Le mot de trop

Ce matin, j’ai dû emmener Poupette à la crèche.

D’habitude, c’est son papa qui s’en charge. Le matin, je n’ai souvent pas la patience de m’occuper convenablement de ma fille. Je suis stressée par la journée qui commence, je cours derrière le temps pour arriver à l’heure au travail, sachant que je dois partir suffisamment tôt le soir pour aller chercher Poupette à la crèche. Je pense aux mille et une tâches qu’il va falloir gérer tout au long de la journée, avec en vrac les réunions boulot, la liste des courses, le passage à la poste ou la machine à lancer en rentrant.

Bref, le matin,  c’est toujours un moment critique pour moi. Et notre organisation habituelle au quotidien me convient parfaitement : papa le matin, maman le soir.

Oui mais ce matin, on a dû échanger nos rôles, le temps d’une journée. Mon rendez-vous du soir ne me permettait pas d’être à l’heure pour récupérer Poupette à la crèche. Alors Mister F. devait gérer le soir, et moi le matin.

Et là, au milieu du stress matinal, de la course quotidienne, des exigences geignardes d’une Poupette et de la pression du boulot qui a la mauvaise habitude de déborder jusque dans notre maison, j’ai failli.

Je me suis laissée submerger et je n’ai pas réussi à protéger ma famille.

Mister F. n’en faisait pas assez pour m’aider et a été houspillé tout du long : « Mais elle n’est pas encore habillée ? Mais qu’est-ce que tu attends, il faut qu’on y aille ! »

Les demandes de Poupette auxquelles, en temps normal, je prends le temps d’apporter une réponse, ont été balayées d’un « ça suffit, pas maintenant, on n’a pas le temps ! »

Je me suis brûlé la langue avec mon thé. J’ai tâché mon chemisier avec le dentifrice.

Bref, la pression est tellement montée qu’on a fini par exploser, Mister F. et moi. Les mots durs ont fusé, poussés par le stress.

J’ai fini par partir avec ma fille sous le bras. Mister F. a durement claqué la porte derrière nous.

Et au milieu de tout ça, j’ai vu le regard vide de Poupette, complètement perdue dans cette situation nouvelle, étrange, et surtout effrayante.

Mon coeur s’est brisé de la découvrir ainsi, perdue, ballottée dans ce stress matinal si loin de ses préoccupations d’enfant.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il m’a encore fallu plusieurs heures pour que la pression redescende et que je réalise l’ampleur de ma faute. La culpabilité m’a rattrapée et m’est tombée dessus de plein fouet.

À présent, alors que je couche ces mots sur papier, j’ai les larmes aux yeux d’avoir été cette mère capable de perturber sa fille, d’avoir été cette épouse aigrie rejetant la faute sur son mari, d’avoir été cette femme qui se croit forte et ne trouve rien de mieux que de rejeter la faute sur la première personne à portée de main.

Bien sûr, je me suis excusée auprès de Mister F. Il me connaît et me supporte depuis de nombreuses années. Et même si je sais que chaque petit faux-pas est un accroc dans notre couple, j’essaie de travailler pour réussir à gérer mon stress et l’en épargner.

Mais comment m’excuser auprès de ma fille ? Comment justifier mon comportement centré sur moi-même ? Comment lui faire comprendre que je m’en veux ? Comment espérer qu’elle continue à me donner cette confiance aveugle si je peux en venir à la négliger ainsi à la moindre anicroche ?

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Au moins, le temps est assorti à mon humeur…

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31 réflexions sur “Le mot de trop

  1. Bon alors je vais te rassurer ne t’inquiète pas. Certe elle n’a pas publié mais elle saura te poser les questions.
    Ici elle demande pourquoi maman pas contente ou papa pas contente (oui tout au féminin). On lui explique, on l’a rassure et ça passe. Elle pense à autre chose. Des fois elle nous demande meme de nous faire des bisous !

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    • Merci Madame D, mais je ne sais pas si elle est suffisamment grande pour poser des questions sur un événement du matin après avoir passé toute une journée à la crèche.
      Je n’étais pas là hier soir pour lui expliquer, et Mister F. m’a dit qu’elle avait été très difficile à gérer : mon absence ? les dents ? la phase d’opposition qui commence ? Je n’en sais rien, et j’essaie de faire taire ma culpabilité, mais forcément, ça me travaille.
      J’avoue que je serai soulagée lorsqu’elle pourra mettre des mots dessus, mais en attendant, je ne sais pas comment aborder à nouveau la question avec elle.

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  2. Je te trouve très dure avec toi même! !
    Ça arrive ne t’inquiètes pas poupette ne t’en tiendras pas rigueur!!
    Tu es toujours une super maman!
    Je t’envoie un câlin virtuel pour te consoler!! On est faillible malheureusement…

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    • Merci pour le câlin virtuel : j’en ai bien besoin !
      Oui, peut-être que je suis dure, mais j’aimerais tellement lui offrir un environnement serein dans lequel elle puisse s’épanouir ! Mais comme tu le dis, on est faillible, malheureusement.

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  3. Oh la la, les matins, quel cauchemar… Les matins où je crie sur les enfants, pour gagner deux minutes et finalement garder la boule au ventre toute la journée… C’est l’horreur. Je te comprends à 100% et je crois qu’on est pas seules…

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    • C’est exactement ça : sur le moment, on se laisse dépasser, déborder, et on le regrette toute la journée…
      Comment est-ce que tu réagis, le soir, en retrouvant tes enfants ? Est-ce que tu en reparles avec eux ? Est-ce que ta plus jeune arrive à comprendre ou est-ce encore trop tôt ?

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  4. Câlin !

    Mais sinon, tu sais, c’est ça aussi, la vie. Ce serait mieux de maintenir nos enfants dans des petites boules de coton et que tout ait toujours l’air super doux et agréable autour d’eux, mais de toute façon, ce n’est pas possible : ils en sortent toujours, et ces sentiments négatifs, ils les expérimentent ailleurs s’ils ne les expérimentent pas chez nous (est-ce possible ? y’a-t-il des familles où il n’y a jamais de disputes ? je ne sais pas). C’est clair que c’est pas chouette, que c’est pas joli, mais ça fait aussi partie de l’apprentissage de la vie que de voir ses parents énervés, même bouleversés (comme eux le sont parfois… ou souvent…)… et puis aussi de voir qu’ils le surmontent et qu’après ça va mieux.

    Je vais te dire comme j’ai dit à Franfran un jour : tu ne l’as pas frappée, tu ne l’as pas insultée, elle n’a pas eu l’air de t’en vouloir quand tu l’as retrouvée à la fin de la journée ? Alors y’a aucune raison de penser qu’elle ait été traumatisée. Peut-être qu’elle a été attristée sur le coup, peut-être qu’elle s’est posé des questions par la suite… Mais c’est normal et sain, d’éprouver des sentiments et de se poser des questions.

    Je te renvoie à cet article que tu connais peut-être déjà, surtout la première partie « A-t-on vraiment besoin d’une bonne mère ? ». Je sais que c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, puisque ces doutes je les ai aussi, mais c’est vrai que j’y repense quand je me dis que je suis une mère abominable :
    http://www.dans-ma-tribu.fr/definition-etre-bonne-mere/

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    • Merci Chat-mille. Merci pour le lien vers l’article dont le premier paragraphe était exactement ce dont j’avais besoin. Merci pour tes mots si justes qui me rassurent et me déculpabilisent.
      Tu as raison, des sentiments négatifs, ils en expérimentent au quotidien. Et c’est vrai que c’est sans doute plus sain que nos enfants réalisent que nous pouvons être faillibles, et que ça ne fait pas forcément de nous des mauvais parents, des mauvaises personnes.
      Oui, c’est vrai, tu as raison. Mais c’est bête, ça ne m’enlève pas encore tout à fait cette grosse boule la gorge. Peut-être parce que je ne l’ai pas retrouvée, hier soir, qu’elle était déjà couchée quand je suis rentrée, et que Mister F. m’a dit que la soirée avait été difficile. Peut-être que je devrais prendre le temps d’en rediscuter avec elle, calmement, posément. Prendre le temps que je n’ai pas eu hier matin, et que je n’ai pas eu ce matin non plus.
      Et puis les questions se bousculent dans ma tête : est-ce que c’est à cause de cet incident d’hier matin qu’elle a été dure à la crèche pendant toute la journée ? Est-ce pour ça que la soirée a été particulièrement difficile ? Ou est-ce plutôt parce que je n’étais pas là ?
      Bref, je crois qu’on n’a jamais fini de se remettre en question. Comme tu dis, c’est sain, mais ça fatigue !
      Merci pour tes mots.

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  5. Ooohhh mais ne t’inquiète, il y a et il y aura toujours des jours avec et des jours sans. Ta poupette ne sera pas perturber pour autant. Je comprends ta culpabilité, j’ai la même en ce moment… Je ne saurais pas te dire comment expliquer à poupette tes états d’âmes, mais en revanche je peux te dire comment j’agis après « une crise de couple » dont ma Chouchou a, malgré nous, été témoins : je lui montre à quel point je l’aime et que ce n’est pas parce que papa et moi sommes fâchés qu’on l’oubli. Mon attention lui est toute dévouée, je prends bcp bcp plus de temps avec elle, des fois ca en devient même ridicule, mais voilà comment je réagis face à ma culpabilité.
    Poupette tout comme Chouchou, sont encore petite pour comprendre que, des fois, papa et maman sont tellement épuisés, stressés, en colère … Mais dans quelques temps, elles comprendront, et elles aussi seront en colère …
    Courage quand même 🙂

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    • Oui, tu as raison, je crois que c’est la meilleure chose à faire : être présente, être là pour elle, et lui expliquer que même si parfois on peut être débordé par ses émotions, ça ne change pas le fait qu’on est là pour les aimer et les protéger.
      Tu as raison, c’est tout à fait comparable avec leurs crises de colère de petit enfant frustré. Je vais essayer de voir les choses comme ça, pour relativiser.

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  6. Ho plein de câlins !!! Mais je rejoins les commentaires des autres et je te trouve dure avec toi même 😦 Personne n’est infaillible et les matins ne peuvent pas tous être parfaits ! Et en même temps je comprends très bien le sentiment de culpabilité. Bref, j’espère que tout ira mieux ce soir quand tu auras retrouvé ta Poupette et ton amoureux ❤

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    • Merci pour les câlins 🙂
      Tu as raison, les matins ne peuvent pas tous être parfaits, c’est vrai. Mais celui-là était vraiment particulièrement raté !
      Je ne sais pas si je suis si dure avec moi-même : je n’ai clairement pas réussi à me contrôler, ni même à faire baisser la pression suffisamment tôt pour laisser ma fille dans de bonnes conditions à la crèche. J’ai l’impression qu’elle l’a payé pendant toute la journée, d’autant plus qu’hier soir je n’étais pas là pour m’excuser…
      Bref, tu as raison, ça ira mieux ce soir, lorsque je prendrai le temps de retrouver convenablement ma Poupette et son papa.

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  7. ça arrive à tout le monde ! Moi aussi, j’ai déjà vu ce regard plein d’incompréhension dans les yeux de mon fils. Alors, tant pis pour le retard, l’eau qui coule ou les légumes qui crament. Je prends 5 min pour lui demander pardon, lui expliquer pourquoi je suis comme ça, lui dire que je l’aime et lui faire un gros câlin. Je suis sûre qu’il ne comprend pas tout, mais l’essentiel oui : même si je crie, je suis là pour toi. Et je suis sûre que Poupette l’a compris aussi. C’est le principal, non ?!

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    • Oh mais Camomille, c’est justement ce que je regrette : ne pas avoir réussi à réaliser à temps qu’il fallait que je mette sur « Pause » pendant un instant, et que je me concentre sur l’essentiel. 😦
      Il m’a fallu plusieurs heures avant de faire baisser la pression. C’est aussi pour ça que je m’interroge sur ce qu’en a retenu ma fille. Et je ne sais pas comment lui en reparler, ou même si c’est nécessaire ?

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      • Reparler d’un incident qui a eu lieu hier matin, je ne pense pas que ce soit vraiment la peine. Prends du temps pour ta fille ce soir. Dis lui que tu l’aimes. Je ne pense pas qu’il faille beaucoup plus. Et la prochaine fois que ça dérape, tu sauras quoi faire. ca fait partie de l’expérience parent 🙂
        Tu peux aussi essayer de trouver un livre sur les émotions. Pour lui expliquer le triste / fâché / content… Je pense que c’est un super investissement pour la suite. Au plus tôt nos enfants comprennent que
        1) Il existe plein d’émotions différentes
        2) Maman peut ressentir une émotion différente de Papa, et encore différente pour Poupette
        Au plus tôt la communication est facile.

        Allez, cesse de ruminer, et prépare une petite activité pour Poupette ce soir (cuisine, peinture…) elle sera ravie et ça t’aidera à déculpabiliser 🙂

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        • Mille mercis, Camomille, pour tes conseils.
          Tu as bien raison, ça sert à rien de ruminer. Tout comme je pense aussi que ce ne sera pas très utile d’en reparler après autant de temps (à son échelle, il s’est déjà passé une éternité depuis hier matin !).
          Et oui, je vais essayer de voir ça comme une expérience pour me donner les clés pour mieux faire la prochaine fois.
          Je retiens aussi les conseils sur les livres permettant de parler des émotions car, comme tu le dis, la communication est la clé.
          Merci beaucoup !

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  8. Ca va pas d’ecrire un texte triste comme ca, j’en ai les larmes aux yeux…
    Pour ta fillette, je m’attriste moins que pour toi… C’est toi qui aura traine cette tristesse grise toute la journee… Elle, elle aura peut etre ete bouleversee sur le moment, mais j’ai le sentiment que les enfants ressentent tres bien qu’on peut etre fachee ou stressee, sans qu’ils ne soient personnellement vises ou remis en cause. Mes enfants le ressentent tres bien et commencent meme a savoir poser les questions de « pourquoi ca va pas / qu’est ce qui ne va pas / pourquoi es tu fachee? » (Ils ont 3 et 5 ans).
    Tacitement, si on se fache le matin avant de partir, nous faisons finalement en sorte de nous reconcilier, maintenant… pour nous tous, cette tristesse et cette colere est trop difficile et trop longue a porter sur une journee… Et franchement, maintenant, on se sent tous mieux 🙂

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    • Merci pour tes mots, Maman-Tout-Terrain.
      Tu as raison, j’ai traîné cette grisaille toute la journée, et le fait de ne pas avoir encore eu le temps de m’excuser correctement auprès de Poupette me laisse dans cet état gris et triste pour encore une journée.
      Je vais essayer de réfléchir à ce que tu me dis, que nos enfants comprennent bien que l’on peut être fâché ou stressé sans qu’ils se sentent visés. J’ai tellement peur qu’elle soit encore trop petite pour faire la part des choses ! Je serais rassurée lorsque l’on pourra mettre ensemble des mots sur ces situations.
      Et oui, je vais travailler à me réconcilier pour essayer d’être positive et plein d’énergie ce soir, lorsque je j’irai la retrouver à la crèche ! 🙂
      Merci beaucoup.

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  9. Oh ma p’tite Louna ! Faut pas te mettre dans un état pareil, ça arrive ce genre de situations ! Comme les autres, je pense que Poupette n’en sera pas traumatisée à vie. Et, comme dit avant moi, tu peux bien sûr lui faire un gros câlin, lui demander pardon et jouer un peu plus avec elle. Mais je pense aussi que ce qui rassure beaucoup un enfant c’est de voir que, même si ses parents se sont fâchés, qu’ils se sont vite réconciliés, et donc lui montrer que Mister F et toi êtes toujours amoureux, que vous êtes toujours une famille, et que l’incident du matin n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir pour vous 3.
    Ne t’en veux pas trop de trouver un « bouc émissaire » quand tu es stressée, je suis sure que Mister F te connaît et qu’il sait jongler avec ça ! Je suis un peu comme toi finalement, j’ai tendance à refourguer la faute sur quelqu’un d’autre, mais mon chéri le sait. ça ne l’empêche pas d’être vexé et de me faire la tête mais je sais aussi revenir vers lui et m’excuser et ensuite tout est effacé 🙂
    Aller, courage ! demain ça ira mieux ! (mais c’est vrai qu’en plus ce temps gris et pluvieux ne nous aide pas à être de bonne humeur dès le matin !)

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    • (Oh, ça c’est clair ! J’y repensais ce matin en me levant, en me disant que si le soleil avait brillé, je n’aurais sans doute pas été aussi morose ! Mais là encore, je rejette la faute ! 😉 ).

      Merci de me rassurer, Madame Vélo. Oui, c’est clair, je ne pense pas que ce petit incident va traumatiser ma Poupette à vie. Mais ça va lui montrer mes failles, nos failles, et j’ai tellement envie qu’elle ait une confiance aveugle en moi, en sa famille, pour la protéger de l’extérieur….
      Et oui, ce matin, malgré la course quotidienne, j’ai vraiment fait en sorte qu’elle nous voie apaisés et heureux ensemble.

      PS : je suis soulagée de ne pas être la seule à chercher un bouc émissaire comme ça ! 😉

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  10. Je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires mais je crois que toutes tes lectrices te l’ont déjà dit : ca arrive à tout le monde ce genre de situation, vraiment. Pour moi les moments critiques sont aussi le matin pour les memes raisons que tu invoques ou les repas, ou les jours ou il est malade et ou je dois gerer en plus le stress de m’absenter du boulot… Dans ces moments il m’est déjà arrivé de ne pas etre la maman que je veux etre puis d’écrire un mail à Chat-mille en pleurant pour en parler (c’est a ca qu’elle fait allusion 😉 ).
    Au finale mes petites solutions pour me sentir mieux sont toujours les suivantes : 1. un peu plus tard, lui demander pardon, lui expliquer mon stress, puis lui faire un gros calin (meme s il ne comprend peut etre pas) 2. essayer de mettre a plat les raisons de mon stress (ainsi le matin j ai un peu revu l organisation avec mon mari et depuis ca va beaucoup mieux). 3. relativiser (comme nous y invites si bien notre Chat-mille adorée 😉 ). Voila ca ce sont juste des petits « trucs » comme ca qui m aident a passer a autre chose…

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    • En fait vous êtes mes héroïnes, Louna et toi, je trouve que vous êtes de très très bonnes mères. Vraiment. Présentes, patientes, inventives, et tout. Et c’est pour ça que quand vous avez l’impression de ne pas l’être, moi pour qui c’est presque normal (bon, évidemment, j’exagère un peu, mais c’est quand même régulier qu’on soit à bout avec Choupie), forcément, ma première réaction, c’est de relativiser 😉

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  11. Je connais ses phases ou la pression est tellement lourde que les mots sortent plus vite et déformés qu’il le faudrait. Et je n’ai pas d’enfants pour assister à ça ! Mais c’est quelque chose qui me fait peur. Je suis mauvaise avec la fatigue et le stress je deviens très irritable et le premier à en pâtir c’est mon mari.

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  12. Bonjour Louna,

    J’ai juste envie de te dire d’être plus bienveillante envers toi-même :-). Tu emploie des mots durs pour parler de toi dans cette situation, par exemple « je n’ai pas réussi à protéger ma famille ». Bien sûr on s’en veut quand ce genre de situation arrive, mais je pense qu’elles sont inévitables et font aussi partie de la vie… Je pense que le fait de s’en rendre compte est le plus important, c’est ce qui fait que tu feras plus attention les prochaines fois.
    Après nous ne sommes pas parfaites, il m’arrive de crier quand je suis fatiguée et que mes enfants font n’importe quoi, ensuite je m’en veux mais je leur demande pardon, que maman était fatiguée ou en colère. Et j’essaie de plus en plus de me maîtriser, c’est un long chemin car je me rend compte que je reproduis le comportement de ma maman (qui était super mais qui criait beaucoup).
    Nous ne sommes pas infaillibles et c’est bien aussi pour nos enfants de ne pas avoir des mamans parfaites (car comment arriver à sa hauteur sinon ?) 😉

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    • Merci pour ton petit mot Mariounchka.
      Tu as sans doute raison, un peu de bienveillance ne me ferait pas de mal. Mais j’avoue que j’ai écrit ces mots le soir-même, sans avoir revu ma fille entre temps, et clairement sous le coup de l’émotion. Alors cet article m’a servi de défouloir, et m’a permis de cracher toute cette culpabilité pour retrouver un état d’esprit plus serein. Vos petits mots aussi m’ont bien aidée : de voir que je ne suis pas la seule, de comprendre que c’est comme ça qu’on apprend et que, même si c’est un long chemin comme tu dis, ça me servira pour une (les) prochaine(s) fois.

      Et oui, ce que tu dis est très vrai : montrer nos failles à nos enfants fait aussi partie de la vie et c’est indispensable pour eux de comprendre que leurs parents sont loin d’être parfaits (je me souviens que j’ai eu cette prise de conscience vraiment très tard par rapport à ma mère, mais ça m’a fait un bien fou ! 😉 ).

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  13. Ton article fait écho à une réflexion que j’étais en train de me faire quant à l’éducation de mon fils. Je me rends compte que j’arrive à être ferme que quand je suis énervée. Même quand son père est autoritaire j’ai du mal et je regarde ailleurs (quand je dis ‘autoritaire’ c’est simplement dire ‘non’ quand il fait quelque chose qui pourrait être dangereux, donc quelque chose de tout à fait justifié).
    Moi je pense que c’est important de parfois perdre son calme devant ses enfants ou d’être triste. Ça leur permet d’avoir accès à une gamme importante d’émotions et de voir comment les gérer.
    Quant au fait de se venger sur le papa, je suis un bien mauvais exemple de ce côté là ….

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    • Moi aussi, je suis vraiment nulle pour gronder, et encore plus pour garder mon sérieux quand c’est Mister F. qui s’y colle !
      La seule chose que j’arrive à gérer, c’est quand il y a un réel danger, ou qu’elle fait mal (à moi ou au petit copain de crèche qui passe à sa portée) : là, je sens que c’est tellement important pour moi que j’arrive à me ressaisir.

      Et merci de me rassurer sur le fait de perdre patience : je n’avais jamais envisager ça comme la possibilité de lui montrer mes émotions, et surtout, comme les gérer. Ça me déculpabilise bien, merci ! 🙂

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