première, un bel équilibre à la rentrée !

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  3. Bonne chance… Je me pose aussi beaucoup de questions sur ma fille. Certains la qualifient de « très éveillée » disons. Elle ne va pas encore à l’école, mais on est partagé entre le fait que ce sera cool pour elle (pleins de choses à faire et à découvrir) et la peur qu’elle s’ennuie (en fin de petite section : reconnaître le 1 et le 2 et son prénom… qu’elle reconnait déjà ainsi que les chiffres jusqu’à 9). J’ai lu pas mal de choses sur Internet, et je suis aussi à la recherche de bon bouquins sur le sujet. Elle est encore trop petite, on attend de voir ce que les instits vont dire. Mais en tout cas, je te soutiens sur le coté très fatiguant, beaucoup de demandes, beaucoup de cris/pleurs/joie (tout en même temps).

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    1. Oui, en effet, vous verrez au fur et à mesure avec ses enseignants : peut-être qu’elle sera très stimulée par l’école et très en demande. Si l’instit est attentif et disponible, comme celle que ma Poupette a eu cette année, ça peut se passer super bien. Et sinon, on s’échangera des lectures….!

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  4. Je n’ai pas de conseil ou de lecture à te proposer, Tess étant pour le moment une enfant plutôt facile à élever. Je te souhaite de trouver des pistes pour vous guider. Je t’envoie aussi un peu de courage et d’énergie pour ces périodes qui sont parfois un peu plus difficiles.
    Mais, une chose est sûre, je suis certaine que vous êtes des supers parents pour elle 🙂

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  5. J’aime ton article, c’est pas facile de parler quand nos bébés / enfants sont différents. Le mien n’a encore que 10 mois mais autant que je n’aime pas étiqueté, j’ai un bébé aux besoins intenses depuis sa naissance et ça ne s’améliore pas avec les mois. Tous les jugements sur nos compétences parentales quand on croit que c’est nous qui faisons quelque chose de pas correct et que c’est pour ça qu’il est ainsi. Avoir un bébé qui est hypersensible au bruit, aux odeurs, à la lumière et qui ne dort jamais plus de 3 heures d’affilé, ça laisse des parents fatigué et démuni devant cette situation. J’espère que mon fils aura la chance de croiser le chemin des enseignants qui aura cette même compréhension.

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    1. Oui, tu as raison, ce n’est pas facile du tout d’aborder ce sujet : on ne se sent pas forcément légitime alors qu’en réalité qui connaît mieux que nous notre enfant ?
      Je n’ai pas connu ce que tu décris, mais je n’ose pas imaginer les doutes et la fatigue accumulée : prenez soin de vous, et continuez à être à l’écoute de votre petit, courage ! ❤

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  6. Mon fils est différent également. Différent sans étiquette et il n’y a pas de souci. On s’est inquiétés lorsque plus jeune, il ne s’intéressait pas aux autres enfants et qu’il avait des goûts différents des leurs, des nuances extrêmement développées dans sa manière d’appréhender les choses pour un enfant de 3-4-5 ans.Il est également hyper sensible au bruit. A 7 ans, il a, maintenant, quelques copains mais il continue à préférer rester seul plutôt que de participer à quelque chose qui ne l’intéresse pas. Il est très solitaire mais il est heureux donc on s’inquiète moins…

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    1. Merci de ton retour, extrêmement rassurant. Tu as bien raison, pas forcément besoin d’étiquette. Ce qui nous inquiète dans notre cas précis, c’est plutôt l’éventuelle inadéquation avec le système scolaire si rigide et si normatif : je me dis qu’il faudrait essayer d’anticiper ce genre de difficultés en amont, mais ce n’est pas évident….

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  7. L’important est vraiment d’être attentif. J’ai lu quelques livres, des articles de blog ou venant de site plus spécialisés. Mon grand aussi est dans ce cas. J’ai toujours su qu’il était différent des autres enfants de son âge mais avec son papa nous répondions à ses demandes, nous étions à l’écoute (nous le sommes toujours!) et quelque part, on se retrouvait aussi en lui. En moyenne section, il s’est mis à l’écart, dans sa bulle, et a été pris en charge par une maître G du RASED, qui m’a fait un retour très négatif de mon fils. A l’époque, nous habitions dans une ville de la banlieue parisienne, populaire, où de nombreux enfants avaient des problèmes de comportement. Nous avons eu peur pour lui, pour son avenir… Nous lui avons fait passer les tests chez une psychologue qui ont bien été dans le sens d’un haut potentiel et d’une hypersensibilté, et nous avons déménagé en province, dans la ville natale de mon mari. Et là, il s’est épanoui, s’est intégré très vite, a appris à lire en quelques semaines en grande section… Il a eu de la chance cette année de tomber sur une maîtresse de CP géniale qui lui donne du travail en plus pour ne pas qu’il s’ennuie, et nous continuons à lui apporter autre chose en dehors de l’école (ateliers philo, sport, codage,…), en ce moment à 7 ans, il se passionne pour la culture asiatique. Il n’a aucune prise en charge particulière.
    Des remarques sur notre façon d’être, de faire, malheureusement, il y en aura toujours. J’ai appris à prendre du recul par rapport au regard des autres, je ne prends que ce qui est constructif, le reste, je m’en fiche. Ecoute ton instinct et ta fille!

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    1. Quel témoignage rassurant ! Au moins dans la deuxième partie, qui montre que vous avez réussi à trouver ce qui convient à votre petit garçon et lui permet de s’épanouir.
      J’espère aussi que notre fille pourra bénéficier d’enseignants si attentifs et bienveillants.
      Et oui, tu as raison, l’essentiel est d’être attentif, mais c’est parfois vraiment usant….

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  8. Je n’ai pas de piste ni de conseil à te donner. Je te souhaite bon courage en espérant que d’avoir pu poser des mots t’ont permi d’y voir un peu plus clair. Ait confiance en toi, tu n’es pas une maman plus inquiète ou plus stressée qu’une autre.
    Je te souhaite que vous trouvez des réponses et des solutions à toutes vos questions pour pouvoir avancer plus sereinement. Mais qui a dit qu’être parent était simple ? C’est un rôle magnifique, mais parfois tellement difficile. 😘

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  9. Pour l’instant, la maitresse de FeuFolet m’a beaucoup parlé de ses (incroyable) aptitude en math (alors que moi, j’étais déjà abasourdi par ses progrès en écriture 😱)
    Pour le reste, on verra, l’an prochain, il entrera dans une filière bilingue, très encouragé par sa maîtresse.

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  10. J’ai vécu ces questionnements et ces remises en cause de moi-même par moi-même et par les autres jusqu’à ce que nous ayons un diagnostic pour notre petite (elle a une maladie orpheline). Avoir un diagnostic a été très difficile mais aussi libérateur : ce n’était pas moi qui étais surprotectrice, qui m’inquiétait pour rien, etc., j’avais juste raison depuis sa naissance. Avoir un diagnostic n’est pas forcément coller une étiquette à un enfant, c’est aussi l’aider à mettre un nom sur ce sentiment de différence et, éventuellement, mettre en place les aides dont il a besoin.
    Bon courage !

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    1. Merci de ton retour si intéressant. On verra ce vers quoi nous oriente la maîtresse et le psychologue scolaire, l’année prochaine. Et oui, avoir un diagnostic peut débloquer énormément de choses, j’en suis bien consciente !

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    1. Oui, je me suis beaucoup reconnue dans tes mots, d’autant plus que nos grandes ont le même âge et que je pense qu’on traverse / a traversé des phases de questionnement similaires.
      En ce moment, je me laisse l’été pour digérer, accepter et voir ce que la rentrée et une nouvelle maîtresse nous apportera. Mais avec grand plaisir pour en discuter en MP 😘

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  11. Au-delà d’un livre, je vous conseille plutôt un véritable diagnostic réalisé chez un.e psychologue spécialisé.e dans cette problématique 🙂

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  12. Merci d’avoir écrit cet article Louna. Ta façon de poser les choses, les questions que tu te pose, les angles de vue que tu aborde sont très clarifiant pour moi, et je ne trouve pas ça « prétentieux » de ta part, au contraire. Concernant l’hypersensibilité, tu sais qu’on en a un exemplaire à la maison. Je trouve que l’école l’a énormément aidé là dessus, et qu’il arrive à mieux se maîtriser maintenant. Bon, parfois, ça déborde beaucoup trop. Mais je n’ai pas ta patience, ni la capacité de poser mon esprit lorsque les crises arrivent. On a juste intégré cela dans notre quotidien, et pour l’instant il y a encore deux armes magiques qui fonctionnent encore bien : le câlin et les doudous. Et franchement, s’il doit avoir recours à ses doudous même quand il aura 7 ans, je m’en moque un peu, je trouve ça hyper rassurant qu’il ai trouvé ces 2 moyens là pour se ré-assurer et se calmer. Quant au côté intellectuel, il a de la chance cette année, sa maîtresse lui « donne à manger ». Nous aussi (pour l’instant on peut !), et j’ai l’impression que cette année il a trouvé un équilibre qui lui convient bien. Je sais qu’il y a des enfants à haut potentiel qui s’intègrent très bien au système scolaire, quand d’autres n’y arrivent pas. Je ne sais pas encore quel élève il sera. Je sais qu’il faut qu’on soit vigilants, je me renseigne sur ces points de vigilance. Mais, comme toi, je me refuse de mettre la charrue avant les boeufs et de lui mettre une étiquette tant qu’il n’en a pas besoin.
    En fait, je me rend compte que des enfants comme ça, ce n’est pas si rare. Et il me semble, dans les statistiques, que les enfants « précoce et hypersensibles » sont aussi nombreux que les enfants avec des « difficultés ». En revanche les enfants précoces ont longtemps été stigmatisés, et leurs parents aussi, alors qu’ils ont tout autant besoin d’attention. Donc peut-être qu’en brisant les tabous qui les entourent, on pourra commencer à les aider un peu. Et ton article participe à briser ce tabou. Alors merci 🙂

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    1. J’ai été extrêmement touchée de lire tes compliments sur cet article, merci ❤
      Et je sais aussi que nos parcours dans la parentalité se ressemblent en de nombreux points : c’est rigolo de voir qu’on arrive aux mêmes conclusions après quelques années, comme si ce n’était pas par hasard qu’on ait partagé ces difficultés du début….
      En tout cas, je vois que, là encore, nos approches se rejoignent : affaires à suivre, donc ! 😉

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  13. Je sais qu’il y a une collection « J’aide mon enfant différent à s’épanouir » et aussi un spécial sur les enfants hypersensibles. J’espère qu’ils pourront t’aider. Si les livres ne t’apportent pas de réponses, peut-être qu’un accompagnement avec un professionnel pourrait vous soulager ? Vous permettre de trouver des réponses ? Des pistes ?

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    1. Merci pour les conseils de lecture ! Et oui, en effet, on va voir dans les mois qui viennent si un accompagnement pro nous paraît nécessaire pour nous donner quelques clés ou nous aider à plus long terme

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  14. Bonjour Miss Lune.
    Le sujet que tu abordes me touche beaucoup car j’ai été touchée par les mêmes questionnements et les mêmes réflexions concernant ma propre fille.
    J’avais écris plusieurs articles qui en parlaient peut-être à demi-mots :
    https://encore-du-temps.blogspot.com/2017/07/se-sent-elle-differente.html
    https://encore-du-temps.blogspot.com/2017/04/ma-fille-est-exceptionnelle-super-test.html
    Comme toi, j’ai été soulagée lorsque mes soupçons ont été confirmés par sa maîtresse qui l’avait qualifiée de TRES atypique. (je pense d’ailleurs que je ne voulais la scolariser que pour ça, pour avoir CE regard et entendre CES mots… !) Petit à petit, le soupçon est devenu une évidence.
    Depuis, j’ai trouvé des personnes avec qui je pouvais aborder la question en toute sincérité et cela m’a bien libérée.
    Dans mon travail, je suis amenée à travailler avec des enfants qui ont tous un petit quelque chose qui fait qu’à l’école, tout ne tourne pas rond. Mon travail consiste justement à amorcer ce que la maîtresse de ta fille a fait : un petit coup de pouce qui fait que les enfants que je rencontre se sentent à leur place, quelque soit leur petit truc à eux.
    Ce travail m’a permis de relativiser sur la différence et d’accepter les enfants, les adultes, comme ils sont.
    Pour ma fille, j’accepte son « petit » truc (enfin, assez gros quand même, bien qu’invisible). Quand on me le reproche, quand on met en doute l’éducation qu’elle reçoit, je préfère hausser les épaules et lui faire confiance à elle.
    Côté lecture, je n’ai jamais été beaucoup aidée pour la littérature spécialisée « enfant différent ». J’ai trouvé plus de ressources dans les ouvrages de M. Montessori ou dernièrement dans le livre « Montessori de 6 à 12 ans », ou dans des livres sur la communication non violente (que j’enseigne à ma fille, cela nous aide tous à bien nous comprendre) ou chez Krishnamurti, plus philosophique, qui m’aide à rester authentique dans mon rôle de mère et dans ma personne.
    Belle journée à toi.
    Céline…

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    1. Oh merci pour ton message et pour ce témoignage ! Tu as raison, il y a un cheminement vers l’acceptation qui est la première étape vers un fonctionnement plus apaisé pour tout le monde, et notamment pour les parents : je crois qu’on y est enfin. Pour la suite, on va voir ce que les mois qui viennent nous réservent et comment on sera guidés.
      Quant aux lectures, merci de ton retour : je vais voir ça !

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