Je couve, Je me questionne

Je n’aurai jamais d’enfants rapprochés

img_20181205_134948_0274267338849722631888.jpgC’est un fait que je commence lentement à réaliser : je n’aurai jamais d’enfants rapprochés.

Je suis bien consciente que cela est secondaire, que j’ai déjà une chance inouïe d’avoir deux enfants en bonne santé. Je sais aussi que l’aventure de la maternité, de la grossesse, ne m’est pas non plus encore complètement fermée.

Même si ces derniers jours j’ai du mal à me projeter.

Même si parfois tout cela me paraît trop risqué, trop douloureux.

Mais une chose est sûre : je n’aurais jamais d’enfants rapprochés.

Et cela fait un deuil supplémentaire à surmonter.

Mon image idéalisée de la fratrie

Je ne sais pas bien d’où cela me vient, mais du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours regretté de ne pas être plus proche en âge avec ma soeur.

Nous avons 3 ans et demi d’écart, et tout au long de mon enfance, cela m’a paru trop. Ce ressenti s’est encore amplifié à l’adolescence et j’ai le sentiment que nous avons vécu notre entrée dans la vie adulte chacune de notre côté.

Bien évidemment, je suis consciente que cela tient tout autant à nos personnalités respectives qu’à notre écart d’âge, et que cette volonté farouche d’avoir des enfants proches en âge vient d’une projection probablement un peu stupide de l’idée que je me fais de leur relation.

On ne peut pas maîtriser grand chose, quand on donne la vie, je le sais. Mais j’ai envie de tout faire pour offrir à mes enfants cette complicité que j’ai parfois regretté de ne pas partager avec ma soeur.

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Et ces mères-là

Celles qui réussissent à enchaîner, celles qui gèrent un petit qui sait à peine marcher tout en trimballant un beau bidon rond, celles qui se demandent si elles ne devraient pas investir dans une poussette  pour jumeaux, celles qui ont deux petits à récupérer à la crèche, celles dont les enfants se croisent dans la cour de récré, à l’école maternelle.

Ces mères-là, je les envie. Là où d’autres verraient autant de contraintes et de galères à surmonter, moi j’imagine le reste, le bonheur et le sentiment d’accomplissement devant une complicité évidente au jour le jour.

Ce n’est pas bien glorieux, ce que je vous livre là, mais ce n’est pas rare que je compare, que je me mette à leur place, que je calcule les différences d’âge entre leurs enfants et les miens, que j’imagine à quelle date ça m’aurait fait tomber enceinte, etc…

Je ne sais pas pourquoi je suis obsédée par cette idée de différence d’âge, pourquoi je suis si envieuse de ces fratries de tout-petits, de ces écarts si réguliers entre les bébés des autres.

Bref, ces mères-là, ces mères d’enfants rapprochés sont de véritables warriors à mes yeux.

Et l’espace d’un instant, j’ai cru pouvoir être l’une d’elles.

Sauf que

Sauf que la vie m’a rattrapée, à deux reprises.

Une première fois après la naissance de ma grande Poupette, et sa première année de vie qui a été si difficile à vivre pour moi. Si difficile qu’il m’a fallu attendre 18 mois pour éprouver à nouveau l’envie de chambouler notre fragile équilibre en invitant un nouveau petit bébé dans la famille.

Et une deuxième fois il y a quelques semaines, alors que je réalisais dans un mélange de panique et de bonheur indicible que ma Nymphette serait encore si jeune au moment de devenir grande soeur.

La perte de cet enfant qui aurait eu moins de 2 ans d’écart avec Nymphette me force à faire le deuil de cette vision idéalisée. Je ne serai jamais la mère d’un enfant en bas âge enceinte jusqu’aux yeux.

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Je ne sais pas si vous me comprendrez, si mon ressenti fera écho à votre histoire de mère. Mais je crois qu’on a chacun ces petites cases à cocher, ces petits objectifs de vie qui peuvent paraître si insignifiants aux yeux des autres, et qui pourtant fonctionnent comme autant de petits moteurs qui nous font avancer dans la vie, jour après jour.

Certes, ça peut paraître insignifiant, mais là, tout de suite, c’est une perte que j’ai beaucoup de mal à accepter.

 

 

47 réflexions au sujet de “Je n’aurai jamais d’enfants rapprochés”

  1. Je comprends ce deuil important et (implacable) à faire pour toi. J’ai 5 ans d’écart avec mon frère et j’ai même des demi-frères / sœurs avec presque 12 voir 18 ans d’écart et nous ne sommes pas très proches et pour moi ce n’est pas une question d’âge. Je crois que l’on peut pas prédire la nature des relations fraternelles car il y a tellement de paramètres qui entrent en jeu comme la personnalité ou encore l’éducation. Qui a dit qu’il y avait un âge idéal pour avoir une belle complicité ? Ce sont des barrières invisibles qui nous font parfois souffrir et qu’il faut abolir …

    Tu as le droit d’avoir un souhait et c’est légitime d’être triste de le voir s’éloigner mais parfois on réajuste ses rêves, on s’adapte à la situation et on fait confiance en l’avenir : qui sait dans 10 ans tu écrireras un article nous relatant la belle relation de tes enfants avec leurs âges certes éloignés pour toi mais sans importance pour eux 😉

    Mes pensées les plus positives ❤️

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  2. Je pense que l’écart d’âge n’entre pas en jeu dans la relation au sein d’une fratrie, mais plutôt les caractères et la personnalité de chacun.
    Je pense que ce qui te pose problème c’est de faire le deuil de cette famille que tu idéalisais et dont tu rêvais. Je crois que c’est qu’il y a de plus dur, ne pas pouvoir réaliser ce en quoi on croit. D’autant plus avec ce que tu viens de traverser n’aide pas vraiment. C’est encore tout frais et douloureux. Avec le temps, les blessures cicatrisent, un nouvel avenir et de nouveaux rêves s’offrent à nous. Crois en toi, crois en l’avenir, crois en ta famille, crois en celle qui se construit même si elle est un peu différente de celle dont tu as rêvé.
    Je pense bien à toi.

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    1. Oui tu as raison, c’est le deuil de cette famille idéalisée que je dois faire. Et ce n’est pas facile. Même si, comme tu le dis, ma famille réelle continue de se construire, et si différente soit-elle de celle de mes rêves, elle reste ma famille.

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  3. C’est dur, de faire un deuil comme le tien, il y a plein de choses à accepter sur des niveaux différents… l’écart d’âge, le timing, ça en fait partie. J’ai la chance d’avoir 20 mois d’écart avec l’une de mes sœurs. On a été très proches dans notre enfance et je pense que notre faible différence d’âge en est une des raisons. Moi aussi après la naissance de mon aînée j’ai voulu tomber enceinte le plus vite possible pour recréer cette complicité. MAIS je vais nuancer. D’abord, du point de vue de l’enfant que j’étais, j’ai toujours été très soulagée d’avoir sauté une classe et d’avoir 2 classes d’écart avec ma sœur – 1 seule me semblait trop peu, je tenais à être dans la norme de mes copines ET significativement plus grande (surtout qu’elle me rattrapait en taille, la bougresse). Et du point de vue de la maman, j’avoue que j’ai finalement été reconnaissante d’avoir un bébé alors que ma fille était déjà propre, marchait, faisait tout un tas de choses en autonomie. Je me demande comment j’aurais fait avec deux bébés (ou trois ?), et j’admire celles qui y arrivent ! Au final, les filles sont proches et jouent ensemble, ma grande est câline avec sa sœur, ma petite est en admiration… c’est tout ce que j’espérais. Je te souhaite de trouver toi aussi beaucoup de bonheur dans la fratrie qui se constituera sous ton toit, avec ou sans enfant supplémentaire. La cause est dans le future, comme dit notre life coach préférée…

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    1. La cause est dans le futur…. j’ai tellement de mal à croire en ça, pas toi ?
      Merci de ton retour en tant qu’enfant rapprochée et en tant que maman…. même si tu viens à la fois me confirmer le côté complicité pour les enfants et warrior pour les mamans 😉

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  4. Avec mes frère et sœurs, nous avons deux ans d’écart à chaque fois. Et si on s’entend très bien, je ne cois pas que l’on puisse dire que l’on soit complice comme j’ai l’impression que tu l’es avec ta sœur. Je pense vraiment que c’est plus une question de personnalité que d’âge.
    Ça me fait un peu pensé du pourquoi j’avais une préférence pour une petite fille (c’est plus calme, plus doux). Au final, mon fils est beaucoup plus calme et doux que sa sœur !!
    Ce sont des idéalisations que nous avons. Néanmoins, tu as bien le droit d’être déçu.
    Je te souhaite bon courage. J’espère que les fêtes te feront passer de bon moment 🙂

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    1. Oh oui, je suis tout à fait consciente que c’est un idéal qui ne l’est que parce qu’il n’est pas réel ! Mais oui, je suis déçue, en effet, et ça fait une épreuve de plus à surmonter.

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  5. Même si ma « déception » n’est pas la même, je te comprends 🤗
    J’ai eu de la chance, la conjoncture nous a poussé à lancé les essais pour LutinCoquin plus rapidement que prévu et il s’est installé tout de suite … cette fois-ci, il y aura 2 ans et 8 mois, moi, je trouves ça bien, mais on a déjà eu des remarques « comment, un troisième si rapproché… » 😥
    Au début, on pensait faire deux doublés, mais maintenant, avec la fatigue de cette grossesse et la déception d’attendre un troisième garçon, clairement, nos projets sont remis en cause et si quatrième il y a, il sera en décalé dans la fratrie (3 ans 1/2 – 4 ans) et ça m’angoisse 😓
    Après, si ça peut te rassurer, j’ai 7 minutes d’écart avec ma soeur et franchement, on a longtemps vécu (vivons toujours) dans deux mondes différents… il nous a fallu plus de 25 ans pour réussir à dialoguer 😥
    J’espère que tes filles te feront mentir et développeront une belle relation ensemble et avec le ou la troisième quand il pointera le bout de son nez 🤗

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    1. Oui, je pense que nos sentiments de déception doivent être assez similaires : ils viennent du fait qu’on ne peut pas tout maîtriser lorsqu’on donne la vie, et qu’il faut accepter ce lâcher-prise, même si tout ne correspond pas à nos plans.

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  6. Je te comprends tout à fait, même si pour moic’est un choix d’attendre les 3ans d’Aïnoha avant de lancer le petit 2e. Mon regret à moi, c’est d’avoir trop attendu pour être Maman ( contre mon gré). Je voulais être une Maman de 20 ans, raté. Comme pour toi cette petite case insignifiante ne sera jamais cochée.
    Alors cette case vide il faut la remplacer par plein d’autres, toutes cochées! Et je suis certaine que tu en as beaucoup avec tes puces 😊

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    1. Oui, c’est tout à fait ça : cette petite case non cochée qui nous titille et qu’il faut réussir à faire taire…. Et comme tu dis, le meilleur moyen reste de la remplacer par plein d’autres, mais là, je n’y suis pas encore !

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  7. Je suis désolée de ce qui t’arrive et je compatis sincèrement à ta détresse. Tu as absolument raison, tu n’as pas à te justifier, ton envie est à tout à fait légitime et ne concerne que toi, peu importe si d’autres ne la comprennent pas.

    Je te comprends d’autant mieux que j’ai 7 as et demi d’écart avec mon frère et que nous avons toujours été deux étrangers l’un pour l’autre, deux enfants uniques, en quelque sorte. Du coup, mes enfants n’ont que 27 mois d’écart, et encore, j’ai fait une fausse couche entre les deux.

    Ils ont longtemps été très complices, mais l’adolescence complique un peu les choses, le matin quand je les dépose au bus, chacun part de son côté, alors qu’ils vont dans le même collège. Je laisse faire en tempérant quand ça va trop loin (ma grande a été odieuse avec son petit frère lorsqu’il est rentré en 6e, craignant sans doute qu’il n’empiète sur son territoire) et en espérant qu’ils se retrouveront quand ils seront un peu plus grands.

    Je découvre ton blog, du coup je ne sais pas si tes filles sont complices, mais je pense que cela tient aussi, comme tu l’as souligné, au caractère des enfants, et je leur souhaite de vivre une chouette relation.

    Mon regret à moi ? J’aurais adoré avoir une grande sœur, un modèle, une confidente…

    Je t’embrasse et je t’envoie plein d’ondes positives pour t’aider à traverser cette période douloureuse.

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  8. Je tombe par hasard sur ton article, et il résonne douloureusement en moi. Depuis quelques mois, je suis sur le chemin du deuil de cet écart d’âge idéalisé. Mon mari freine des 4 fers pour lancer BB2 … et c’est foutrement dur, surtout que bien peu de gens ne comprennent, n’ont envie de comprendre, ce sentiment. Ils minimisent, le mot deuil est presque une insulte au deuil… et je m’en sens encore plus mal.
    Ta situation est plus difficile encore, parce que tu as vécu récemment… Je t’envoie plein de courage !

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    1. Je te comprends tout à fait, et c’est d’autant plus douloureux quand le couple n’est pas sur la même longueur d’ondes….
      J’espère que vous trouverez un compromis et que vous pourrez accueillir sereinement ce deuxième enfant dans votre famille.

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  9. Je comprends ta déception ert je la respecte mais j’ai toujours vu le côté négatif d’avoir un frère ou une soeur tres/trop rapproché. Il ne partagent pas seulement, ils sont obligés de partager. Mes enfants ont 3 ans et des poussières d’écart à chaque fois. Il ont eu tous le temps d’être le petit dernier. C’est ce que je souhaitais.
    Oh mais, wait a minute, pour les enfants rapprochés, il te reste la twin-option!!!🤣😗

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  10. Je comprends ta détresse, j’ai vécu là même l’an dernier après ma fc aussi car pour moi mes enfants devaient avoir moins de 3 ans d’ecart. On a des schémas en tête…et la vie nous les accorde pas toujours! Mais je rejoins les autres: j’ai un an et qqs d’ecart avec mon frère et il m’a fallu 15 ans pour renouer notre relation…pour moi la complicité tient du caractère et aussi de la façon dont les parents éduquent les enfants et leur enseignent la « non-rivalité ». Et ça ça dépend de nous! Courage, j’espere qu’un nouveau petit + viendra se loger dans votre famille bientôt et apaisera tes souffrances.

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    1. Oui, j’avais cru comprendre, lors de nos conversations privées, que ce point avait été douloureux pour toi également ❤
      J'espère que tu te rattrapes pleinement en sniffant du petit cou de bébé en ce moment ! 😉

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  11. Comme toi, j’ai 3 ans et demi d’ecart avec mon frère et je trouve que c’est trop. Mes enfants ont deux ans et qq jours d’écart (et auront peut-être bien 3 classes d’écart ^^ : un de toute fin d’année et l’autre du tout début). Notre 2e a 11 mois et on galère bien, surtout depuis l’entrée à l’école de son frère. Certes les deux commencent à jouer ensemble, mais l’aîné n’est toujours pas propre et refuse de faire des sieste même quand il est crevé (vive les fins d’aprèms compliquées 😒), la 2e ne fait ses nuits que depuis peu et je gère beaucoup les enfants toute seule…
    Bref on idéalise toujours la situation des autres. J’espère en tout cas que tu arriveras à apprécier totalement ta famille telle qu’elle est !

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    1. C’est sûr que c’est plus facile d’idéaliser la situation des autres puisqu’on s’en masque les inconvénients : j’en suis bien consciente ! Mais merci pour ton témoignage, et bon courage avec ces fins de journées bien trop épuisantes et ces nuits encore compliquées !

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  12. Oh Louna, je ne savais pas que tu accordais tant d’importance à des enfants rapprochés. Tu as raison sur tout. Quand la vie ne nous donne pas ce que nous projetions, à peu près tout le temps, le deuil est dur à faire. Et le cheminement personnel peut être très long. Alors un gros câlin de réconfort ❤ Et ce n’est pas parce que Poupette et Nymphette ne partageront pas la cour de récré de maternelle qu’elles ne seront pas complices. Ces deux petites mains qui se serrent augurent le meilleur pour la suite ❤

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    1. Eh oui, ma chère Camomille, et des performances comme la tienne me font carrément fantasmer…. Mais c’est la vie et, c’est à moi de trouver le cheminement pour accepter ma famille telle qu’elle est.
      J’espère en effet que ces deux petites mains liées sont les prémisses d’une complicité entre elles.

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  13. C’est un article émouvant… Je me retrouve beaucoup dans ce que tu exprimes : ces rêves un peu secrets qui ne se sont pas réalisés et pour lesquels on envie les autres, même si ce n’est rien de grave au fond et donc un peu honteux.
    Concernant l’écart d’âge je crois te l’avoir déjà dit ma soeur et moi avons exactement le même écart d’âge que tes deux filles et j’ai toujours considéré ça comme idéal si ça peut te rassurer 😉 . C’est vrai que parfois j’aimerais que P et C – qui ont aussi le même écart – partagent plus d’intérêts et d’activités mais ça vient de plus en plus déjà.

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    1. Oui, et je pense que c’est en partie toi qui as délié ma langue sur ce genre de secrets un peu tabous, un peu honteux.
      Et je sais que mes filles ont le même écart que ta soeur et toi, ainsi que tes fils, et ça me fait un immense plaisir de savoir que tu l’as trouvé idéal….

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  14. Ce que je te comprends. J’ai cet idéal grevé quelque part aussi mais la raison m’en éloigne.
    Ma maman a fait 3 enfants en 3 ans, du coup j’ai grandi avec deux acolytes et j’ai adoré ! J’aurais vraiment aimé avoir BB2 avant les 2 ans de la chocogrenouille, mais j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec ma fin de grossesse en plein hiver et je ne voudrais pas remette ça… Comme je n’imaginais pas aller pour 18 mois (de toute façon déconseillé en post césarienne), on va très certainement dépasser les deux ans. Mais comme disent les autres plus haut ça reste de la théorie tout ça, les relations humaines sont imprévisibles.

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    1. Ça me rassure de voir que je suis loin d’être la seule à avoir cet idéal quelque part au fond de moi, basé sur mon histoire et mon vécu en tant qu’enfant, et de voir aussi que là où d’autres arrivent très bien à suivre cet idéal, il y en a qui, comme moi, ont plus de mal pour plein de raisons diverses et variées. Ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à devoir faire ce travail sur moi.
      Alors je te souhaite le meilleur pour la suite des aventures dans la famille des Chocogrenouilles ❤

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  15. Tu ne trouves pas que tes filles sont rapprochées?
    Mes fils ont 26 mois d’écart, en gros deux ans en terme de tâches domestiques mais trois ans pour l’école, donc ils ne se croiseront pas à l’école.
    Moi j’ai plus de dix ans avec mes frères, on n’a pas le même père, on n’a pas toujours vécu ensemble, on n’est pas proches. Mon chéri a quatre ans avec sa sœur, il trouve que c’est un grand écart et voulait des enfants rapprochés. Malgré tout, c’est moi qui l’ai travaillé au corps pour le deuxième.
    Moi de toutes façons, dans les trois mois qui suivent l’accouchement, je me dis ‘plus jamais’ et puis plus ils grandissent plus j’en re-veux un, alors que je me demande pourquoi j’en ai fait deux et que je me dis plus jamais un aussi faible écart d’âge parce que purée, quand est-ce qu’on dort?

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    1. Non en effet, elles ont presque 3 ans d’écart (33 mois exactement 😉 ) et je ne trouve pas ça rapproché.
      Mais sinon, je te rejoins sur la lancinante question « quand est-ce qu’on dort ? ». Ici, ça faisait d’ailleurs aussi paradoxalement partie de l’équation pour avoir voulu un 3ème enfant rapproché : on ne voulait pas retarder le moment où on dormirait enfin, ni l’atteindre avant d’avoir un 3ème en route et regretter ensuite de replonger dans ces mois difficiles….

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  16. je te comprends, j’ai toujours rêvé d’enfants rapprochés, j’avais 15 mois d’écart avec mon frère et nous étions très proches, je rêvais un peu de cet écart là pour mes enfants ( qui ont finalement presque deux ans d’écart, donc assez proches quand même). Après je pense que le caractère joue aussi beaucoup dans la relation fraternelle et que un âge proche n’est pas une garantie. Bizarrement je ne me voyais pas avec un troisième rapproché des premiers par contre, l’idée (fausse) qu’un troisième casserait la relation entre mes deux grands… Comme quoi on a chacun notre vision idéale de la famille…. Et je comprends que c’est un deuil à faire pour toi.
    Je t’envoie plein de douces pensées…

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    1. En effet, on a chacun notre petit modèle en tête pré-établi, mais je retrouve beaucoup de témoignages de mamans qui voulaient leurs enfants rapprochés, comme toi parce que l’ayant vécu enfant elles souhaitent le reproduire, ou comme moi qui souhaite justement faire l’inverse.

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  17. Je comprends ton « deuil » mais pour la complicité, je ne serais pas aussi optimiste à ce sujet. Tout dépend du caractère des enfants. Certains vont avoir une complicité merveilleuse entre eux en jouant ensemble et faire des activités ensemble, et d’autres ça sera le contraire. Ma mère et ma marraine avaient 17 mois de différence et malheureusement la mayonnaise n’a jamais pris si je peux le dire ainsi avec beaucoup de méchanceté et de jalousie de la part de ma tante envers ma mère et ça jusqu’à son décès il y a dix ans. Donc pour moi avoir des enfants qui ont très peu de différence d’âge entre eux n’est pas forcément quelque chose d’acquis au niveau relationnel. Personnellement cette histoire familiale ne me pousse pas à vouloir des enfants d’âge très rapproché mais bon ça reste mon avis personnel, surtout que moi je suis fille unique et ne connais pas cette différence d’âge au sein d’une fratrie.

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  18. Je comprends ton ressenti et le deuil que tu dois affronter. Pour des raisons bien différentes, je suis en train de faire le même genre de deuil. Je n’ai jamais rêvé comme toi d’enfants vraiment rapprochés mais moi aussi, je trouvais que les 4 ans qui me sépare de ma sœur étaient bien trop pour une relation de complicité… Je m’imaginais donc avec des enfants ayant entre 2 ans et demi et 3 ans d’écart pour calquer la relation que ma sœur a avec mon frère. Et puis voilà comme tu le sais, ça ne marche pas… Si je tombe enceinte demain, Tess aura plus de 3 ans et demi à la naissance de bébé 2 et sera certainement même plus proche des 4 ans ou plus. C’est assez difficile à vivre pour moi aussi. J’ai une sorte d’inquiétude qui se crée autour de ça du coup mais bon, j’essaie de passer outre en me disant qu’il y aura bien d’autres avantages à cette différence d’âge un peu plus élevée que ce que j’aurais aimé.
    Plein de pensées pour toi 🙂

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  19. Déjà, bravo pour avoir écrit cet article, mis des mots sur une chose qui peut paraître « inavouable ». Je ne savais pas que tu souhaitais des enfants rapprochés. Je te comprend totalement, quant au schéma qu’on a en tête et qu’on souhaite réaliser. Quand j’ai cru faire une fausse couche lorsque j’étais enceinte de P’tit Matelot ça a été une de mes premières réactions aussi : de la tristesse car mes deux premiers enfants ne seront pas rapprochés (= moins de 2 ans d’écart). La vie a été plus clémente avec moi sur ce coup là, puisque bébé s’était finalement bien accroché. Tout ça pour dire que tu as le droit de ressentir cela. Je te souhaite de réussir à l’accepter.
    Je m’entend très bien avec ma soeur grâce à notre faible écart d’âge et au fait qu’on soit complémentaires. Mais elle a aussi une relation très forte avec mon frère alors qu’ils ont 5 ans d’écart, et là c’est clairement parce qu’ils ont beaucoup de points communs et des caractères similaires !

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    1. Eh oui, c’était un de mes souhaits inavouables, comme celui d’avoir au moins une petite fille, et je me dis qu’on ne peut pas être exaucé à tous les coups. Enfin bon, ça ne veut pas dire grand chose de dire ça, mais disons que je me console comme je peux.
      Moi aussi j’aurais aimé vivre cette aventure d’être une maman de deux tout-petits et je comprends cette tristesse qui t’a saisie à l’idée de perdre cela puisque je suis en plein dedans….

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  20. Je te comprends, c’est difficile de faire le deuil de la famille imaginée. J’ai toujours rêvée d’une famille nombreuse avec des enfants proches en âges. Mes deux premiers ont presque 21 mois d’écarts. J’aimerais un 3e, j’envisageais dans l’idéal 2 ans d’écart avec le deuxième mais mon second a déjà 18 mois et on se remet tout doucement de la première année, le rythme est assez intense avec des petits en bas-âge alors on a toujours pas commencé les essais. Je suis partagée entre mon idéal et la peur de ne pas réussir à gérer trois petits de moins de 4 ans. Autrement, je trouve que des enfants de moins de 3 ans d’écarts sont rapprochés. J’ai 2 ans et 8 mois de différences avec ma soeur et on s’entend à merveilles, on est très soudée depuis toujours, je crois que c’est surtout parce qu’on est deux filles et que l’on se ressemble beaucoup, on a les mêmes goûts… Après c’est très difficile de surmonter l’épreuve que tu traverses car dès le test de grossesse on se projette et c’est dur quand tout s’arrête brusquement. Je te souhaite une belle nouvelle prochainement, prend bien soin de toi.

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    1. Oui, c’est tout à fait cela : dès le test de grossesse, le planning se met en place dans la tête, et c’est tellement douloureux de l’abandonner….
      Je te souhaite à toi aussi de réussir à constituer une famille qui vous convienne, même si ce n’est pas exactement celle idéalisée.
      Bon courage !

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  21. Oui, c’est tout à fait cela : dès le test de grossesse, le planning se met en place dans la tête, et c’est tellement douloureux de l’abandonner….
    Je te souhaite à toi aussi de réussir à constituer une famille qui vous convienne, même si ce n’est pas exactement celle idéalisée.
    Bon courage !

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  22. J’ai 7,5 ans d’écart avec ma soeur et je m’étais jurée de ne pas avoir des enfants avec tant d’écart. Et puis il y a eu un divorce et un remariage et donc au moins 6-7 ans d’écart. Si on était pas passé par la case PMA et ma fausse couche. Au final, ils ont douze ans et demi d’écart et une relation très touchante. Mon grand s’occupe avec beaucoup d’amour de sa soeur qui est en complète adoration devant lui.
    Avec le délai d’attente dû à la césarienne et le passage obligé par la PMA (et donc le fait qu’il faut de toute façon que j’ai arrêté d’allaiter pour refaire un essai), si on a la chance d’avoir un troisième enfant, il y aura au moins trois ans d’écart avec notre bébé miracle. Mais je sais déjà que le grand frère serait ravi de ce petit frère ou petite soeur, lui qui a tant attendu sa soeur.
    Alors je peux tout à fait comprendre ce que tu ressens; pour moi, ce qui est toujours un peu douloureux, ce sont ces femmes qui tombent enceinte presque par hasard, alors qu’on galère tellement.

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    1. Merci de ton témoignage si touchant. En effet, parfois la vie en décide autrement et il nous faut réajuster l’image de notre famille idéale. On connaît alors d’autres bonheurs et tu le décris si bien lorsque tu évoques la relation entre ton fils et sa petite soeur ❤
      Merci de tes mots

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