Instant de grâce

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En ce moment, entre Poupette et moi, c’est le bonheur. Et comme ça n’a pas toujours été aussi simple de trouver ma place de cette famille qui est la mienne, j’en profite pleinement.

Depuis quelques mois maintenant, nos relations ont beaucoup évolué. Avant, j’avais l’impression d’être le parent qui soigne, qui organise, qui s’occupe de la logistique et des repas, qui baigne, qui dorlote. Ça fait déjà beaucoup, on est bien d’accord ! Mais j’avais aussi le sentiment d’avoir moins de facilités à être le parent qui joue, qui taquine, qui se lève en forme le matin, qui profite des petits bonheur du quotidien.


Et puis, nous sommes partis en vacances.

Et puis, j’ai dit stop à la course et j’ai cherché à me concentrer sur l’essentiel.

Et je suis heureuse de constater qu’en si peu de temps, il y a eu de vraies différences dans notre relation, à Poupette et moi. Ma petite fille est tendre avec sa maman, douce, attentionnée. Oui, cette même petite fille qui n’en avait qu’après son papa d’amour me réclame et recherche ma compagnie.

Je sais bien que ces comportements sont cycliques, et que d’ici quelques mois, nous aurons probablement besoin de toute notre patience pour affronter les crises d’opposition symptomatiques du Terrible Two. Alors du coup, en attendant, je profite.

Et je profite d’autant plus avidement que je vais laisser ma petite fille pendant plus de 15 jours avec son papa et filer à l’autre bout du Monde… Mais ceci est un autre sujet dont je reviendrais probablement te parler plus tard.


Je profite de nos retrouvailles les soirs de crèche, quand Poupette m’aperçoit et qu’elle laisse en plan son activité pour courir dans mes bras. Alors que j’essaie d’échanger deux mots avec la puéricultrice pour savoir comment s’est passée sa journée, je savoure ses petites tractions insistantes sur ma jambe et sa voix fluette qui me répète inlassablement « Allez mamaaaaan, viiins ! »

Sur le chemin du retour, on s’arrête au square pour jouer toutes les deux. Et j’adore cette petite heure que nous passons dehors, entre mère et fille : c’est une vraie parenthèse où je peux profiter de ma petite fille, et m’extasier devant ses progrès.
On part explorer la jungle qui entoure le square (oui, bon, les herbes hautes, mais ne sois pas si tatillonne, chère lectrice, laisse-nous notre illusion de grandeurs !).
Les jours de pluie, on chasse les escargots et les limaces, même si Poupette n’est pas encore très à l’aise avec ces petites bêtes et préfère les regarder de loin.
On s’entraîne pour le tour de France, parce que Poupette et son vélo, c’est une grande histoire d’amour !
Et puis, quand Mister F. nous rejoint, on se dirige doucement vers la boulangerie, avant de rentrer à la maison.

Je profite des repas du soir qui se passent bien. Même les jours de grande fatigue, il suffit de sortir le yaourt de fin de repas pour réussir à motiver Poupette à enfourner les légumes entre deux cuillères de laitage.

Je profite des couchers sereins et de notre petit rituel. L’histoire du soir, c’est notre moment, à toutes les deux. Moi, je sens avec délice ma Poupette adorée s’abandonner doucement contre moi. Je prends ma voix douce, ma voix de maman heureuse, et je lui lis  les aventures de la famille Souris ou les déboires de Boucles d’Or qui s’endort dans la maison des trois ours. A la fin de l’histoire, Poupette réclame invariablement un petit rab, juste comme ça, pour la forme. Je lui réponds systématiquement que nous pourrons encore lire demain matin, au réveil, mais que maintenant il est l’heure de se faire un gros câlin. J’éteins la petite lampe champignon, j’éteins la guirlande lumineuse, et je serre ma fille dans mes bras.
Je profite de cet instant de grâce où je la sais comblée, apaisée contre moi. Je m’imprègne de son odeur. En toute sincérité, je ne sais pas qui d’elle ou de moi est le plus accro à ses câlins du soir. Certains jours, ceux où elle se penche vers son lit en me disant « Avar Maman ! », c’est clairement moi, la plus accro. Mais il y en a d’autres où elle souhaite prolonger un peu le câlin avant de se sentir complètement prête à aller au lit. Et ces jours-là, trop heureuse de l’aubaine, je profite de ce petit surplus de bonheur à l’état pur.

Je profite même des réveils du matin ! Oui, moi ! Qui l’eût cru ? Si on m’avait dit ça il y a un an, j’aurais ri bien fort au nez du présomptueux ! Bon, il faut dire que des réveils entre 7h30 et 8h, c’est tout à fait acceptable. Alors c’est avec une belle petite joie matinale que je me faufile hors du lit pour retrouver ma Poupette encore toute gonflée de sommeil. Je profite de ces instants suspendus entre nuit et jour. Je me noie dans son odeur de bébé endormi.

Bref, en ce moment, tout roule pour nous : c’est le vrai bonheur.


Petite mise à jour, suite à notre incident du début de la semaine dernière : cet article était déjà écrit, et patientait sagement dans les brouillons lorsque le stress m’a rattrapé. Mais l’ensemble de ce que je vous raconte dans les lignes au-dessus reste vrai : malgré quelques petits accros, nous vivons globalement une période sereine en famille.

 

 

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21 réflexions sur “Instant de grâce

  1. C’est drôle je me demande s’il n’y a pas une période idyllique aux alentours de 20 mois car je me souviens que Chat-mille avait aussi écrit un article de la sorte (l’adorable two) et je confirme qu’en ce moment, Pierre est plutôt facile (bon ok on m’a toujours dit qu’il l’était mais en ce moment je trouve vraiment). En tout cas c’est vraiment super que tu arrives à profiter de la sorte maintenant, ça me rend très heureuse pour vous !!

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    • En effet, je me souviens de l’adorable Two de Choupie-chat, et je me retrouve vraiment dans la même situation !
      Peut-être que la transition bébé-enfant se fait plus sereinement passée le cap des premières frustrations ?
      Bon, eh bien profitons, alors ! 😉

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  2. Hi hi, comme dit Franfran, ça doit être ce qu’on appelle le calme avant la tempête ! Entre l’opposition des 18 mois et le terrible two des 24 (et plus) 😉 C’est une période super agréable où nos enfants deviennent de petites personnes, avec qui on peut partager des activités intéressantes et avoir des conversations. Après, on peut toujours partager des activités et avoir des conversations, mais ça devient une petite personne terriblement obstinée ! (Qui c’est qu’a tapé sur Google : « Comment faire ranger leurs jouets aux enfants sans que ça vire au drame » tout à l’heure ??) (Et les astuces trouvées m’ont paru bien légères face à un enfant de 2 ans :/)

    Sinon, je reviens sur ce que tu dis sur « l’incident ». Je pense qu’au fond, il n’y a jamais de vraies périodes idylliques. Il peut y avoir des journées idylliques (et encore, c’est souvent qu’on a passé l’éponge sur une mini-crise à un moment), mais une période idyllique de plusieurs semaines/mois, je sais pas. Je vais ressortir du cliché, mais je pense qu’il faut profiter de tous les bons moments, parce que finalement, même dans les périodes plus pourries, il y en a toujours… Et ne pas trop s’appesantir sur les très mauvais… ils ne durent jamais 🙂

    C’est trop chou en tout cas tous ces petits moments que tu partages avec nous 😉

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    • Ahah, le calme avant la tempête ! J’ai peur que tu aies malheureusement raison ! On en reparle dans un ou deux mois ?! 😉

      Et oui, c’est très vrai, ce que tu dis : chaque période, qu’elle soit plus ou moins facile à gérer, a ses bons moments, et il faut savoir en profiter sans trop se projeter et sans ressasser sur les petits incidents. Il ne tient qu’à nous de voir les choses positivement. Mais bon, ce n’est pas toujours facile, et ça ne dépend souvent pas uniquement de nous (on reparle de nos semaines pourries ?! 😉 ).

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  3. Quels jolis moments de complicite! Pour moi aussi, l’age de ta Poupette est un moment formidable!… Et ne t’inquiete pas trop du terrible two pour l’instant… chez nous on l’a a peine senti.
    C’est bon de lire une Maman comme toi, comblee, apaisee et sereine. Belle journee a vous!

    Aimé par 1 personne

    • Oh, c’est vrai ? Pour aucun de tes deux aînés ? Pas de Terrible Two à l’horizon ?
      Si tu savais comme tu me rassures ! Bon, alors je vais essayer d’y croire et d’arrêter de prévoir des galères éventuelles ! 🙂

      Merci, et belle journée à vous aussi ! 🙂

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      • Disons que les deux ont tout de meme du caracteres et ne sont pas commodes tous les jours, mais je n’ai pas trouve les deux ans pire que le reste. Au contraire, je trouve qu’a ce moment on peut renforcer la complicite avec les enfants via des activites de plus en plus interessantes pour tous 🙂

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  4. Comme je te le disais sur DMT, j’ai hâte que la mienne ait l’âge de ta Poupette. Tellement de progrès en si peu de temps ! Chaque petit bonheur est bon à prendre. Et oui, ne vis pas dans l’angoisse du terrible Two, ça se passera comme ça se passera et – comme d’habitude – tu seras une super maman qui fait du mieux qu’elle peut ! Profite de ces moments si doux.

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  5. Profite bien de ta puce et de cette période de calme même si j’espère que la tempête ne viendra pas. De notre côté je dirais qu’on est entre les deux. Il y a des jours où le Choupi est juste trop adorable et des jours où ben il est en mode gremlins mais bon c’est aussi ça la parentalité !!!

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  6. C’est une belle relation pleine d’amour et de découvertes que tu nous racontes là… Tu as raison de profiter, on a tellement de chance de pouvoir voir grandir nos bébés…

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