Mon corps et moi : vers le début d’une réconciliation

lounamiet_99L’article d’aujourd’hui est très personnel, très intime. Je crois que le moment est venu de me pencher sur cette relation compliquée que j’ai avec mon corps, depuis le début de l’adolescence.

Vaste programme, s’il en est, mais attends, ne fuis pas tout de suite, chère lectrice : je te promets de ne pas m’étendre sur des considérations acnéiques très terre à terre ! 😉

Depuis quelques années déjà, j’ai réalisé que ma confiance en moi était souvent décorrélée d’un réel état de fait. Pour te donner un exemple concret, la période de ma vie où je me suis sentie le plus sûr de moi, physiquement, c’était pendant mon année Erasmus à Wien. Ironie de l’histoire, à cette époque-là, j’avais pris 10 kg en l’espace de quelques semaines : je n’avais jamais été aussi gironde, je ne l’ai plus jamais été depuis non plus, même pendant ma grossesse, et pourtant, j’étais bien dans mon corps.

Si je creuse un peu, je réalise que finalement, ce corps qui est le mien, je n’ai commencé à l’aimer qu’à travers le regard des autres. Rien de très original, j’en conviens. Mais le fait de le réaliser m’a aidée à comprendre mon histoire, mon adolescence douloureuse.


Il m’en aura fallu du temps pour apprendre apprécier les atouts que Dame Nature, dans sa bonté, a bien voulu me donner. Et, tu me vois venir, encore plus de temps pour arrêter de complexer sur le reste.

Bref, je peux affirmer qu’en début de vingtaine, avec mes kilos autrichiens en trop, j’ai commencé à éprouver une nette sensation de confiance en moi. J’étais à l’étranger, loin de ma famille et de mon entourage habituel, dans un environnement clairement bienveillant envers la petite française que j’étais : ça m’a permis de me chercher sans peur du jugement ou du faux-pas. J’ai appris à moins faire attention au regard des autres, à prendre le temps de trouver un style dans lequel je me sentais à l’aise (forcément, prendre 10 kg en quelques semaines, ça permet de renouveler sa garde-robe !).

Et au bout de quelques mois, j’ai fini par réaliser, un peu par surprise, que j’étais bien dans ce corps-là. Et qu’est-ce que ça fait du bien à la tête ! Moi qui étais toujours gênée, en soirée, lorsque les copains allaient vers la piste de danse, moi qui ne savais jamais comment bouger mon corps, par peur d’être ridicule, je me suis découvert une vraie passion pour la danse (et je ne parle pas que de la valse viennoise !) et je me suis révélée sur les dancing floor des boîtes de nuit. Si on me l’avait prédit quelques mois auparavant, je n’y aurais jamais cru !


Hasard ou, au contraire, suite logique à cette métamorphose : c’est à cette période de ma vie que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari et le père de ma fille.

Ces quelques années d’âge adulte où j’ai éprouvé une pleine confiance en moi m’ont laissé la marque indélébile de cette liberté que l’on éprouve à se faire confiance et à oublier le regard des autres.

Bien sûr, depuis mon escapade viennoise, cette confiance en mon corps a fait des aller-retours, mais j’ai réalisé qu’à chaque fois que je perdais pied, ça correspondait à une période complexe de tensions avec ma famille, de stress professionnel ou de disputes entre copines. Comme si ce mal-être qui se reportait sur le physique était plutôt le symptôme d’un malaise vis-à-vis des autres, et plus particulièrement de mon entourage.

A présent, il me faut aussi ajouter une grossesse au tableau, avec toutes les modifications physiques que ça engendre. Pas tellement dans le regard des autres : finalement, avec les vêtements, les différences ne sont pas flagrantes. Les quelques kilos résiduels, le ventre pas bien ferme et les vergetures, ça saute pas forcément aux yeux, dans la vie de tous les jours. Mais dans mon regard à moi sur ce corps modifié, changé, vieilli, usé par la grossesse. Mon regard à moi qui doit s’adapter pour que je puisse retrouver mes sensations et mes repères.

C’est difficile d’accepter de voir son corps changer. Comme une réminiscence d’adolescence mal finie.

Alors, certes, je ne suis pas aussi désarmée qu’à l’époque : sous les yeux de Mister F., je me sens bien ; un éclat de rire de ma fille me fait accepter les vergetures qu’elle m’a laissé (ah ah, tu as échappé à mes déboires sur l’acné, chère lectrice, mais tu n’échappes pas complètement aux clichés !). Mais je garde le souvenir, pendant cette première année d’après grossesse, d’une période de transition complexe pour moi.

J’ai bien conscience que je ne vais pas garder le corps de ma trentaine à vie, tout comme je n’ai pas gardé le corps de mon adolescence. Mais j’espère que les changements naturels, signes du passage du temps, pourront se faire plus sereinement. J’ai l’impression que la maturité m’apporte une certaine force, une confiance en moi intrinsèque, moins soumise aux aléas de mon corps et de ma tête.

Et si finalement, être bien dans son corps, c’était surtout être bien entourée ?

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A 4h du mat’, avec mes acolytes, toujours fraîches comme des roses sur la piste : who are the dancing queens ?

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25 réflexions sur “Mon corps et moi : vers le début d’une réconciliation

  1. J’ai un rapport à la fois similaire et différent vis à vis de mon corps. Similaire parce que comme toi, les moments où je n’ étais pas complexée correspondaient à une période bénie où je me suis découverte.
    Différent parce que j’ai du mal à accepter mon corps aujourd’hui car justement il ne me convient pas et pourtant pas de grossesse pour moi du coup cela me fais peur.

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    • Je sais que c’est facile à dire, mais attends de voir. Je ne compte plus le nombre de femmes autour de toi qui dit s’être découverte belle et heureuse dans son corps pour la première fois pendant la grossesse.
      Et pour la suite, c’est sûr, ce n’est pas évident, mais on ne peut jamais prévoir. Peut-être que la maternité t’épanouira tellement que tu verras ce genre de réflexions sur le physique d’un oeil à la fois distant et indifférent ?

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  2. Paradoxalement, ayant toujours eu des difficultés relationnelle avec les autres – et encore aujourd’hui – j’ai toujours plutôt bien aimé mon corps. Je suppose que le fait d’avoir été longtemps mince, voir maigrichone, puis d’avoir terminé ma puberté bien après avoir rencontré le Breton a aidé ^^
    Aujourd’hui, j’ai parfois un peu plus de mal avec certains aspects physique post-grossesse … mais pas suffisamment pour ne pas remettre ça et donc le corps en balance. Bon, j’avoue, j’espère être aussi chanceuse niveau retour aussi rapide à mon poids de forme (forcément un peu plus élevé que mon poids rêvé) que après ma première grossesse.

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    • « Avoir terminé ma puberté bien après avoir rencontré le Breton » ?! Mais à quel âge vous êtes-vous donc rencontrés ?!
      C’est sûr qu’étant donné la société dans laquelle on vit, être filiforme est beaucoup plus facile à vivre ! Mais tu vois, ça ne m’a jamais empêché de me fabriquer des complexes !
      Et oui, clairement, ça me freine (ou ça m’a freiné) pour lancer rapidement une deuxième grossesse !
      Je te souhaite d’être aussi chanceuse que pour la première, alors ! 🙂

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      • Même pas encore 19 ans pour moi et dans ma famille, la puberté est tardive, elle a commencé à 16 ans pour moi et c’est terminée vers la fin de mes études à 23, soit peu de temps avant le mariage et ma première grossesse. Ça aide aussi 😉

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  3. Moi j’ai l’impression que plus le temps passe, plus je m’en moque. C’est peut-être pas super, ça donne peut-être une impression de laisser-aller (et si c’était qu’une impression… ne parlons pas épilation :p), et je suis peut-être bien aidée par le fait que j’ai pas gardé grand-chose de ma grossesse et pas changé radicalement de silhouette depuis l’adolescence (enfin, je rentre quand même pas dans les jeans de ma petite sœur de 19 ans, hein, ce qui doit bien vouloir dire ce que ça doit vouloir dire…).

    Je suis plus dans la séduction, en tout cas, vis-à-vis du monde extérieur, alors que je l’ai été pendant longtemps (y compris après avoir rencontré mon mari). C’est peut-être le fait d’avoir déménagé à la campagne, clairement la moyenne d’âge s’est un peu élevée 😉 C’est peut-être aussi que maintenant je sais que je peux plaire, et même à plusieurs personnes, et même à trop de personnes (à une époque, entre 20 et 25 ans, c’est incroyable à dire, mais je mettais des râteaux à la chaîne), et que j’ai depuis confiance en mon corps (c’était pas du tout le cas à l’adolescence, où personne ne s’intéressait à moi du tout). Même dans ses défauts nombreux et ses nombreuses imperfections.

    C’est clair que notre corps ne va pas (a priori) aller dans le bon sens. Mais comme tu le dis, l’essentiel, c’est d’être bien entourée. Je suis aujourd’hui plutôt convaincue que mon corps ne va pas être un obstacle à ma vie sociale. Et c’est tout ce que je lui demande, finalement, parce que c’est le plus important, dans la vie, d’être entourée de gens qu’on aime et qui nous aiment (et qui nous trouvent belles et beaux tels que nous sommes) 😉

    (Wouhou, c’est bien cliché ce que j’ai écrit, et peut-être que ça changera si la seconde grossesse me marque plus fortement, mais en tout cas ça reflète ce que je pense en ce moment !)

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    • J’ai l’impression qu’on en est à peu près au même niveau dans nos réflexions sur le physique : comme tu dis, plus le temps passe, et moins cela prend de place.
      Et oui, tu as raison, l’environnement général joue aussi beaucoup, et là, clairement, moi, ça ne m’aide pas de vivre à Paris, où tu trouves de jolies gambettes ou de superbes silhouettes à toutes les stations de métro ! 😀
      Peut-être que je ne me suis pas encore complètement affranchie de cette phase où on a besoin d’être sûre de sa capacité de séduction…. Bref, pas encore assez mûre….! 😉

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  4. Oh ce que je te comprends ! Se sentir bien de sa peau a très peu à avoir avec le verdict de la balance. J’ai pour le moment 10 kg de plus que mon poids rêvé (et je n’ai jamais été aussi ronde) mais je me sens bien dans mes pompes. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’aime mes bourrelets qui dépasse de mon pantalon mais je m’en fous pas mal. Je vois toujours cette lueur dans les yeux de mon mari quand il me regarde, et je choisis de préférer ce miroir là à celui de ma salle de bain 😉
    Je suis convaincue que le regard des autres vient avec la confiance qu’on a en soi (ou alors le monde est vraiment pervers et tous les gars commencent à nous courir autour dès qu’on a une bague au doigt). Je choisis de célébrer ma féminité plutôt que mes kilos 🙂 Je voulais même participer au projet pour décomplexer les femmes d’Anne mais mon mari a du mal avec l’idée d’avoir des photos de moi nues sur la toile…
    J’ai clairement peur de ce que va me faire une grossesse mais bon techniquement, je n’ai pas grand chose à perdre. Alors oui à une vie décomplexée et oui au dance floor 😉 #danceflooraddict

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    • Hihi, c’est exactement ça !
      Tu es tout à fait dans la situation dans laquelle j’étais il y a 10 ans : 10 kilos en trop, et 10 tonnes de confiance en soi !! Alors, je n’ai qu’un mot à dire : « Profite !! »

      Et ouais, j’ai découvert avec une immense surprise cette capacité d’attraction que l’on acquiert dès qu’on se fait confiance : c’est dingue comme on est beaucoup plus sollicitée une fois qu’on est casée !

      Pour la grossesse, attends de voir : chaque femme est différente face à ça, et tu verras bien le moment venu.

      #danceflooraddict #laprochainefoisonyvaensemble

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  5. On en avait déjà parlé dans un de tes précédents articles mais là pour l’instant je ne suis pas hyper bien dans mon corps. Pour le coup moi je ne pense pas que cela soit lié à mon état d’esprit parce que tout va bien dans ma vie (ou en tout cas en général). En plus je ne peux même pas dire que la grossesse a fait quelque chose dessus vu que j’avais déjà presque tout reperdu (et sans vergetures) à la sortie de la maternité. Par contre le congé parental et la reprise de la pilule n’ont sans doute pas aidé dans ma hausse de poids. J’espère arriver d’ici quelques mois à un poids qui me convienne vraiment.

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    • Déjà, chanceuse pour la grossesse ! 😉

      Et pour le reste, non c’est sûr, tout n’est pas forcément lié à l’état d’esprit, et dans ton cas, la pilule et une première année avec bébé en demi-teinte ne t’ont peut-être pas aidée à être bien dans ton corps.
      J’espère que tu retrouveras vite l’équilibre qui te convient.

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  6. C’est vrai que l’entourage et l’humeur joue énormément. Y a des matins, on se lève, rien ne va, on trouve qu’on a une tête de mort vivant et on se pince le gras des fesses l’air dépité. C’est fou parce que si ça venait de quelqu’un d’autre on l’accepterais pas. On est parfois bien maltraitant avec soi-même.
    Heureusement qu’il y les jours où on se trouve belle gosse, on a envie de mettre une jolie et robe et de sourire et du coup le regard des passants nous le rend bien.

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    • C’est un parfait résumé de ce que je voulais dire : la prochaine fois que j’écris un article, j’en discute avec toi d’abord ! 😉

      Et c’est vrai, tu as raison : on peut être tellement dure avec soi-même….! Alors que souvent, il suffit de relever la tête, de se choisir une tenue dans laquelle on se sent belle et bien, et la reste suit naturellement. 🙂

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  7. Je suis toujours étonnée quand je lis tes articles sur le sujet car vu de la toile j’ai toujours l’impression que tu as un corps de reve ! Mais il faut croire que soit 1. tu retouches tes photos ou 2. le regard porté est vraiment le plus important (je penche pour la deuxième option 😉 ). De mon coté j’en ai déjà parlé et reparlé… Cette semaine j’ai repassé une barre fatidique à la baisse je n’aime pas ca, j’ai mangé du nutella tous les soirs depuis pour compenser, j’ai l’espoir que ca marche… Mais j’ai réalisé en lisant le commentaire de Chat-mille (décidément quelle artiste 😉 ) que de mon coté aussi, le fait de vivre loin de Paris ou de la cote d azur avec des gens pas très branchés « apparence physique » m’avait fait beaucoup de bien. Quand je me fais belle je le fais pour moi et je suis beaucoup moins exigeante avec moi meme. Reviens donc en terre germanophone 🙂 .

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    • Ahah ! C’est clair, option 2 ! Mais tu vois, j’y travaille ! 😉

      Et finalement, mon discours était plus général, pas forcément uniquement centré sur ce que nous renvoie la balance. Et là, je pense que de ton côté, tu as trouvé depuis longtemps tes atouts, non ? Même si, c’est sûr que la grossesse remet tout en jeu.

      Et oui, Chat-mille a bien raison : si je me suis sentie si bien en Autriche, ce n’est pas pour rien ! Mais là, à Paris, c’est pas la même histoire 😀
      Ouiiiiii, j’ai bien envie de revenir en terre germanophone !!

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  8. Waouh, qu’est ce que ça fait du bien de lire un article comme celui-ci.
    Je suis encore dans cette phase où j’ai du mal à m’accepter, où je complexe, pour le moment je n’arrive pas à retenir les choses positives que l’on dit sur moi et je ne retiens que le négatif.
    Mais ce qui me rassure dans ton texte et qui me fait réfléchir c’est quand tu dis que tu t’es rendue compte que les périodes où tu ne te sentais pas si bien c’était lié à d’autres choses qui n’ont au final rien à voir avec ton poids ou ton corps. Et c’est là que tu me fais réfléchir car j’essaye en vain de comprendre pourquoi j’ai du mal à m’accepter, je pense qu’en fait j’ai surtout du mal à accepter ce qui se passe dans ma vie en ce moment.
    J’ai hâte que cette période se passe et comme tu le dis d’avoir la maturité qui me fera avancer.
    Merci d’avoir écrit cet article et partagé tes pensées, mais surtout bravo car il faut savoir le faire, et bravo pour la femme que tu es devenue et qui commence à s’accepter petit à petit malgré tout.

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    • Oh merci pour ce commentaire enthousiaste qui me touche beaucoup, Madame Cuistot !
      Je suis vraiment heureuse si j’ai pu t’aider et te faire du bien avec mes mots. J’espère que la période difficile que tu traverses sera rapidement derrière toi, pour que tu puisses à ton tour, commencer ce long chemin de l’acceptation. Tu verras, ça se fera petit à petit, tu auras parfois l’impression de vivre des retours en arrière, mais je suis persuadée que tu trouveras l’équilibre qui te permettra de t’assumer ! 🙂

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  9. Je pense que tu as tout a fait raison : l’acceptation de soi passe aussi (et pour beaucoup) par l’acceptation du regard des autres sur soi. (D’ailleurs je lis un bouquin en ce moment dans lequel il est écrit que dans nos sociétés individualistes on n’a finalement jamais été autant dépendants des autres, par le regard que les autres posent sur nous et auquel on porte énormément d’importance !).
    Comme toi, quand j’ai fais mon semestre d’étude aux USA je me suis décomplexée de beaucoup de choses… on se libère des codes dans lesquels on est enfermés depuis notre enfance !
    Un exemple qui m’a beaucoup marqué personnellement et qui va te faire rire : depuis que je suis toute petite, ma soeur m’a toujours moquée en disant que je dansais mal. C’est resté gravé en moi, à tel point que je n’ai jamais fais de danse, jamais aimé dansé en soirée, toujours complexée sur mon corps lorsqu’il fallait le « mettre en scène ». Je pense même que mon malaise à prendre la parole en public vient aussi de là ! Alors que depuis 2 ans que je fais de la zumba je me suis « libérée » de cette « prison » : je ne danse peut-être pas super bien, mais je m’en moque complètement maintenant !
    Je l’ai déjà évoqué, mais la période de ma vie où je me suis sentie belle pour la première fois c’est le deuxième trimestre de ma grossesse ! Par contre depuis la naissance j’avoue que je me trouve vieillie, et j’ai encore un peu de mal avec le maillot de bain et les rides apparues sur le visage !

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    • Oh c’est vraiment intéressant, ce livre : tu me donnes le titre ?
      Alors toi aussi, tu as connu cette aventure libératrice : partir de chez soi, quitter son pays dans la vingtaine, et découvrir un univers étudiant décontracté, loin de nos codes habituels ? C’est vraiment une période à part, n’est-ce pas ? On a l’impression que tout est possible, tout est permis. On est libre de se réinventer, de se découvrir autrement. Et qu’est-ce que ça fait du bien, de vivre sans pression !
      C’est d’ailleurs aussi ce que tu racontes avec tes cours de zumba : loin du regard moqueur de ta soeur, tu as jute pu commencer à te faire plaisir ! C’est un beau pas en avant : profites-en bien !
      Et oui, comme pour beaucoup d’entre nous, c’est long et parfois laborieux d’accepter les changements de notre corps d’après grossesse. Mais bon, on va s’y faire ! 🙂

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  10. J’ai aussi l’impression que notre vision dépend avant tout du regard des autres, dans le contexte de notre société, à un niveau somme toute très local…. Et je crois qu’il est très difficile de s’en détacher (l’homme, cet animal social…), même si ce n’est pas impossible. Si ton entourage (géographique ou intime) est bienveillant, tu as toutes les chances de pouvoir te juger depuis un point de vue plus neutre et, à terme, plus positif 🙂
    Bon je dis ça mais peut-être que je me fais des films :p Les gens ont toujours pointé mon poids de chihuahua du doigt, disant que « manger un peu plus ne te ferait pas de mal », que « tu n’as que la peau sur les os » ou que « ne te plains pas, il y a des gens qui essayent de perdre eux ! ».
    Depuis la naissance de Croquette, mon poids et mon physique sont (presque) revenus à la case départ. Mais la seule chose qu’on me dit, c’est que « tu es bien maintenant, c’est génial que tu aies un tel corps après une grossesse ». Et là, je comprends plus trop, je dois dire… Parce que j’ai eu un enfant, ce qui n’allait pas avant, est aujourd’hui considéré comme bon ? Comme si maintenant mon corps était excusé parce que normalement les mamans ont un corps différent ?! Comme si j’avais gagné une médaille…
    Donc, avant, je n’avais pas vraiment de problème ; maintenant, en revanche… J’y pense tout le temps, j’essaye de manger plus et je menace la balance pour qu’elle augmente ses chiffres…

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    • Oh ben te voilà dans la même situation que Die Franzoesin : n’hésite pas à aller lire ses deux articles à ce sujet, je pense que tu t’y retrouveras ! (http://die-franzoesin.com/2016/01/mon-corps-et-moi/ et http://die-franzoesin.com/2016/05/mon-equilibre-alimentaire-hum-hum/)

      Et oui, l’environnement peut vraiment avoir un effet pernicieux sur notre propre regard. J’espère que tu vas pouvoir t’en détacher, parce que commencer à stresser, à scruter ce que l’on mange et les conséquences sur la balance, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas facile à vivre….

      Mais je dois dire que même si moi aussi je pointais dans la catégorie chihuahua avant mon séjour en Autriche et ma grossesse, j’ai depuis quitté cette catégorie, et je n’ai plus la moindre réflexion sur mon poids. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir des hauts et des bas sur le regard que je porte sur mon corps….

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