Un jour, j’ai eu de nouveaux yeux

sketch-1457566256546Ma mère et moi sortons de chez l’ophtalmo. J’ai neuf ans et je sais que jamais je n’oserai porter mes lunettes en classe. J’entends encore résonner dans ma tête le ricanement de mes petits camarades, au moment où ils ont appris que je devais porter des lunettes.

Voilà le début de ma grande histoire d’amour avec mes yeux.

J’ai tenu trois ans. Trois années à squatter les tous premiers rangs en classe pour pouvoir déchiffrer le tableau malgré ma myopie, trois années à mentir à mes parents, à cacher cette infirmité dont j’avais tellement honte. Trois années à m’abîmer les yeux, surtout.

Heureusement, ma mère a fini par trouver une solution acceptable pour la pré-ado bornée et ridicule que j’étais alors. Au moment de ma rentrée en 5ème, elle se décide à m’emmener chez un nouvel ophtalmo qui me prescrit des lentilles souples.

Je revis littéralement : je n’ai plus honte de mal voir, je n’ai plus peur de me faire démasquée, même si je continue à cacher le fait que je porte des lentilles à mes amis.

L’adolescence se passe, et en arrivant à Paris, au début de ma vie d’adulte, je me mets à ne plus supporter mes lentilles. Heureusement, j’ai mûri et j’accepte bien mieux cette contrainte que 10 ans plus tôt.

Eye test

Pendant quelques années, je me plais à choisir de belles montures qui deviennent de vrais accessoires de mode (merci la super mutuelle !). Mais de loin en loin, l’idée d’en finir une bonne fois pour toute avec cette contrainte me taraude, et je me renseigne régulièrement sur les opérations au laser de la myopie. Le port trop occasionnel de mes lentilles reste contraignant, mais pendant quelques temps, je ne trouve pas le courage d’aller plus loin.

Et puis, une dernière hésitation m’empêche de sauter le pas : pendant la grossesse, les hormones peuvent entraîner une modification de la vision. Lorsque j’en parle à mon ophtalmo, elle me confirme que cela peut arriver. Ma décision est prise : pas d’opération avant un premier enfant ! Après la naissance, si et seulement si ma vue n’a pas été modifiée, j’envisagerais à nouveau d’être opérée des yeux.

Les mois passent, mon ventre s’arrondit et Poupette arrive dans nos vies. Au bout de quelques mois, le verdict tombe : ma vue semble bien stabilisée, et n’a pas bougé, ni pendant la grossesse ni par la suite. Bon, ben il va falloir se jeter à l’eau !


Heureusement, mon merveilleux mari me propose de m’accompagner dans cette effrayante aventure : lui aussi hésite à se faire opérer depuis des années ! Parés de cette belle motivation, nous épluchons les classements des cliniques et hôpitaux qui proposent cette opération. Nous portons notre choix sur l’hôpital militaire Percy, qui se situe pas loin de chez nous.

L’avantage de se faire opérer dans un hôpital, c’est que les tests réalisés en amont de l’opération sont bien plus poussés qu’en clinique. D’ailleurs, ma chirurgienne ayant un doute à l’une des étapes de la procédure, n’a pas hésité à me faire passer des tests sur un appareil habituellement réservé aux pilotes de l’armée, dont la précision est bien plus fine que sur les appareils standards.

Mes analyses au complet, elle me propose deux types d’opération : le LASIK ou le PKR. Les avantages du LASIK sont une récupération immédiate et une douleur très limitée. Au contraire, le PKR nécessite une bonne semaine de convalescence assez douloureuse, mais cette opération est plus stable sur la durée, et est fortement recommandée pour les personnes pratiquant les sports de combats, par exemple. Comme tu ne le sais pas forcément, je suis boxeuse. Je n’imagine pas renoncer à mon sport à vie, donc j’opte naturellement pour la deuxième option.


Le rendez-vous est pris pour début juin : je suis toute excitée, même si l’angoisse m’empêche de dormir sereinement, la veille au soir. En plus, Mister F. ne peut pas me rassurer, puisqu’il est en déplacement à l’étranger. Heureusement que sa maman vient passer quelques jours à la maison, pour pouvoir m’aider à gérer Poupette, pendant ma convalescence.

Le jour J, je me présente à l’hôpital. Une infirmière vient m’expliquer le déroulement de la matinée. Je suis la première patiente, et seule dans la salle d’attente, la pression commence à monter. Je finis par prendre l’anxiolitique que me propose l’infirmière. On me retire mes lunettes, et après m’avoir mis des gouttes anesthésiantes dans les yeux, on me fait entrer dans le bloc opératoire : il fait froid, je me sens perdue et toute nue, sans mes lunettes. J’aperçois des formes floues, des silhouettes masquées. On m’installe sur le billard, et là, ça commence.

Chère lectrice, si tu es un peu sensible, je te conseille de sauter le paragraphe qui suit.

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La première étape consiste à placer un écarteur sur l’oeil à opérer. Ensuite, ma chirurgienne se met à gratter la couche superficielle de ma cornée, qu’on appelle l’épithélium. Cette opération n’est pas douloureuse (bien moins que la pose de l’écarteur !), et je sens un léger chatouillement un peu désagréable. Ensuite, la chirurgienne me demande de me concentrer sur un point lumineux devant moi : il me faut garder les yeux grands ouverts et ne plus bouger. J’avoue que je n’en mène pas large et que je commence à me sentir vraiment apeurée. Enfin, la chirurgienne lance l’opération, et le laser vient faire son travail, c’est-à-dire pratiquer une ablation en fond de cornée pour corriger ma myopie parfaitement mesurée préalablement. A ce moment-là, je sens une odeur de cochon grillé : mais, mais, mais c’est moi qui crame !

En quelques minutes, l’opération est terminée. Je pousse un grand soupir de soulagement, avant de réaliser qu’il faut recommencer tout le processus pour le deuxième oeil : au secours, mais quelle idée !

Quelques minutes plus tard, je suis en salle de repos, au calme. Ma belle-mère vient me récupérer une heure plus tard : je suis encore trop éblouie pour pouvoir être autonome et rentrer seule chez moi. Par contre, les gouttes anesthésiantes font encore effet, et je n’ai pas mal.
En arrivant à la maison, je me mets au lit et dors tout l’après-midi. A mon réveil, la douleur commence à se réveiller, mais reste supportable. Ma belle-mère, ancienne infirmière, est allée m’acheter tout le nécessaire pour faire mes soins. Je dois porter des coques de protection dans mon sommeil, pour m’empêcher de me gratter et de me blesser. En me voyant émerger avec ça sur la tête, ma pauvre petite Poupette a un moment de panique : mais qui est ce monstre, qui émerge de la chambre de ma mamannnnn ?


Les jours suivants, ma convalescence se poursuit normalement. La douleur diminue, je vois de mieux en mieux. Mais 4 jours après l’opération, après m’être endormie avec une légère gêne à l’oeil droit (et avoir fait un aller-retour aux urgences de l’hôpital pour m’entendre dire que ce n’était rien), je me réveille avec une douleur intolérable.
Je devais retourner voir ma chirurgienne pour la visite de contrôle à 14h, mais je ne peux pas attendre jusque là, et Mister F., revenu de sa mission à l’étranger, m’accompagne aux urgences pendant que sa mère s’occupe de gérer Poupette.

Tout au long du trajet, j’angoisse à l’idée que cette complication me laisse des séquelles irréversibles. Mister F. essaie de me rassurer, mais il n’en mène pas large, lui non plus : le hasard du calendrier fait que son chirurgien lui a programmé son opération pour aujourd’hui ! Du coup, il me laisse en salle d’attente, aux urgences, et file au bloc, la boule au ventre.

Le médecin des urgences qui me reçoit n’est visiblement pas qualifié puisqu’il m’examine à peine et finit par me dire qu’il préfère m’envoyer au service d’ophtalmologie. J’y monte, la mort dans l’âme, sachant que je vais attendre au moins 2 ou 3 heures avant de pouvoir être prise en charge. Heureusement, la douleur finit par diminuer, et devenir sourde, lancinante. Je me berce avec France Inter dans les oreilles, m’obligeant à penser à autre chose.

Vers midi, ma chirurgienne peut enfin me recevoir : à la vue de mon oeil douloureux, elle se décompose et s’excuse de ne pas m’avoir prise en urgence plus tôt. Le diagnostic n’est pas trivial, et elle hésite entre deux traitements. Dans le doute, elle décide de me donner le plus fort (un antiviral), en me disant que les conséquences d’une mauvaise prise en charge dans ce cas serait bien plus nocives. Elle me rassure en me disant que si c’est ce qu’elle suppose, l’antiviral devrait faire effet en quelques heures.

En effet, quelques heures après, la douleur commence  s’apaiser doucement. Entre temps, Mister F. et moi sommes rentrés à la maison, et on se retrouve à hiberner dans le noir, tous les deux. Mister F. avait eu la bonne idée de louer des livres audio à la médiathèque, le week-end précédent : bercés au son de la voix ensorcelante du conteur, on s’endort au milieu d’un Fred Vargas.

Les jours suivants, je retourne presque quotidiennement à l’hôpital. Ma convalescence est à nouveau sur la bonne voie, et ma chirurgienne est rassurée. De mon côté, je suis soulagée d’être libérée de la douleur, et je vois de mieux en mieux. Mister F., quant à lui, se remet à vitesse grand V, sans aucune complication : heureusement, on a déjà donné !
Ma chirurgienne me laisse partir en vacances, complètement rassérénée quant à ma convalescence. Je poursuis le traitement pendant tout l’été, afin d’éviter une rechute. Mais je vois parfaitement, je n’ai pas mal, et la sensibilité à la lumière, conséquence naturelle de ce genre d’opération, disparaît rapidement. Je suis sur la bonne voie !


Ça va maintenant faire un an que j’ai été opérée. Les quelques jours qui ont suivi l’opération ont été vraiment difficiles à vivre : entre la douleur et l’incertitude concernant les conséquences de ma complication, je regrettais vraiment d’avoir tenté cette opération purement esthétique.
Mais avec le recul, je me dis que ces 4 ou 5 jours de douleur et d’angoisse ne sont pas si chers payés, par rapport au confort de ma vie quotidienne depuis que je suis libérée de mes lunettes !

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14 réflexions sur “Un jour, j’ai eu de nouveaux yeux

  1. Je suis myope mais à priori beaucoup moins que toi ! Et c’est bon, ton paragraphe m’a convaincu … Jamais je ne me ferais opérer !!! Lol !!! Mais bon je ne mets mes lunettes que chez moi et au bureau donc c’est pas une grande gêne pour moi. En plus mon mari m’adore avec mes lunettes !!! Moi beaucoup moins, ce qui fait que je n’ai aucune photo.

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    • Tant mieux si tes lunettes ne te gênent pas pour vivre au quotidien. Effectivement, j’étais beaucoup plus myope, moi : impossible de sortir sans lunettes !
      Et c’est trop drôle, ton mari qui t’adore avec des lunettes : du coup, j’ai bien envie de te voir avec, moi ! 😉
      Sinon, j’espère ne pas t’avoir écœurée : j’ai préféré être honnête, parce que c’est vrai que c’est un mauvais moment à passer (même sans complication !), mais je ne voulais en aucun cas dégoûter de potentiels candidats à l’opération !

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  2. Moi je fais partie de celles qui ont sauté le paragraphe 😉 . C´est adorable d´avoir prévenu car je suis très sensible et un récit de ce genre (enfin de ce que j´imagine puisque je ne l´ai pas lu 😉 ) peut me traumatiser pour plusieurs jours ! Bref tu imagines que dans ces conditions je n´envisage pas l´opération mais j´admire ceux qui sautent le pas ! Cela dit je supporte bien mes lentilles et mes lunettes aussi au fond donc ca va 😉 .

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    • Oh ben y a pas de quoi ! Je sais bien que ça peut être particulièrement désagréable de lire ou d’entendre ce genre de choses : je ne me suis jamais remise des récits d’accouchement que ma soeur et ma belle-soeur prenaient un malin plaisir à me raconter alors que mon ventre s’arrondissait….! 😉
      Si tu supportes bien tes lentilles et tes lunettes, tu as bien raison de t’éviter l’opération !

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  3. Beuh… Ma curiosité a été plus forte et j’ai quand même lu le paragraphe maudit… Beuh…
    J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui osent franchir le cap de l’opération, comme toi ! Toucher aux yeux, c’est quand même très délicat et ça demande une bonne dose de courage à mon sens !
    Moi, lunettes à l’âge de 7 ans et lentilles vers 15 ou 16 ans, que je porte tous les jours (mes lunettes ne servent qu’à faire le trajet chambre-salle de bains). J’étais potentiellement intéressée par les opérations mais je suis très myope et un peu astigmate, il est donc très probable que je doive continuer à corriger ma vue même après opération. Pas vraiment d’intérêt donc… Mon mari est dans le même cas et notre fille a une légère déformation de l’oeil dont on ne connaît pas encore les conséquences. La famille Taupe, quoi.
    Vous avez de la chance, Mister F. et toi ! 😉

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    • En toute sincérité, si tu continues à bien supporter tes lentilles, il n’y a pas forcément de raison de sauter le pas. D’autant plus si ton cas est un peu particulier et que tu risques d’avoir tout de même besoin d’une correction.
      J’espère que tout ira bien pour la vue de ta petite Taupe d’amour ?!

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      • Haha « petite taupe d’amour », je crois que je vais adopter ce nouveau surnom au-lieu de Croquette ! C’est a priori une déformation qui touche 25% de la population (une anisocorie physiologique) qui peut se traduire par myopie, hypermétropie, sensibilité à la lumière, etc. donc rien de grave dans l’absolu 😉 pui bon, vu son patrimoine génétique visuel, pas sûre qu’elle y aurait échappé…

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  4. On est passées un peu par les mêmes phases 😉 J’ai appris que j’étais myope à 15 ans (en me rendant compte que je voyais mieux le tableau avec les lunettes d’une copine que j’essayais pour rigoler… avant, c’était normal pour moi de voir flou).

    Mais pendant de longues années, j’ai refusé de porter mes lunettes ailleurs qu’en classe. Du coup, ben à l’extérieur, je voyais que dalle ! Mais que n’aurais-je pas fait pour le physique, hein 😀 C’est finalement à 19 ans que je me suis prise en main, que je me suis dit que j’étais ridicule et que j’ai décidé de garder mes lunettes tout le temps (à l’extérieur, du moins : à l’intérieur, je les mets juste pour regarder la télé). Surtout que j’étais au pair à cette époque et que c’était limite dangereux, de pas voir les enfants dès qu’ils s’éloignaient un peu.

    Et les lentilles, je n’ai sauté le pas qu’à 24 ans, pour mon mariage, mais ça m’a vraiment changé la vie (ça va, je les supporte bien…) ! Parce que même si j’accepte maintenant de les porter, je les déteste quand même, mes lunettes. Alors pour les soirées, les événements importants ou les longues balades, je les mets ! Mais pas non plus au quotidien, parce que c’est quand même moins facile à mettre que des lunettes !

    J’adorerais me faire opérer, mais pour l’instant, je suis pas du tout prête à entamer les démarches ! Alors je reste avec mes lunettes (ça ne me pose pas – plus – trop de problème, si ce n’est que Choupie me les casse tous les quinze jours, dès qu’on a un moment de faiblesse et qu’elle arrive à les atteindre… mon opticien doit connaître mon numéro de téléphone par cœur et ça me désespère 😦 ). Je t’admire d’avoir sauté le pas ! Comme tu le dis, y’a toujours l’angoisse (même si les probabilités son infimes) de perdre la vue ou d’avoir des séquelles irrémédiables… Mais après, la qualité de vie qu’on gagne est sans doute inestimable !

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    • Oh ben alors je ne suis pas la seule folle tellement obsédée par son image pour qui porter des lunettes est si inconcevable ? Ça me rassure ! 🙂
      Quant à te lancer dans l’opération, laisse-toi du temps ! Si tu continues à pouvoir mettre tes lentilles de manière confortable lorsque tu le désires, et que porter tes lunettes le reste du temps ne te bouffe pas trop la vie, il n’y a pas forcément de raisons de se lancer (Choupie va bien finir par grandir et cesser de t’obliger à prendre une carte de fidélité chez l’opticien !). Moi j’ai mis presque 5 ou 6 ans avant de vraiment sauter le pas. Tu verras ! Mais comme tu dis, la qualité de vie est excessivement agréable (se réveiller, le matin, et voir net ! Quel luxe !)

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  5. Bien on a presque la même histoire Louna ! J’ai été diagnostiqué a 12 ans. Tres déprimé j’ai eu mes lentilles a 14 ans. 12 ans plus tard je les porte toujours et les supporte très bien aussi.
    Pareil que toi j’ai attendu l’opération. Mais je ne stabilisais pas. Et quand enfin j’ai stabilisé j’étais enceinte. Et comme je n’ai pas eu le courage de sauté le pas apres la naissance de Princesse je repousse le projet apres le deuz.
    Merci pour les détails ! Moi j’aime bien savoir exactement à quoi m’attendre !

    Aimé par 1 personne

    • Ahah ! Ben je t’en prie ! Moi aussi, je suis plutôt comme toi, à vouloir savoir en détails ce qu’on va me faire. 😉
      En toute sincérité, si tu supportes bien tes lentilles et que ça te va bien comme situation, tu peux très bien rester comme ça. Moi c’est vraiment le fait de devoir revenir à du presque 100% lunettes qui m’a motivée !
      Du coup, te voilà repartie pour l’attente après le deuz (et attention, il faut avoir arrêté l’allaitement depuis plus de 6 mois au moment des premiers examens, histoire que les hormones de grossesse aient bien disparu). Tu me raconteras ! 🙂

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  6. Ouah merci pour cet article ! Si j’avais su on en aurait discuté plus tôt !
    Alors moi je suis ultra myope depuis ma naissance (0,1/10). Diagnostiquée à 3 ans, j’ai eu mes premières lunettes, et apparemment j’ai vu pour la première fois des éléments de paysage que mes parents me montraient depuis longtemps (genre des grands immeubles…). J’ai beaucoup complexé sur mon physique pendant longtemps, et c’est quand j’ai eu des lentilles pour la première fois à 15 ans que je me suis sentie « libre » et que j’ai accepté que je pouvais plaire. Depuis je les portes toujours, sauf quand je ne sors pas de la journée. Mais je n’aime pas sortir en lunettes. ça fait longtemps que je pense à l’opération, mais j’ai toujours pas eu le courage de prendre un premier rendez-vous pour savoir si ça vaudrait le coup (j’ai quand même un risque de finir ma vie aveugle…). Il y a 2 choses qui me freinent : le prix évidemment, et le côté « opération » (qui s’est accentué avec ton récit ! Même si je te remercie, je préfère savoir de quoi il en retourne !). Où avez-vous trouvé les informations pour choisir l’hôpital, le chirurgien, avoir les infos et tout ?
    En tout cas je ne sais pas si j’aurais osé faire les 2 opérations quasi en même temps (Mister F et toi) !! Bravo d’avoir sauté le pas, ça doit être vraiment libérateur une fois que c’est passé.
    Comme toi j’attendais aussi ma grossesse. N’y a t-il pas des risques sur des futures grossesses aussi ?

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    • Oh ben oui, si j’avais su, on en aurait discuté plus tôt (enfin, ces derniers temps, on a déjà du mal à discuter tout court ! :-/).

      Oh la la, tes lunettes ont dû te changer la vie dans ta petite enfance ! C’est une de mes angoisses de ne pas me rendre compte que ma fille ne voit pas bien et de passer à côté de quelque chose qui la gêne dans son quotidien.
      Par contre, je peux tout à fait comprendre qu’en grandissant, ça devienne compliqué : à partir de quel âge tu as eu du mal à supporter tes lunettes ?

      C’est clair qu’avec les énormes progrès techno de ces dernières années, ça vaudrait le coup de te renseigner pour avoir si ta myopie peut être éventuellement corrigée. Ces derniers temps, des progrès sont faits chaque année !

      En ce qui concerne le choix de l’hôpital et de la technique d’opération, nous avons tout simplement consulté les classements nationaux, et il se trouve que 3 des meilleurs établissements se trouvaient près de chez nous (l’avantage de vivre en Île-de-France !).
      Nous avons opté pour un établissement public, plutôt pour des questions de principe à la base, mais nous avons réalisé en comparant notre expérience avec celles de collègues et amis, que les tests exploratoires étaient bien plus poussés dans le public.
      Enfin, nous avons aussi choisi en fonction des délais : à l’hôpital des Quinze-Vingts (grand établissement parisien reconnu en ophtalmo), il y a 10 mois d’attente pour le premier rendez-vous… Autant dire que nous avons opté pour le deuxième hôpital !
      Bref, on a beaucoup lu, beaucoup fouillé, on a demandé autour de nous et comme le discours qu’on avait à l’hôpital nous semblait en parfaite cohérence avec ce que nous avions comme informations par ailleurs, on a foncé ! 🙂

      Enfin, en ce qui concerne les risques lors d’une future grossesse, ma chirurgienne a été très rassurante : les modifications de la vision dues aux hormones de grossesse restent très rares. Du coup, même si on souhaite attendre une première grossesse pour être sûre, on peut partir du principe que si la vue est restée stable une première fois, elle ne changera pas lors d’une grossesse ultérieure.

      N’hésite pas à m’en reparler si tu veux plus de détails ! 🙂

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  7. Pingback: Se recentrer | Miss Lune

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